Lu sur le site de VISA :

L’extrême-droite, c’est la fin du syndicalisme : Le syndicalisme est né d’un rapport de force entre salarié.es (dominé.es) et un patron (dominant). Pour l’extrême-droite, patron et salarié.es ont des intérêts communs dans l’entreprise, mais aussi dans le soutien à l’Etat, au pays, à la Nation, au dogme, à la religion, au chef. Certains groupes d’extrême-droite amalgament leur refus de la « mondialisation néo libérale » et celui de l’existence de la lutte de classe.

L’extrême-droite divise les salarié.es et la population

Tout le discours repose sur un basique « eux » et « nous ». La désignation de boucs émissaires étrangers au groupe comme cause de déclin, de l’unité et du fonctionnement du groupe « majoritaire ». on y retrouve le racisme, le sexisme, l homophobie, l antisémitisme…. Groupe contre groupe alors que tout n’est pas si simple. L’extrême droite ne cherche qu’un bouc émissaire responsable de tout ce qui ne va pas.

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L extrême-droite n’est pas « anti-système »

L’extrême-droite réécrit une histoire du pays et/ou de la Nation fantasmée, d’où une propagande galopante complotiste ( nouveaux mots, « les médias nous mentent », « c était mieux avant »…). Elle milite pour un repli de l’éducation et de l’enseignement selon des critères réactionnaires : On croit en des lois intangibles ; à un pays éternel, une religion.

L’extrême-droite n’est pas « le premier parti des chômeurs.es et des précaires »

C’est l’abstention, comme l’ont prouvée les différentes élections. Son discours, lorsqu’elle parle « des précaires » n’est que pour les opposer aux réfugiés et aux migrants. Dans la réalité, les pratiques de l’extrême-droite, c’est la fermeture du Secours Populaire comme à Hayange et à Hénin-Beaumont. Ses militant.es sont absent.es du secteur associatif solidaires et des actions humanitaires.

L’extrême-droite, c’est « le régime de la Peur »

Une éloge du nationalisme dont découle naturellement une glorification des valeurs martiales, de l’armée. Une obsession de la sécurité nationale envers les ennemis extérieurs mais aussi intérieurs, d’où une obsession sur le sujet de la criminalité .Primauté de la police sur la justice (discours sécuritaire), mieux à même de faire « justice » que les lois et les juges.

L’extrême-droite, c’est le « culte du chef »

L’extrême-droite est dirigé par un chef. « Celui-ci sait ». Il sait « les désirs de son peuple » puisqu’il représente le « pays réel » contre les élites. L’expression de « pays réel » est née en 1900 sous la plume de Charles Maurras (Action française). Suivant le degré de fanatisme de la population et l’idéologie du parti d’extrême droite, il mettra en place un style de gouvernement pouvant aller du type autoritaire à la pire dictature totalitaire.

L’extrême-droite, c’est « le mépris pour les sciences, les intellectuels et les arts »

Pour les adeptes de la pensée d’extrême droite, les sciences et les arts sont les émanations vivantes du « système », les intellectuels leurs gardiens du temple. C’est pourquoi chaque dictature d’extrême-droite tend à créer « sa » propre science, à contrôler les intellectuels, voire à les réprimer, et à créer son art « revivifié ».