Paris : commémoration de la nuit de pogrom antisémite du 9 novembre 1938 en Allemagne

6 novembre 2014 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet
Quand :
9 novembre 2014 @ 16:00 – 19:00
2014-11-09T16:00:00+00:00
2014-11-09T19:00:00+00:00
Où :
Devant le Gymnase Japy
2 Rue Japy
75011 Paris
France
Contact :

Il y a 76 ans, le 9 novembre 1938, débutait dans toute l’Allemagne et en Autriche la « Nuit de Cristal ». Durant cette attaque antisémite décidée par les chefs du parti nazi et perpétrée par leurs milices, entre 2000 et 2500 personnes allaient être assassinées, soit durant le pogrom lui-même, soit par la suite dans les camps de concentration où furent envoyés des milliers de Juifs arrêtés. Des dizaines de synagogues furent profanées et incendiées.

Nous ne sommes pas dans les années 1930. Mais la banalisation du Front National, le succès des tribuns racistes et antisémites, et surtout l’indifférence et la démobilisation devant ces phénomènes sont aussi liés à l’oubli et à la minimisation de ce que furent les fascismes originels.

Aujourd’hui, de nouveau, des femmes musulmanes, des Juifs sont attaqués dans nos rues. Aujourd’hui de nouveau, des commerces juifs ou arabes sont incendiés. L’extrême-droite légale, les Marine Le Pen et les Soral parlent. Leurs troupes répondent à l’appel en répandant la violence partout. Il n’y a qu’un seul fascisme.

Ce dimanche 9 novembre 2014 à 17 heures, devant le Gymnase Japy (2 rue Japy, Métro Voltaire), Mémorial 98 vous invite à commémorer ce massacre planifié par les dirigeants nazis au plus haut sommet de l’État. Un massacre que les autorités françaises refusèrent alors de condamner, au nom de leurs négociations avec l’Allemagne hitlérienne. La France fut ainsi la seule grande démocratie à ne pas dénoncer à l’époque cette barbarie, malgré le rapport accablant de son ambassadeur à Berlin.

Nous nous rassemblerons à Paris devant le gymnase Japy, lieu où furent enfermés des Juifs arrêtés lors des rafles parisiennes entre 1941 et 1943, avant d’être envoyés vers les camps d’internement de Drancy, de Pithiviers et de Beaune la Rolande, puis vers Auschwitz. Au gymnase Japy comme au Vel d’Hiv, la garde des raflés était assurée par des gendarmes et des policiers français.

Plus d’info sur le site de Mémorial 98

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