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Philippe Vardon rejoint le Rassemblement Bleu Marine (ou pas)

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2013/10/01/philippe-vardon-rejoint-le-rassemblement-bleu-marine/

Après de nombreux mois à faire des appels du pied au FN, Philippe Vardon, ancien chef d’Unité Radicale et cadre dirigeant des Identitaires, rejoint officiellement le Rassemblement Bleu Marine. Il avait été aperçu dans les couloirs l’université d’été du FN (ainsi qu’Edouard Klein du GUD)  les 14 et 15 septembre à Marseille. L’ambiance au FN niçois risque d’être rock’n’roll puisque Vardon était passé en procès pour avoir agressé un membre du FNJ [1]sur Nice en 2011 ! On imagine également que les retrouvailles avec Christian Bouchet, ancien d’Unité Radicale et aujourd’hui membre du FN, pourraient être mouvementées. [2]

Article du blog Droite-Extrême

Philippe Vardon rejoint le Rassemblement bleu Marine

C’est le 967e adhérent au Rassemblement bleu Marine. Philippe Vardon, leader des Identitaires à Nice, a rejoint les rangs du parti mariniste. Un obstacle bloquait cette adhésion, l’interdiction, émise par le FN, de la double appartenance. M. Vardon, prévoyant, vient d’abandonner la présidence de Nissa Rebela, l’antenne niçoise du Bloc identitaire. Evidemment, tout l’enjeu de cette venue est la présence – ou non – d’Identitaires sur la liste FN aux municipales. D’ailleurs, M. Vardon a monté une opération com’ avec l’hebdomadaire d’extrême droite Minute, qui relate son adhésion sur une page pleine dans son numéro du 2 octobre, histoire de mettre un peu plus la pression sur le FN.

Cette nouvelle arrivée ne va pas simplifier une situation niçoise très compliquée. En juillet, Marie-Christine Arnautu fut désignée pour mener la liste FN aux municipales. Sauf que Mme Arnautu (contactée, elle ne souhaite pas faire de commentaires) est opposée à tout rapprochement avec les Identitaires. La situation est donc bloquée. A moins que Marine Le Pen n’impose la présence de M. Vardon sur la liste. Mais cela reviendrait à déclarer la guerre à une proche de Jean-Marie Le Pen, accessoirement vice-présidente chargée des affaires sociales…

Mais ce scénario ne fait pas l’unanimité au FN. Si Nicolas Bay et Steeve Briois, les deux patrons du secrétariat général, sont favorables à cette solution, d’autres comme Jean-Marie Le Pen ou Louis Aliot y sont opposés. “On a le vent en poupe, nous avons modifié substantiellement notre image. Ce n’est pas le moment de montrer un signe de radicalité”, estimait un dirigeant frontiste dans Le Monde du 5 juillet [3].Pourtant, ça et là, des identitaires sont présents sur les listes estampillées FN-RBM. C’est le cas, à Tours, de Pierre-Louis Mériguet, le porte-parole de Vox populi. Ou à Béziers, où l’équipe de Robert Ménard, soutenu par le FN, compte deux figures du Bloc identitaire, à savoir Arnaud Naudin et Christophe Pacotte. Par ailleurs, à Lyon, les deux organisations se rapprochent de plus en plus.

Peur de l’entrisme

En revanche, un texte de Fabrice Robert, président du Bloc, intitulé “Municipales : ne pas rater la marche”, a refroidi certains dirigeants du parti de Marine Le Pen. Fabrice Robert y fait une comparaison osée : “Le mouvement identitaire est un peu à la politique ce que les forces spéciales sont à l’armée. Nous allons où les autres ne vont pas. Nous passons devant comme nous l’avons fait avec les prières de rue. Derrière nous, l’infanterie classique du Front national ou les officiers d’état-major de l’UMP de Copé arrivent et raflent les honneurs électoraux. Mais, du moins, avons-nous servi.”

Plus loin il avertit : “Nous ne sommes pas (…) les types dont on reprend les idées tout en les traitant d’infréquentables.” Puis il donne les consignes : se placer en position éligible sur des “listes Bleu Marine, divers droite ou même sans étiquette” – car, selon Fabrice Robert, “être candidat et être élu sur ces listes (…) apporterait au mouvement identitaire un double bénéfice. D’abord l’irremplaçable expérience d’une campagne de terrain. Ensuite, en cas d’élection, vous bénéficierez d’un atout précieux, d’un tremplin, pour capitaliser dans votre ville, sur votre nom, les soutiens et développer notre combat”.

Pour certains dirigeants frontistes, ce texte s’apparente ni plus ni moins à un manuel d’entrisme au FN. “Ça donne envie! Si on s’allie avec eux, ça ne durera que quelques semaines avant qu’ils fassent cavaliers seuls. Il font de l’entrisme pour peser. Ces gens-là, ils ne sont pas FN. C’est tout”, estime un cadre du parti.

NB : Mardi, en fin de matinée, M. Vardon n’avait pas répondu à nos appels.

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Dans l’après-midi le site Nice-Matin dévoilait un communiqué de presse de Gilbert Collard affirmant que Philippe Vardon avait réçu sa carte de membre par erreur.

“C’est par erreur que Philippe Vardon a reçu une carte du Rassemblement bleu Marine” [4]

Enorme cafouillage à l’extrême droite! Alors que le leader des identitaires niçois, Philippe Vardon, tenait conférence de presse pour annoncer qu’il adhérait, depuis le 3 septembre, au Rassemblement Bleu Marine, au même moment le député Gilbert Collard l’a contredit.

Dans un communiqué, le secrétaire général du mouvement révélait que “C’est par erreur que Philippe Vardon a reçu une carte du Rassemblement Bleu Marine. Le bureau du RBM n’a pas validé (sa) demande d’adhésion.”

“C’est en raison d’un afflux massif de nouveaux adhérents au RBM que cette inscription est passée au travers du contrôle a priori, invoque le député proche de Marine Le Pen. L’envoi par les services administratifs de l’association de la carte de membre du RBM à monsieur Vardon est par conséquent une erreur.”

  La suite ici [4]