Rassemblement national : le bilan de la semaine #2

2 mars 2020 1 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Petit récapitulatif de l’actualité du Rassemblement national la semaine dernière  : n’hésitez pas à compléter dans les commentaires ce qu’on aurait pu oublier !

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Élections municipales 2020

• Le Rassemblement national a présenté une centaine de liste de moins que le Front national en 2014, qui avait alors déposé 597 listes. Cette défection est particulièrement criante en Île-de-France (dans l’Essonne, seulement une liste contre 15 en 2014 ; dans les Yvelines, 4 au lieu de 16 ; en Seine-Saint-Denis, 2 au lieu de 9…) mais aussi dans des départements où le RN fait des scores élevés aux élections nationales, comme la Franche-Comté, où le RN n’a pu présenter que X listes. En Charente, pas de liste RN ni à Angoulême, ni à Asnières sur-Seine ; pas de liste non plus à Limoges, Lisieux, Belfort, Challans… Difficile pour le RN de jouer les victimes et de crier à la “diabolisation” : cela montre simplement que le RN n’est pas un parti pour lequel on s’engage, mais un simple réceptacle de frustrations (ce qui ne le rend pas moins dangereux pour autant…).

• À Belfort, la candidate RN n’aurait de toute façon pas pu voter pour elle-même : elle a tout simplement été radiée des listes électorales, car elle a oublié de mettre son nom sur la boîte aux lettres de l’appartement qu’elle loue depuis le 1er décembre sur la commune (elle réside habituellement dans le Doubs). Furieuse, elle dénonce des « méthodes fascisantes » : c’es quand même un peu l’hôpital qui se moque de la charité !

• À Libourne une liste RN est emmenée par le conseiller régional Gonzague Malherbe du Rassemblement national, qui essaie de faire du ménage sur sa liste. En effet, le n° 5 de la liste, Lionel Berton, avait tenu sur Facebook des propos qui faisaient tâche pour un parti qui veut être respectable : “Maintenant stop !! Faut s’organiser et faire des groupes de milices … s’armer et lutter contre les étrangers.. Moi je suis prêt !! Et vous ????“.

• À Narbonne, Julien Sanchez, maire de Beaucaire, croit en la victoire de “Monsieur Scoumoune” : c’est ainsi que se surnomme lui-même Jean-François Daraud, qui doit ce sobriquet à sa poisse devenue légendaire. Des dizaines d’accidents qui lui font passer deux mille jours à l’hôpital, trois comas, il faut reconnaitre que le monsieur n’a vraiment pas de chance. Si on est un tant soit peu superstitieux, il serait irresponsable de voter pour lui…

Le RN et ses amis

• Une enquête minutieuse du compte twitter @Primeralinea (qui avait déjà proposé des éclairages intéressants sur le collectif Némésis et le Bastion social) a révélé une certaine proximité entre la tête de liste du RN à Nantes, Eléonore Revel et les petites frappes néonazies d’Arsouille Naoned. Le RN dément, bien entendu, mais les faits sont têtus…

• Plus sagement, à Elbeuf, Nicolas Bay (qui a lui-même par le passé conseiller municipal de cette ville) est venu apporter son soutien à Marie Durand, tête de la liste Agir pour Elbeuf et militante à Debout la France. Il est vrai que l’une des priorités de la candidate est de supprimer la subvention municipale de 350 euros à SOS Racisme…

Résistance anti-FN

• À Lens, une manifestation était annoncée samedi 29 février contre la venue de Marine Le Pen, mais la préfecture en a décidé autrement, interdisant tout rassemblement ou manifestation antifascistes ! Quant l’État macroniste et le RN font front commun, les antifas s’organisent, et ont courageusement bravé l’interdit préfectoral.

• Dans le Nord toujours, cette fois à Bruay, un collaborateur du député RN Ludovic Pajot a été entarté mardi après-midi à la permanence de l’élu. Une assiette pleine de chantilly dans la tronche, c’est un moindre mal comparé à ce que le RN promet en cas de victoire électorale

Vie interne

• Marine Le Pen en aurait-elle assez de conduire le bateau ivre du RN ? Toujours est-il qu’elle a annoncé qu’il serait possible qu’elle abandonne la direction de son parti, au moins le temps de la campagne pour l’élection présidentielle, pour laquelle elle est d’ors et déjà  candidate. Une façon comme une autre de couper l’herbe sous le pied à toute tentative de candidature dissidente, tout en prenant de la distance avec les crises qui traversent le parti, qu’il s’agisse de ses déboires financiers ou de la faiblesse de son appareil militant.

La Horde

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