Toulouse : Clément, à jamais dans nos coeurs

28 mai 2014 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Le 5 juin 2013, l’extrême droite a tué notre camarade Clément Méric. Un an après, nous ne pouvons que constater que les fascistes continuent de déverser leur haine, leur violence et leur racisme partout en Europe. Nous n’oublions pas les coups de feu contre un concert organisé par RUSF à Clermont-Ferrand et l’assassinat de Pavlos Fyssas, rappeur grec tué au couteau par les néonazis de l’Aube Dorée. Mais ces actions vont de pair avec la banalisation des discours racistes et xénophobes tant dans les medias que dans la politique institutionnelle. Il suffit de voir la politique « anti-rrom » mise en place par M. Valls ou la tentative de dédiabolisation du Front National.

ToulouseClementJuin2014

La crise du capitalisme que nous traversons laisse place en Europe et en France au développement de partis ouvertement fascistes et néonazis comme l’Aube Dorée en Grèce et les groupes nationalistes dans l’Est de l’Europe.

Clément était un militant qui croyait fermement en l’égalité, la justice sociale et la lutte. Il détestait le racisme, l’homophobie, la violence d’Etat ; c’est un camarade qui avait décidé, suivant ses principes, de lutter contre le fascisme, idéologiquement comme dans la rue.

Et nous savons qu’il avait bien raison, la seule solution étant la lutte et l’organisation collective à tous les niveaux : idéologique, culturel et militant. On ne doit pas laisser la possibilité à l’extrême droite de s’implanter. Il n’y a pas de “liberté d’expression”, de “liberté de parole”… pour ceux qui nient toutes ces libertés. Pas de tolérance pour l’intolérance.

Ce sont les politiques de la droite comme de la gauche parlementaire qui ont favorisé la montée de l’extrême droite, ce qui nous a conduit à ce meurtre : la seule réponse possible et efficace est la lutte antifasciste et révolutionnaire.

Pour cela Clément doit vivre dans nos luttes, pour l’égalité, pour la justice sociale, pour se libérer du fascisme et du capitalisme.

Pour Clément et pour les autres victimes du fascisme il n’y aura ni oubli ni pardon, rien ne restera impuni.

Seule la lutte paie

Source : UAT

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