Cartographie de l’extrême droite française : version janvier 2019

17 janvier 2019 62 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Voici la neuvième version de notre cartographie de l’extrême droite française, que nous présentons dans toute sa diversité depuis bientôt huit ans sous la forme d’un schéma régulièrement mis à jour  : des mouvements ou personnalités qui avaient été oublié.e.s y apparaissent désormais, ainsi que de nouveaux regroupements qu’on espère éclairants pour qui s’intéresse à cette partie du spectre politique hexagonal, et souhaite en comprendre les différentes tendances et orientations.

Cliquez pour agrandir

Comme on peut le remarquer, si l’on compare ce schéma aux versions précédentes (celles de 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 ou 2018), de plus en plus de personnalités et de moins en moins de groupes ou mouvements constituent aujourd’hui ce qu’on peut qualifier d’extrême droite (pour une tentative de définition de ce concept flottant, voici ce qu’on en pense ici). Cet état de fait sont le signe d’une part que l’extrême droite, comme les autres tendances politiques, n’est pas épargnée par la crise du militantisme, et qu’elle est de plus en plus polarisée autour d’individus qui souvent ne représentent pourtant qu’eux-mêmes. Alors que nous avions, dans les premières versions, privilégié les groupes ayant une activité de rue, délaissant ainsi des mouvements pourtant importants (comme la Nouvelle Droite, désormais présente), force est de constater également que le militantisme virtuel est aujourd’hui prédominant dans le paysage de l’extrême droite, et qu’il nous faut bien en tenir compte.

Globalement, la nébuleuse d’extrême droite en France peut se diviser en quatre grandes “familles” (à ce propos, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à notre jeu des sept familles) : les “électoralistes” qui jouent le jeu parlementaire et se présentent aux élections, qu’on peut opposer aux “activistes” qui eux font plutôt de l’agitation extra-parlementaire, pour certains en recourant à la violence ; les “réactionnaires”, qui se distinguent en général plus par leurs prises de position que par leur actions concrètes, et qui historiquement constitue la principale tendance de l’extrême droite en France ; et enfin, faute de mieux, une famille “médias” qui regroupe non seulement les moyens de communication au service de la propagande d’extrême droite, mais aussi celles et ceux qui en forgent les concepts, ou qui les popularisent d’une façon ou d’une autre. Des zones hachurées permettent de placer les groupes ou personnalités qu’on pourrait placer dans deux familles à la fois (comme par exemple des médias réactionnaires).

Nous nous sommes également efforcés, lorsque cela était possible, de dégager des tendances au sein de ces familles, et d’une famille à l’autre : celles et ceux qui militent pour l’union des droites, celles et ceux qui au contraire se positionnent comme “ni de droite, ni de gauche”, les think tanks… Pour des raisons de lisibilité et également de contrainte physique, certains groupes ou personnalités n’ont pu être associés à ces regroupements, alors qu’il aurait fallu le faire. Ainsi, le SIEL est certainement l’un des pionniers dans l’effort d’unifier les droites, ou du moins de faire tomber ce qui sépare la droite dite “républicaine” de l’extrême droite ; mais il n’était pas possible de le rendre lisible sur le schéma, d’autant que le SIEL est davantage aujourd’hui préoccupé par la question migratoire depuis son rapprochement avec Renaud Camus, comme le montre le mot d’ordre de “la ligne claire”, la liste qu’il présentera aux prochaines élections européennes.

Nous avons également essayé d’indiquer, quand cela était possible, un lien indiquant l’origine politique de certains militants, pour mettre en valeur les passerelles qui existent d’une structure à l’autre, ou bien les scissions qui ont pu se produire. Mais toutes n’apparaissent pas sur le schéma : ainsi, Richard Roudier était un militant de la première heure des Identitaires, avant de créer sa propre structure, la Ligue du Midi. De la même façon, nous avons, par un petit logo, indiqué l’islamophobie ou l’antisémitisme de certain.es, ce qui ne signifie pas que les autres groupes ou individus ne sont aucunement islamophobes ou antisémites, mais que ces racismes ne sont pas, selon nous, centraux dans leur propagande ou leurs actions.

Présentation des différentes familles et regroupements

En complément du schéma, voici une présentation plus détaillée des éléments qui le composent, avec, aussi souvent que cela était possible, des liens pour en savoir plus.

LES PARTISANS DE L’UNION DES DROITES

 

Une partie de la droite conservatrice s’est lancée depuis longtemps dans une course à l’échalote avec l’extrême droite sur les questions liées à la sécurité, à l’immigration et à « l’identité française ». Depuis l’arrivée à sa tête de Laurent Wauquiez, le parti les Républicains a pris un virage à droite encore plus net, appuyé par le travail en son sein de différents courants et autres think tanks qui opèrent une politique de la main tendue en direction des formations «souverainistes».

Le « souverainisme » est un cache-sexe du nationalisme qui s’est construit en opposition à l’Union européenne dans les années 1990. De nombreuses formations de ce courant, tel le Rassemblement pour le France de Christian Vanneste, tentent chacune de leur côté de fédérer les autres soit autour d’elle, comme Debout la France et son président Nicolas Dupont-Aignan, soit en lançant des appels à l’unité, comme l’appel d’Angers en avril 2018 à l’initiative des époux Ménard. Certains ont soutenu Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2017, comme le CNIP, mais sans donner suite à des accords électoraux.

Si certains, comme Thierry Mariani, passé des Républicains au Rassemblement national, ou l’ex-FN Jacques Bompard, dont la Ligue du Sud a été créée en 2005 avec les Identitaires et des anciens du FN, sont de vieux briscards, la nouvelle génération n’est pas en reste, comme Eric Tegnèr, candidat malheureux à la présidence des Jeunes républicains, qui appelle avec son collectif Racine d’Avenir à ne pas avoir d’ennemis à droite.

Mais parmi les souverainistes, d’autres refusent l’étiquette « de droite », et se déclarent « ni de droite ni de gauche », comme les Patriotes de Florian Philippot, qui rêvent d’un « souverainisme des deux rives », le nationalisme de gauche étant lui aussi une réalité, jusqu’à proposer un rapprochement avec la France insoumise. Enfin, d’autres, comme l’UPR de François Asselineau, pimentent leur souverainisme d’une dose de complotisme, et s’amuse à brouiller les cartes en profitant du confusionnisme ambiant.

LE RASSEMBLEMENT NATIONAL (ex-FN)

Fondé en 1972 entre autres par les néofascistes d’Ordre nouveau, le Front National (FN) rassemblait au début des années 1980 différents courants de l’extrême droite, des plus traditionnels aux plus radicaux, sous l’autorité de son président Jean-Marie Le Pen. La scission de 1998 a affaibli le parti durant plusieurs années, jusqu’en 2011 où Marine Le Pen a succédé à son père avec la volonté affichée de s’affranchir du folklore nationaliste. De 2011 à 2017, le FN a sous sa présidence joué les équilibristes entre une ligne nationale-républicaine incarnée par Florian Philippot, et un courant national-conservateur menée par Marion Maréchal. Ce «nouveau» FN a permis à des personnalités comme Robert Ménard de profiter du FN sans s’engager à ses côtés, et à des radicaux comme Philippe Vardon, l’ex-leader des Identitaires, de s’inviter dans un FN prétendument normalisé (d’autant qu’on trouve, au plus près de Marine Le Pen, des anciens du GUD comme Axel Loustau ou Frédéric Chatillon qui n’ont rien renié de leurs engagements de jeunesse). Arrivée au second tour de l’élection présidentielle de mai 2017, Marine Le Pen a déçu les attentes de son camp et le FN a connu depuis un an des troubles internes, avec le départ de Marion Maréchal, qui a fondé depuis une école pour former de futurs cadres nationalistes l’ISSEP, et celui de Philippot, parti créer son propre mouvement, les Patriotes. Lors de son congrès de refondation, le FN a changé de nom pour devenir le Rassemblement national.

Les néo-réactionnaires

Collectif réactionnaire soutenu par la droite catholique, la Manif pour Tous (LMPT) a organisé en 2012-2013 des manifestations massives contre le projet de loi sur le mariage homosexuel et pour la défense de la famille traditionnelle, ses militants étant invités à faire de l’entrisme. Si LMPT semble s’être essoufflé, d’autres structures, plus discrètes, comme l’Avant-Garde, cherchent toujours à rassembler diverses tendances conservatrices pour faire du lobbying.

Elles peuvent compter sur des sites ou des revues, comme Causeur ou L’Incorrect, et sur des chroniqueurs comme Eric Zemmour ou Charlotte d’Ornellas, ou politique comme Jean-Frédéric Poisson, président du Parti Chrétien Démocrate, qui n’hésite pas à afficher ses positions anti-avortement. Dans ce courant, on trouve des personnalités assez influentes, comme Patrick Buisson, homme de médias et conseiller politique.

Les catholiques traditionnalistes

Les réseaux catholiques traditionnalistes sont denses, disposent de médias (tels le journal Présent, seul quotidien nationaliste, ou Radio Courtoisie) et même d’une association contre la «christianophobie» et le «racisme anti-blanc», l’Agrif.

Avec comme mot d’ordre «Dieu, Famille, Patrie», Civitas en est la principale organisation d’agitation politique. Animé par Alain Escada, Civitas est un parti politique voulant imposé sa foi à toute la société, à travers un discours ouvertement islamophobe et plus discrètement antisémite.

La lutte contre l’IVG est l’un des principaux combats politiques des cathos tradis : les Marches pour la vie organisées chaque année rassemblent plusieurs milliers de personnes. Si les petits groupes qui prient devant les cliniques rassemblent des personnes âgées, comme leur doyen Xavier Dor, des jeunes sont aussi investis dans cette lutte, à l’instar des Survivants, apparus en 2016. La Fondation Lejeune, qui existe depuis 1996, associe un travail de recherche scientifique sur les maladies génétiques, et un engagement militant contre l’avortement.

Les groupuscules activistes

Né à la fin du XIXe siècle, l’Action française (AF) est le plus vieux mouvement nationaliste en activité. Mouvement royaliste autrefois école de formation d’extrême droite, l’AF organise toujours des rassemblements ou des débats, mais aussi des actions « coup de poing », attirant à lui une nouvelle génération de militants. À noter à ce propos qu’une fracture générationnelle sépare les anciens restés fidèles à l’antisémitisme historique du mouvement et à la nostalgie vichyste, des jeunes qui, tout en se référant toujours plus ou moins à Maurras, veulent dépoussiérer l’AF pour la rendre plus « sexy ».

Les Identitaires tentent depuis leur création en 2002 de se démarquer de l’extrême droite traditionnelle. Sans référence idéologique, ils ont misé sur la communication et Internet. Génération identitaire, sa structure jeune, est ainsi mise en avant pour faire le buzz. Mais les Identitaires ne sont pas arrivés à se créer un espace politique distinct, et ne survivent que grâce au dynamisme de ses homologues autrichiens ou italiens. Par ailleurs, plusieurs de ses cadres mènent en parallèle une carrière au sein du Rassemblement national.

Le GUD, un mouvement étudiant d’inspiration nationaliste-révolutionnaire apparu à la fin des années 1960, est devenu en mai 2017 le Bastion social, une pâle imitation de la Casapound italienne. En occupant à Lyon durant deux semaines un lieu où il prétendait aider les « Français de souche », le Bastion Social s’est fait de la publicité sans véritablement n’aider personne. Depuis, d’autres lieux se sont ouverts sous ce nom, mais pas toujours avec succès et souvent sous la pression d’antifascistes, certains ayant même déjà fermé leurs portes. À Paris, le GUD s’est refait une jeunesse en se rapprochant des ultras venus du stade, avec la formation d’un groupe informel, les Zouaves, rassemblant des gudards mais aussi des militants de l’Action française ou des Identitaires.

Pour ce qui est des skinheads d’extrême droite, qui restent bien souvent l’image du militant d’extrême droite dans l’imaginaire collectif, il n’existe pas d’organisation les fédérant, mais plutôt des bandes informelles locales, parfois violentes. Depuis la dissolution en 2013 des JNR et de Troisième Voie de Serge Ayoub (qui s’est recyclé en fondant un club de bikers), les skins d’extrême droite se sont éparpillés dans la nature, malgré des tenatives comme la Division nationaliste révoultionnaire (DNR). Pour les distraire, certains comme Pride France (qui organise des tournois clandestins de combat libre) ou d’autres organisent des concerts néonazis, dont l’objectif est cependant autant mercantile que véritablement militant.

Les nostalgiques

Plusieurs formations tentent de maintenir la flamme du Front national des années 1980. Ironie de l’histoire, Jean-Marie Le Pen, fondateur et président du FN pendant 40 ans a été depuis 2015 mis au ban du parti par sa propre fille : à près de 90 ans, difficile de lui donner un avenir politique, mais son charisme lui permet de jouer les vedettes au sein de l’extrême droite radicale.

Fondé en 2009 par Carl Lang, ancien n°2 du FN, le Parti de la France, c’est-à-dire une structure institutionnelle regroupant toutes les tendances de la mouvance nationaliste, y compris les plus radicales. Ses résultats électoraux restent insignifiants, et sa composition militante, allant de notables d’extrême droite aux skinheads, a tout de l’auberge espagnole. Synthèse Nationale (SN) est une revue dirigée par Roland Hélie, dont la ligne éditoriale est « pas d’ennemi à l’extrême droite ». Tous les ans, SN organise une « Journée nationale et identitaire », qui regroupe entre autres has been, Jean Marie Le Pen, Alain Escada, Carl Lang, Richard Roudier et sa Ligue du Midi et Serge Ayoub…

D’autres groupuscules encore plus confidentiels se revendiquent ouvertement du fascisme historique. C’est le cas du Parti Nationaliste Français (PNF) qui s’inscrit dans la continuité de l’Œuvre française dissoute en 2013, proche des nostalgiques de Vichy ou de l’Algérie française. Il est aujourd’hui quasiment inexistant. Dans la même veine, on peut également par charité citer la Dissidence française de Vincent Vauclin, ou des personnalité comme Hervé Ryssen, antisémite revendiqué, qui, en s’associant au PNF, tente de vaincre leur isolement.

Les outils de propagande

Prétextant une information « plurielle » et la volonté de se démarquer des médias « officiels », des sites locaux comme Breizh Info ou Lengadoc info se sont spécialisés dans les tribunes offertes à l’extrême droite. Loin d’offrir une information honnête, ils ne font que relayer ses contre-vérités racistes et sexistes. Certains sont sans conteste ancrés à l’extrême droite (comme Méridien Zéro ou TV Libertés) tandis que d’autres adoptent une stratégie confusionniste plus ou moins volontaire. À noter que Russia Today ou Sputnik, deux médias pilotés par le gouvernement de Vladimir Poutine, jouent la même partition, en offrant à l’extrême droite une surexposition et en la présentant de façon complaisante.

D’autres sites, comme Riposte laïque ou Égalité & Réconciliation, assurent aussi la diffusion de la propagande d’extrême droite. Ils sont animés par des collectifs dont l’activité, faute de militants, reste cantonnée à internet et l’organisation de débats, malgré une volonté affichée de faire aussi de l’activisme.

Créé en 2007, Riposte laïque exprime son islamophobie obsessionnelle sur son site et offre une tribune à de nombreux militants nationalistes aussi isolés qu’eux. Sur une ligne très proche, on trouve le SIEL de Karim Ouchikh et le Conseil National de la Résistance Européenne de Renaud Camus, le promoteur de la fumeuse théorie du « Grand Remplacement ».

Fondé par Alain Soral également en 2007, Égalité & Réconciliation avait à l’origine comme ambition de regrouper nationalistes de droite et patriotes de gauche. Mais depuis, E&R n’est plus que le fan-club de Soral, qui se caractérise par son antiféminisme et son antisémitisme virulents. Le négationnisme peut en tout cas remercier E&R et Dieudonné qui auront contribué à populariser ses thèses délirantes, défendues par Vincent Reynouard a pu étendre son auditoire.

Cet activisme virtuel, qui consiste principalement à s’inviter les uns les autres pour dire toujours la même chose, peut donner l’illusion d’une communauté soudée : mais l’égocentrisme de ces « stars » éphémères débouche davantage sur des embrouilles et des « clashs » que de véritables projets politiques.
Dans le sillage de Soral, qui a mis le pied à l’étrier à certains d’entre eux mais avec lequel tous sont fâchés ou presque, divers individus, comme Daniel Conversano ou Ismail Ouslimani alias Raptor Dissident, se sont fait un nom sur Internet à travers des vidéos dans lesquelles ils exhibent leurs racisme, leur sexisme ou leur amour du nazisme en toute décontraction. De vieux briscards comme Henri de Lesquen, devenu dans un premier temps malgré lui une icône geek, peuvent parfois faire ainsi un come-back à moindre frais.

Les think tanks

L’extrême droite a bien compris que, pour réhabiliter sa vision inégalitaire du monde et pouvoir à nouveau s’imposer dans le débat public, il lui fallait au moins autant lutter sur le terrain des idées que dans la rue.

Depuis les années 1970, deux groupes de réflexion, le Groupement de Recherche et d’Étude pour la Civilisation Européenne (GRECE) et le Club de l’Horloge (devenu le Carrefour de l’Horloge) vont y travailler, donnant naissance à ce que les observateurs vont appeler la Nouvelle Droite. Alain de Benoist est le principal représentant de ce courant, et le seul à être véritablement un intellectuel. Esprit plutôt libre, il n’est d’aucune chapelle, ce qui lui permet, en particulier à travers la revue Éléments, de brouiller les cartes. En revanche François Bousquet, qui tient la Nouvelle Librairie à Paris, milite pour l’union des droites.

Ancien du GRECE et du Club de l’Horloge, Jean-Yves Le Gallou a lui quitté le FN au moment de la scission, avant de créer en 2003 Polémia, qui prétend faire la promotion de la « réinformation », qui consiste à redonner aux thèses d’extrême droite une certaine visibilité dans l’espace médiatique, en développant en particulier ses propres médias.

La Horde

62 commentaires »

  1. Lola 27 septembre 2019 at 06:22 - Reply

    Il manque des youtubeur (ex: lapin taquin,sofzilog) et chez les catho natio Solveig mineo par exemple il manque aussi des identitaire connu comme Aurelien Verhassel après dans les néo nazi t’a saint claude 88 que je vois ressortir partout sur les forum natio

  2. Mig 25 septembre 2019 at 01:05 - Reply

    Pourquoi MLP n’as pas le droit à son badge islamophobe

    • La Horde 29 septembre 2019 at 08:42 - Reply

      C’est vrai que cela pourrait parfaitement se justifier. Disons qu’on s’est surtout servi de ce marqueur pour faire un peu le tri au sein des groupes extra-parlementaires, mais on va veiller dans une prochaine version à ne pas négliger les partis institutionnels.

  3. Florent 12 septembre 2019 at 20:43 - Reply

    Si vous faites un autre truc du genre, essaye de mettre aussi des logos comme pour les symbole «antisémites» et «anti islam» mais faites le aussi avec des signalisation «anti lgbt» «sexistes» «raciste»…

    • La Horde 19 septembre 2019 at 17:33 - Reply

      Si on a préciser uniquement pour ces deux catégories, c’est que ce sont encore des étiquettes clivantes au sein de l’extrême droite, même si certains les cumulent ! Ce ne serait pas le cas de “sexistes” ou “racistes”, car en définitive, tous le sont.

  4. Adrien 25 août 2019 at 14:45 - Reply

    https://grandfacho.com

    Ce site j’ai des doutes…aurait-il pu être ajouté ? Ou est-ce parodique ?

    • La Horde 27 août 2019 at 09:15 - Reply

      Des sites comme celui-là, qui tentent d’allier propagande antisémite et ton décontracté, il en existe beaucoup. Nous avons fait le choix de ne mettre sur notre carte que les sites les plus connus ; pour une véritable cartographie de la “fachosphère” (ce qui a déjà été fait), une feuille A4 ne suffirait pas !

  5. militant UNEF 4 juin 2019 at 01:07 - Reply

    Il n’y a plus la (t)cocarde ?

    • La Horde 6 juin 2019 at 17:19 - Reply

      Bien vu ! Effectivement, il faudra qu’on pense à la rajouter à la rentrée… Mais ce n’est pas toujours de faire de la place pour tout le monde !

  6. Florent 15 mai 2019 at 19:01 - Reply

    Pour l’instant je n’ai pas le temps mais c’est un projet intéressant à faire. Pour mes recherches j’aurais besoin d’aides, si nous voulons avoir un résultat complet il faut creuser beaucoup car il reste underground, après vous voulais plutôt du niveau national ou international?

  7. Florent 8 mai 2019 at 12:17 - Reply

    Pourquoi vous ne mettez jamais une partis pour les groupes de musique (RAC/NSBM/8CORE…). Car on en a plein comme KPN, In memoriam, Brigande, Baise ma hache…
    Ce sont aussi des objet de propagande nationaliste voir même national socialiste.

    • La Horde 8 mai 2019 at 13:14 - Reply

      Par manque de place, car tu as raison, ce serait nécessaire : ce serait d’ailleurs intéressant de faire une carte avec les groupes de musique d’extrême droite qui existent dans les différents styles. Si ce projet t’intéresse et que tu as le temps et l’envie de t’y associer, fais-nous signe par mail (lahorde@samizdat.net).

  8. Pierre 4 mai 2019 at 01:04 - Reply

    Merci pour ce travail didactiques et ces explications claires et synthétiques.

  9. Ysil 20 février 2019 at 12:33 - Reply

    Bonjour,

    Bravo et merci pour cette carte !

    Personnellement, je m’interroge sur la disparition d’Oser la France, “think tank” des LR présent dans votre carte de mars 2018, et qui m’a l’air de prendre de plus en plus d’importance sur internet et auprès des jeunes militant-e-s (les jeunes de l’école des cadres LR se retrouvent à Oser la France par, exemple).
    Leur président, Julien Aubert, assume clairement des idées d’extrême droite, je cite “Oser la France assume une préférence culturelle (culture française d’origine judéo-chrétienne et greco-latine).”
    (source : https://oserlafrance.fr/2018/11/16/julien-aubert-devoile-les-propositions-doser-la-france-sur-lislam/)
    Leur vice-président est Bernard Carayon, ancien membre du GUD…

    Peut-être que leur visibilité médiatique me parait plus importante qu’elle ne l’est réellement, à cause de leur création plutôt récente.

  10. noureddine 17 février 2019 at 13:39 - Reply

    merci !! super travail ! on y voit plus clair.

  11. Hugo 4 février 2019 at 09:24 - Reply

    Un argument valable pour continuer à placer l’upr à l’extrême droite ?

  12. Aydan 29 janvier 2019 at 18:45 - Reply

    Salut, merci pour cette présentation, qu’est ce que l’ANR…? Et est ce que l’OSRE existe encore?

  13. Chris 28 janvier 2019 at 08:50 - Reply

    Déçu de ne pas voir apparaître les différents orga des gilets jaunes. On apprend pourtant sur la horde que depuis le début les GJ sont des gros fachos. Pas très cohérent tout ça …

    • La Horde 28 janvier 2019 at 17:41 - Reply

      Ta mauvaise foi est consternante : si tu prenais le temps de lire les différents articles que l’on a écrits sur les Gilets jaunes, tu verrais que jamais nous n’avons confondu l’extrême droite et les Gilets jaunes. En revanche, nous avons signalé, dans l’intérêt du mouvement, la présence de militants d’extrême droite en son sein. Ce qui n’est pas du tout la même chose.

  14. John Titot 23 janvier 2019 at 11:22 - Reply

    Bonjour,
    Je rebondis sur Chouard, car comme beaucoup nous sommes déçus de ne pas le voir apparaître dans le graphique.

    Pourquoi ne pas ajouter une partie confusionnisme ?

    Aujourd’hui, pour moi ce sont justement les confusionnistes qui sont les acteurs les plus influents, bien plus d’ailleurs que tous ceux présents sur la cartographie. Et ce au sein du milieu libertaire. Faire du débunkage sur Chouard c’est un travail sans fin, et pendant ce temps, combien de personnes virent dans l’extrême droite grace à ce mec ?

    • La Horde 24 janvier 2019 at 12:59 - Reply

      Le confusionnisme mériterait un schéma à lui tout seul : nous discutions justement récemment avec le documentariste libertaire Yannis Youlountas de l’opportunité de le faire. Mais par définition, les limites en sont assez difficiles à définir, et nous ne voulons pas simplifier ou forcer le trait, car c’est malheureusement parfois un travers de celles et ceux qui dénoncent le confusionnisme, qui le voit partout à l’œuvre. Il faudrait surtout, en amont, s’interroger sur les raisons d’être du confusionnisme, et sur les motivations de celles et ceux qui en font la promotion, et qui peuvent être très divers.

  15. Bagarry Claude 22 janvier 2019 at 14:46 - Reply

    Avez vous fait un travail aussi solide sur les liens
    de ces “groupe” avec les groupes et partis fascistes voire néo-nazis européens et mondiaux ?
    On verrait par exemple la “normalisée” Marine Le Pen frétiller aux raouts de nazis affirmés .

    • La Horde 22 janvier 2019 at 18:52 - Reply

      On a déjà réfléchi à un schéma au niveau de l’Europe, en indiquant les liens de l’extrême droite française avec ses homologues européens, et effectivement cela réserverait quelques surprises. Mais c’est un travail vraiment énorme, mais pour le moment on a jamais réussi à le finaliser. Mais on y travaille !

  16. Fredo 22 janvier 2019 at 12:12 - Reply

    La LDJ n’apparaît pas??

    • La Horde 22 janvier 2019 at 18:49 - Reply

      On a déjà répondu à ce propos : la LDJ a figuré sur le schéma tant qu’elle avait une existence en tant que groupe organisé. Depuis, si des individus en reprennent à l’occasion le drapeau, et même si la LDJ dispose toujours d’un site internet, sa rubrique “actions” reste vide… On a d’ailleurs fait de même avec le Parti Antisioniste, qui lui aussi existe toujours mais sans activité avérée.

  17. Anar 22 janvier 2019 at 12:00 - Reply

    Comme auparavant, il manque les islamistes et islam-traditionnalistes-réactionnaires ainsi que les réactionnaires-jui-f-ve-s ou bouddhistes taoistes fachos etc …

    • La Horde 22 janvier 2019 at 18:51 - Reply

      Notre schéma est un schéma politique : les organisations religieuses n’y figurent que dans la mesure où elles font aussi de la politique. Si tu peux nous donner des exemples équivalents à Civitas mais dans d’autres religions, on est preneur. Il se trouve que, traditionnellement, l’extrême droite française est proches des milieux catholiques traditionalistes, mais cela ne signifie pas évidemment que ses liens se limitent nécessairement à cette religion particulière.

  18. tib 22 janvier 2019 at 01:38 - Reply

    Good job néanmoins quelques remarques :

    Est ce être raciste que d’être islamophobe? Bon, autant pour l’antisémitisme on peut y trouver un vague sens, (si la notion de race existait) (transmission par le sang maternelle), mais pour l’islam(…)? Je ne vois aucun groupe s’attaquant à la religion catholique quand certains ici ne s’en prennent qu’à l’islam ou au sionisme (qui n’est pas de l’antisémitisme) ? Et les groupes qui s’en prennent aux Athés? … Étrange, car il me semble que les intégristes existent dans toutes les religions…

    • La Horde 22 janvier 2019 at 19:36 - Reply

      Bien entendu, les intégristes existent dans toutes les religions, et l’intolérance n’est pas le propre de l’une d’entre elles. Mais, singulièrement, seuls les juifs (il y a 150 ans) et les musulmans (très récemment) ont vu le racisme qui les touche devenir un outil politique, et des groupes militants nationalistes se sont construits autour de l’antisémitisme ou de l’islamophobie. Dans d’autres pays, il existe sûrement des mouvements politico-religieux qui font de même avec les chrétiens, mais ce n’est pas le cas en France, et pour cause.

      • Leo loden 5 août 2019 at 00:55 - Reply

        Qu’en est il donc des catholiques Irlandais a vos yeux? Dans l’histoire de l’Irlande, la foi catholique est indissociable de l’engagement politique revolutionnaire, comme l’illustrent l’oppression des catholiques Irlandais par les Britanniques au cours du 20eme siecle (Anglicans) puis la periode des ‘Troubles’ en Irlande du Nord qui oppos(ai)ent Prostestants loyalistes aux cathos independentistes.
        Votre interpretation est bien trop francaise.
        Le Catholicisme de gauche (et meme revolutionnaires) existent pourtant, dans d’autres contrées.

        • La Horde 5 août 2019 at 08:30 - Reply

          Effectivement mais nous ne mettons pas tous les catholiques dans le même panier. Dans notre schéma nous ne parlons que des nationaux-catholiques, qui associent nationalisme et traditionalisme. Il se trouve qu’en France (mais notre schéma ne concerne que ce pays) de nombreux groupes d’extrême droite se revendiquent de cette religion.

  19. Alain 21 janvier 2019 at 19:08 - Reply

    good job comme d’habitude les gars. Quid de ce site de merde, remplaçant le défunt “réseau libre”, j’ai nommé :https://leonfrance.net/ ? basé en Russie donc inattaquable

  20. Nicolas 19 janvier 2019 at 06:58 - Reply

    Bonjour,

    Un super boulot! Merci pour cette carte. Elle est aussi jolie que terrifiante!

    Courage et bonne lutte!

    Nicolas

  21. Antifascista Siempre 18 janvier 2019 at 20:15 - Reply

    Il faudrait également faire une cartographie du confusionnisme (Vaste boulot en perspective) et mettre dans votre liste des Partisan de l’union des droite le très douteux site le Comptoir puisque parmi ses rédacteurs on retrouve le nommé Kevin “l’impertinent” Victoire également rédacteur a la revue Limite et dans d’autres sites réacs du même acabit

    https://comptoir.org/author/limpertinent93/

    On rappellera aussi que dans la liste de lien du site de la revue le Comptoir on trouve plusieurs sites comme Phillit ou la revue Accatone qui ne sont pas autre chose que des plateformes ultra droitière liées aux réseaux d’Alain de Benoist

  22. Leo 18 janvier 2019 at 15:40 - Reply

    Je remarque aussi que vous avez placé Meta TV qui aujourd’hui n’est plus tellement actif suite au départ de Tepa qui s’est fâché avec l’équipe. M’est d’avis que vous devriez remplacer Meta TV par Tepa qui maintenant mène ses émissions YouTube avec une autre équipe.
    Je pense aussi que les liens entre Conversano et Lesquen ne sont pas si importants que ça, ils sont même plutôt fragiles étant donné qu’on les a vus se mener la guerre plusieurs fois.

    • La Horde 18 janvier 2019 at 16:21 - Reply

      Bien vu : on reconnaît d’ailleurs volontiers que toute cette partie de la fachosphere n’est pas celle que l’on suit de plus près. On manque de courage pour cela, tant ils sont désespérants !

  23. Leo 18 janvier 2019 at 04:38 - Reply

    Bien qu’il considère possible une alliance avec des islamistes contre les Juifs, je pense que Boris Le Lay mérite également sa légende “islamophobe”, en témoignent les articles de DP ainsi que ses vidéos YouTube dans lesquels les Musulmans sont régulièrement pris pour cible.

  24. domino 17 janvier 2019 at 23:39 - Reply

    Bonjour. Merci pour cette carte. Il y a aussi sur youtube, et facebook un type qui s’appelle LHDSR et qui fait des vidéos parlant d’un complot judéo-maçonique, rappelant fortement les discours nazis.

  25. seb Cwick 17 janvier 2019 at 21:28 - Reply

    Pardon, j’ai vu votre réponse à carole par rapport à RING donc même réponse je suppose….
    Et autant pour moi, bonsoir et bon travail, je manque a tout mes devoirs… Très bonne continuation…

  26. seb Cwick 17 janvier 2019 at 21:22 - Reply

    Rivarol ?

    • La Horde 18 janvier 2019 at 07:16 - Reply

      Tu le trouveras tout à droite (forcément) à côté de TV Libertés, avec une petite photo de Jérôme Bourbon, un peu isolé dans son coin. On aurait pu faire quelques liens malgré tout, mais on l’a mis là où on a pu !

  27. Robert 17 janvier 2019 at 20:06 - Reply

    Bonjour, Merci pour cette cartographie,
    Deux choses :
    – je n’ai pas trouvé Chouard, est-ce normal ou un choix de votre part?
    – une coquille : comme le CNIP, mais sans donné (R), dans le chapitre sur l’union des droites.

    Voilà, bonne continuation à Vous
    Robert

    • La Horde 17 janvier 2019 at 20:55 - Reply

      Nous ne pensons pas que Chouard soit d’extrême droite : il refuse de considérer l’extrême droite comme un problème, et en offre une définition très personnelle (pour lui l’extrême droite c’est les banques), ce qui lui fait considérer les militants nationalistes comme des alliés potentiels et les antifascistes comme des suppôts du “système”. C’est donc un idiot utile de l’extrême droite, mais cela ne signifie pas qu’il en fasse partie.
      Contrairement à ce que prétend Chouard lui-même, assez rares finalement sont celles ou ceux qui le considèrent comme un “fasciste”, ou comme “d’extrême droite”, car de toute évidence, il n’est ni l’un ni l’autre : partisans d’une démocratie “intégrale”, il est aux antipodes de toute forme d’autoritarisme et ou de racisme, et il s’est à plusieurs reprises prononcé sur ces questions. Mais il se trouve que justement, ce n’est pas ce qu’on lui reproche…
      Les problèmes que posent Chouard, d’un point de vue antifasciste, ce sont sa tolérance à l’égard des idées racistes, sexistes, autoritaires ; son ignorance volontaire des groupes actifs, organisés qui portent ces idées ; enfin, son mépris des victimes de ces idées, d’hier et d’aujourd’hui. Cela ne fait pas de lui un “fasciste”, évidemment, mais un allié objectif de toutes les structures et individus qui revendiquent de façon plus ou moins assumée une vision inégalitaire du monde présentée comme “naturelle”, et la désignation d’ennemis héréditaires à éliminer pour la défendre. C’est ce qui lui est répété depuis le début, et qu’il refuse d’entendre.
      La liberté d’expression a bon dos : car elle est toujours invoquée pour défendre la parole de celles et ceux qui l’ont déjà, mais dont le discours est intolérable, précisément parce qu’il refuse à certains le même droit à l’existence qu’aux autres, en les diminuant (sexisme, racisme) ou en leur imputant tous les maux de la terre (antisémitisme, islamophobie).
      Mais dans le cas de Chouard, comme chez tous ceux qui pensent avoir trouvé “la” solution à tous les problèmes (il pense être le seul à porte un projet de “démocratie vraie”), la vanité est pour beaucoup dans cette défense inconditionnelle de ses « ennemis » politiques : ainsi, Chouard ne comprend pas que son idée de tirage au sort n’ait pas été reprises par tous les médias, que tout le monde n’ait pas reconnu son génie. Aussi, dit-il, “lorsque je constate qu’un parti ou un journal ou une radio ou un site quel qu’il soit relaie ma prose radicale d’émancipation par l’auto-institution de la société, je ne peux y voir que des raisons d’être satisfait : mon message est universel, il n’est pas réservé à une famille politique.” Un public, même aux antipodes de son discours, c’est toujours un public !
      Il va même plus loin. Car qui sont selon lui les militants d’extrême droite à qui il s’adresse ? Des démocrates qui s’ignorent. ” je suis sûr (je l’ai ressenti souvent, nettement) que nombre de ces jeunes militants (de droite dure au début par dépit de la corruption généralisée et faute d’alternative autre — processus identique à la naissance du nazisme en Allemagne) sont en train de devenir (ou sont déjà devenus) des démocrates réels.” Sans commentaires…
      Mais la liberté d’expression a quand même des limites : s’émouvoir de retour conquérant des ennemis de la liberté, tenter d’en entraver la progression, voilà qui est suspect aux yeux de Chouard, qui n’est pas loin d’y voir un complot mené par on ne sait qui. Aussi le problème n’est pas le racisme, selon lui une idée comme une autre, portée par des gens qui peut-être se trompent mais s’inscrivent dans le champ démocratique, mais l’antiracisme, “qui fabrique une race des « racistes », sorte de sous-hommes à combattre en toute matière pour cause de péché impardonnable, de crime de la pensée“. Par ce procédé réthorique bien connu de renversement de la cause et de la conséquence, notre démocrate n’a pas de mots assez dur pour dénoncer celles et ceux qui refusent les discours discriminants, mais fait preuve d’une grande mansuétude à l’égard de ceux qui les défendent…
      C’est que si Chouard prétend lire beaucoup, il affiche bizarrement une ignorance crasse de tout ce qui touche de près ou de loin à l’histoire de l’extrême droite (il emploie d’ailleurs toujours l’expression avec des guillemets, la jugeant sujette à caution). Il prétend n’en connaître aucun des acteurs qu’il “découvre” benoîtement sur internet, et qu’il juge souvent “intéressants” après avoir lu quelques lignes de leur prose sans prendre la peine d’en connaître le projet global.
      Que le racisme et l’antisémitisme s’exprime en général derrière des masques pour dissimuler leur violence, Chouard ne peut le concevoir. Et pour cause : que devient son beau projet de “vraie démocratie” si certains dissimulent leurs véritables intentions, se jouent de la liberté qui leur est accordée pour mieux imposer un système dans laquelle cette liberté disparaîtra purement et simplement ?

  28. Rodolphe De Joux 17 janvier 2019 at 18:24 - Reply

    Au risque de faire hurler certains, je suis étonné de ne pas voir la section “confusionnisme” ; “gentils virus ” , Etienne Chouard en lien avec Soral.

    • La Horde 17 janvier 2019 at 20:52 - Reply

      Comme tu le dis toi-même, Chouard et consorts sont confusionnistes, certes, mais pas d’extrême droite : il est donc normal de ne pas les trouver dans le schéma.

  29. Luis 17 janvier 2019 at 17:15 - Reply

    Un détail mais il me semble que,au tout début compare (ce schéma) serait plus approprié que compte. 😉

    • La Horde 17 janvier 2019 at 17:24 - Reply

      Oui, ça sent la coquille ! Merci de nous l’avoir signalé. C’est corrigé normalement.

  30. Coquille 17 janvier 2019 at 16:31 - Reply

    Bonjour,

    Petite correction à faire, il s’agit de Jordan Bardella au RN et pas Julien.

    Bav

    • La Horde 17 janvier 2019 at 16:48 - Reply

      Bien vu : on corrige ça au plus vite !

  31. kamel34 17 janvier 2019 at 12:54 - Reply

    Il manque quand même les islamistes : ceux, notamment, qui se sont retrouvés avec la MPT (spiritualité musulmanes, etc), l’ancienne de la marche des beurs, et les groupes qui ont participé aux journées de retrait de l’école. Pourquoi ne figurent-ils pas sur l’affiche ? Y a-t-il une raison politique ?
    cordialement

    • La Horde 17 janvier 2019 at 16:50 - Reply

      Comme on l’a déjà dit les années passées, il n’existe pas de “Civitas musulman”, c’est-à-dire d’organisation qui soit à la fois religieuse et politique. Il existe des personnalités islamistes, mais qui ne font pas, pour le moment, de politique. Ou alors il faudrait nous donner des exemples.

      • Olalan 21 janvier 2019 at 00:24 - Reply

        On avait le CCIF qui était assez cogné ou bien les Frères Musulmans ou le Milli Gorus ou les tabligh, mais leur action religieuse/sociale est pour le moment au bas de l’échelle en effet, dans les associations. À voir comment ça évolue.
        En Belgique il y avait Shariah4Belgium ou Forzane Alizza ou Anjem Soubary en Angleterre. Faut rester vigilant avec ces couillons.

  32. DRON 17 janvier 2019 at 12:17 - Reply

    Je suis très étonné de vousvoir situer RT france et spoutnik comme médias d’extrême droite. Militant antifasciste de toujours je n’aurai pas accepté de regarder ces 2 chaines si j’avais constaté qu’elles glissaient ver le fascisme. Vous dites qu’elles ont éte bienveillantes vis à vis du RN ? pour ma part je ne l’ai pas constaté mais peut-être prenez-vous pour extrémisme sa définition selon M Macron -c’est à dire tout ce qui n’est pas d’accord avec lui.Je constate que dans la même obtique vous avez omis de citer BFM TV qui s’n est donnné à coeur joie en passant en boucle Marine Le Pen pendant la campagne présidentielle. Je regarde Russie Today tous les jours ainsi que CGTN F car regarder les médias français est devenu impossible tellement le mensonge y est roi.désolé mais je crois que la macronie va finir par battre l’extrême droite dans son idéologie comme dans sa pratique de la censure.
    Croyyez moi je sais renifler la moindre odeur de la peste brune.
    Amicalement…

    • La Horde 17 janvier 2019 at 17:02 - Reply

      Tu as peut-être un bon odorat, mais tu es de toute évidence aveugle de l’œil droit (ce qui est plus embêtant quand on regarde une chaîne de télé) : car il suffit de jeter un œil aux sujets traités par RT comme par Spoutnik pour voir que les activités de l’extrême droite y sont surprésentées, les tribunes qui leur sont accordées très nombreuses, et d’une façon générale les problématiques qui leur sont chers traités avec mansuétude et une fausse candeur qui ne trompe personne. Quand on entend parler de “médias indépendants” à propos de RT, c’est juste une blague, puisque la chaîne est financée directement par le Kremlin, et que ce dernier, ce n’est un mystère pour personne, est un soutien politiques des extrêmes droites européennes, qui le lui rendent bien du reste.

      • Daniel 18 janvier 2019 at 10:28 - Reply

        Bonjour,
        Désolé, mais si on devait inclure dans l’extrême droite tous les médias qui sont sur-complaisants avec eux, j’ai bien peur que vous auriez dû y mettre la moitié des grands médias français qui sur-exposent des Zemmours & Co (c.f. les journaux de Fr2 et BFM TV qui ne comprennent pas pourquoi des gens vont protester devant la séance de dédicace de Zemmour, ou Cdansl’Air qui ne comprend pas pourquoi Zemmour est refusé à une émission et qu’il sera toujours la bienvenu…)

        On est un certain nombre dans mon “cercle” à partager de temps à autre des articles RT France (bcp moins Sputnik) et très clairement on y retrouve un même traitement qu’un France 2 par exemple, avec à la fois le meilleur et le pire (pour résumer en 5 mots).
        J’ai l’impression que vous les condamnez bien plus dans une logique un peu aveugle de “RT -> Kremlin -> Poutine -> Extrême Droite”… je ne dis pas que la conclusion est vraie ou fausse, mais le raisonnement incorrect…
        (va-t-on se plaindre des chaines publiques françaises parce qu’elles sont au service du facho-libéral Macron..?)

  33. Lerouge 17 janvier 2019 at 11:49 - Reply

    La Dissidence Française n’est pas seulement antisémite, elle est aussi islamophobe. Le section du Havre en est un très bon exemple.

  34. Ano Nîmes 17 janvier 2019 at 11:05 - Reply

    Salut et merci pour cette cartographie,
    Vous avez écrit “Laurent Bousquet” au lieu de “François” dans le schéma.

    • La Horde 17 janvier 2019 at 16:51 - Reply

      On pensait l’avoir corrigée : on modifie ça au plus vite.

  35. Carole 17 janvier 2019 at 10:26 - Reply

    Bravo ! encore un super boulot la horde !
    Après si je peux me permettre je ferais deux petites critiques c’est la non présence des éditions RING. Et remplacer le terme islamophobie par haine anti musulman (voir le livre de Charb sur le concept d’islamophobie).
    Mais encore bravo pour ce travail salvateur.

    • La Horde 17 janvier 2019 at 16:57 - Reply

      Nous n’avons mis aucune maison d’édition d’extrême droite, car il faut bien faire des choix à un moment, et il n’y a pas de raison de mettre Ring plus qu’une autre. Cela dit, ce serait un article intéressant à faire.
      Pour ce qui est du terme “islamophobie”, on peut toujours gloser sur sa pertinence (on peut le faire tout aussi bien avec le terme “antisémitisme”, forgé par ses promoteurs), le fait est qu’il recouvre aujourd’hui une réalité qui va au-delà d’une simple haine anti-musulman, puisque (à l’instar du reste de l’antisémitisme, qui n’est pas une simple “haine du Juif”) l’islamophobie implique non seulement le rejet des musulman.e.s, mais une vision complotiste leur prêtant des intentions suprémacistes, en particulier par la destruction de “l’Occident”, et donc comme un mal à faire disparaître. On voit bien qu’on est bien au-delà d’un simplement sentiment, aussi haineux soit-il.

Laisser un commentaire »