2002 : Jean-Marie Le Pen arrive au second tour de l’élection présidentielle

23 février 2013 1 Imprimer ce billet Imprimer ce billet
Quand :
21 avril 2017 Journée entière
2017-04-21T00:00:00+00:00
2017-04-22T00:00:00+00:00

Capture-d’écran-2010-04-17-à-11.34.06Alors que la plupart des observateurs (journalistes, politiques…) avaient déclaré le Front national mort et enterré suite à la scission de 1999, Jean-Marie Le Pen crée la surprise en arrivant pour la première (et dernière) fois de sa carrière politique au second tour de l’élection présidentielle, la seule qui comptait à ses yeux. C’est la panique, surtout dans le peuple de gauche : le soir même, et plus encore à l’occasion de la manifestation du Premier mai, une foule immense, principalement des jeunes, se rassemble dans la rue un peu partout dans l’Hexagone pour dire non à Le Pen.

475669On s’imagine en 1933, et on va même, pour « sauver la démocratie », jusqu’à appeler à voter pour le candidat Jacques Chirac, l’homme « du bruit et des odeurs », celui qui choisira Nicolas Sarkozy comme ministre de l’intérieur… De nombreux antifascistes radicaux à l’époque, marquent leur scepticisme, et on les accuse de faire le jeu du Front national : mais qui se chargera de créer un ministère de l’identité nationale ? de durcir les lois anti-immigrés ? de conduire une politique de démantèlement du système de protection sociale mis en place par le conseil national de la Résistance ? La droite portée au pouvoir au nom de l’antifascisme républicain, comme l’avait fait avant elle les gouvernement de droite comme de gauche depuis le milieu des années 1980.

Un commentaire »

  1. Touffany 11 avril 2016 at 11:07 - Reply

    Entre les deux tours, les anarchistes vont s’entredéchirer au sujet d’un possible vote en faveur de Jacques Chirac au 2° tour de la Présidentielle. Le débat fera rage au sein de la Fédération anarchiste (certains y finiront par appeler à voter Chirac). Alternative libertaire appellera à voter, également, contre Le Pen. Ce fut une panique générale. Un sauve qui peut.
    Sur les grands défis de notre époque : Présidentielle de 2002 ; islam / islamophobie… les anarchistes finissent par oublier leurs fondamentaux et partent désunis, désorganisés, alors qu’ils devraient se montrer fermes dans leurs convictions.
    Désormais, le FN apparaît comme le premier parti de France, avec près de 7 millions de voix, et c’est l’anesthésie générale. Il n’y a plus de mobilisation, comme en 2002. Les trahisons du PS, les attentats de janvier et novembre 2015, l’embrasement du monde arabe, la « crise des migrants » (ainsi nommée par les médias pour nous indiquer combien le migrant est dangereux) ont rendu fataliste nombre de nos concitoyens. Là où le bon sens Sans-culotte réclame la chute de nouvelles Bastille, ce n’est que marasme et repli frileux (politique ou religieux)… peur du lendemain !

Laisser un commentaire »