Génération anti-identitaire

À travers sa "nouvelle" campagne sur le thème de l’autodéfense, Génération identitaire veut singer l’Aube dorée en jouant les anges-gardiens : comme leurs homologues grecs, c’est avant tout un coup médiatique, histoire de faire parler d’eux et de se mettre en scène à travers des vidéos qui ne devraient pas tarder à fleurir sur Youtube, et ils peuvent malheureusement compter sur l’assistance faussement naïve des médias pour leur servir la soupe.
Mais c’est aussi une façon de tenter de redorer le blason d’une extrême droite qui ces derniers mois a surtout fait parler d’elle par ses agressions et sa violence. Au-delà de l’effet d’annonce (la campagne "anti-racaille" n’est pas une nouveauté), les Identitaires tentent comme à leur habitude de jouer sur les tensions sociales pour intoxiquer les plus jeunes. Ils essayent d’une part de faire croire que l’insécurité se résorbe par des rondes, alors que l’insécurité n’est pas un problème policier, sinon il serait réglé depuis longtemps par toutes les mesures répressives qui se sont accumulées au fil des ans : c’est un problème avant tout économique et social, face auquel les Identitaires n’ont rien à dire, à part monter les pauvres les uns contre les autres au nom d’une identité factice qui se moquent bien des intérêts de classe.
D’autre part, les Identitaires construisent leurs discours sur une fracture ethnique, oubliant que la violence dans les quartiers populaires visent tous ses habitants sans distinction d’origine, à l’exception de la violence policière qui elle est quasi-exclusivement dirigée contre celles et ceux qui portent sur leur visage leur origine étrangère.
N’oublions pas que l’extrême droite est elle-même facteur de désordre et de peur : à nous de réagir pour que les Identitaires se sentent en insécurité partout où ils se trouvent !