Si le Front National tente par tous les moyens de changer son image, il y a un département où le travail semble plus compliqué qu’ailleurs, la Seine et Marne. On passera sur les initiatives locales délirantes (comme la mise en chantier d’un journal local à Crécy-La-Chapelle alors que le FN n’y présentait aucun candidat lors des dernières municipales) pour s’attarder sur le cas de certains militants.
Il y a d’abord eula sortie très médiatique de Jacques Gérard, élu municipal à Tournan-en-Brie, qui s’était adressé à unconseiller municipal d’origine algérienne en lui déclarant : « des cons comme toi, j’en ai tué plein pendant la guerre ». Le FN avait alors tenté de minimiser l’affaire en plaidant le fait que l’élu frontiste était âgé et que sa santé s’était dégradé récemment. Si le procédé est classique, la manière l’est moins.
Le seconde affaire est apparue le mercredi 14 mai. La fédération Seine et Marne du Front National a été obligée d’intervenir et de mettre à pied Arnaud Lavielle, responsable de la 8ème circonscription de Seine et Marne, pour avoir diffusé et tenu des propos racistes et homophobes en public.

Sans grande surprise Arnaud Lavielle fait partie de l’équipe militante du 77 dans laquelle on retrouve Antoine, militant frontiste dont nous avions déjà parlé Il y a quelques mois. Pour rappel, le garçon qui affiche son soutien à Esteban Morillo le JNR responsable de la mort de Clément Méric, se prenait régulièrement en photos en train de faire une quenelle en hommage à Dieudonné ( et non pour se moquer de Dieudonné comme ont cru le comprendre certains journalistes locaux, mais bon c’est pas facile tous les jours ….).

Photos sur lesquelles on retrouve également Arnaud Lavielle et toute la fine équipe de colleurs du 77. Une section très active sur le terrain puisqu’elle opère sur le 77 et 94, mais également vient donner des coups de main sur d’autres départements de l’Ile-de-France. Les prochaines semaines pourraient s’avérer intéressantes puisque d’autres militants dans le 77 et 94 trimballent quelques casseroles dont le FN version Marine Le Pen se serait bien passé.

Antoine, Arnaud Lavielle, Stéphane Bolâtre                                  

Antoine et Arndaud Lavielle à droite