Suisse : Olivier Kunz de Morat, un néonazi discret

23 juin 2020 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Le site suisse romand d’informations et de luttes sociales Renversé a publié une traduction de l’article “Der unscheinbare Neonazi aus Murten – von losgesagt kann keine Rede sein” publié le 2 juin 2020 sur antifa.ch à propos du néo-nazi Olivier Kunz de Morat. Ce personnage nous a semblé intéressant pour un public français, car il est en lien avec le néonazi français Tomasz Szkatulski, dont nous avons déjà parlé ici. 

Le néo-nazi suisse Olivier Kunz, qui est entré très tôt dans la scène d’extrême droite, a toujours prétendu s’être réformé et s’être éloigné de ces cercles. Alors que le calme régnait effectivement en Romandie pendant quelques années, sa véritable nature s’est à nouveau manifestée ces dernières années.

Szkatulski, Schiffner et Kunz à Bâle

Le néo-nazi et artiste martial français Tomasz Szkatulski de Pride France a annoncé sur le site de sa boutique en ligne 2yt4u un événement d’arts martiaux en Suisse prévu le 6 juin 2020. Jusqu’à 300 néo-nazis de Suisse et de l’étranger devaient y participer, selon une estimation de “Runter von der Matte”. La région “entre Bâle et Zürich” a été désignée comme lieu de réunion. Le groupe de hardcore germano-autrichien NS “Terrorsphära” et le duo russe de straight edge “Sober Charge” devaient assurer le volet musical. Dans leur analyse, “Runter von der Matte” indique que “Szkatulski assume actuellement exactement la même fonction que le hooligan néo-nazi russe Denis”Nikitin“Kapustin a assumée jusqu’à l’année dernière : mettre en réseau la scène militante européenne d’arts martiaux néo-nazis” [1]. En raison de la situation actuelle due au nouveau Coronavirus, l’événement est maintenant reporté d’un an, au 5 juin 2021.

Déjà en juin 2017, Pride France a organisé un événement similaire dans la région d’Annecy (FR). À cette époque également, un grand nombre de néo-nazis suisses ont participé à l’événement [2]. Olivier Kunz y a joué un rôle non négligeable en tant que traducteur. Outre sa langue maternelle, le français, il parle l’allemand presque parfaitement et a pu assurer la médiation linguistique entre le camp allemand et le camp français.

Portrait complet d’Olivier Kunz à lire ici

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