Hervé Novelli, un retraité au passé trouble

3 février 2020 1 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Lu sur la Rotative :

Plusieurs médias locaux nous ont pondu des articles sur la retraite politique d’Hervé Novelli, maire de Richelieu [1]. Si les journalistes ont fait part de l’émotion de l’élu au moment de passer la main, ils ont fait l’impasse sur une bonne partie de sa carrière politique dans les rangs de l’extrême-droite nationaliste.

Avant de devenir le « sympathique » petit maire de Richelieu qui a fait prospérer l’entreprise familiale, Novelli a largement contribué à l’histoire de l’extrême-droite française.

Membre de la Fédération des étudiants nationalistes (1962-1964) puis d’Occident (1964-1968), il créé, avec d’autres membres de ce groupe, dont Alain Robert, le mouvement Union Droit en décembre 1968, qui deviendra le GUD, puis Ordre nouveau (1969-1973). Il poursuit ensuite au Front national (1973-1974, titulaire de la carte de membre numéro 25249) et enfin au Parti des forces nouvelles (1974-1981).

Au début des années 1980, avec d’autres cadres du PFN, il rejoint le Centre national des indépendants et paysans, puis l’Union pour la démocratie française (UDF). Après la défaite de la droite aux élections de 1988, Hervé Novelli et Alain Madelin fondent l’Institut Euro 92, qui a pour vocation de préparer l’entrée des entreprises françaises dans le Marché unique européen, et dont Hervé Novelli deviendra le secrétaire général.

En 2005, il déclarait au Monde qu’il se retrouvait toujours dans l’idéologie d’Occident : « Je n’ai pas un regret. Occident était un engagement anticommuniste dans lequel je me reconnais toujours » [2]

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