Lu sur le site de Quartiers libres (extraits) :

L’enregistrement audio qui tourne sur le Net depuis quelques jours et qui met à nu la relation entre Soral et Dieudo vient confirmer ce que nous avons été nombreux à annoncer et à décrire sur le fonctionnement de ces deux entrepreneurs. Malgré leur capacité à raconter les pires âneries, droits dans leurs bottes, les deux compères vont avoir du mal à nous expliquer que c’est un coup du Mossad : « derrière chaque interlocuteur téléphonique, il y a un sioniste » ?

L’écoute de cette bande son téléphonique, où Dieudo dégoise son mépris pour Soral et sa cour, ramène l’union sacrée des deux leaders du « front de la foi » luttant contre Satan et ses légions de francs-maçons pédocriminels et ses hordes de voyous « américano-resalafisés-talmudistes » à ce quelle est concrètement : un simple slogan de vente à destination un public avide de consommer des produits dérivés de la « dissidence ».
On aurait du mal à compter les vidéos qui pullulent sur le Net dans lesquelles les deux compères plastronnent depuis 2005 en se revendiquant héritiers de la « Résistance » tout en jouant sur le registre idéologique et les codes de la kommandantur : « notre honneur s’appelle fidélité ». Les mensonges les plus énormes sont comme les quenelles, ils se dégonflent une fois à découvert.
Retour brutal au réel. « Dieudo et Soral », d’après Dieudo lui-même, n’est ni une amitié sincère, ni un compagnonnage militant. En somme pas une résistance authentique, juste un slogan publicitaire, du marketing.

Aujourd’hui, l’union sacrée y est décrite comme un simple partenariat d’affaires, sans aucune convergence idéologique. […]

Dans cet enregistrement audio pirate, en filigrane, Alain Soral apparaît tel que nous l’avons toujours décrit : bas, vénal, fort avec les faibles et faible avec les forts. En un mot : mesquin. Ce petit lâchage lors d’une conversation téléphonique privée permet à Dieudonné de se mettre à distance maladroitement d’E&R et Soral. C’est malhabile, car il faut avoir une mémoire de poisson rouge pour oublier le rôle joué par le locataire du Théâtre de la Main d’Or dans cette aventure « métapolitique » de l’extrême droite française. Dieudonné a servi la soupe aux fafs lors de ses rencontres avec Jean-Marie Le Pen ou celle avec Serge Ayoub.
Lire la suite ici