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Marseille : Manifestation pour la fermeture du « Bastion social » @ Les Réformés (haut Canebière)
Mar 24 @ 15:00 – 18:00

Manifestation

Pour la fermeture du « Bastion social »

Uni-e-s contre l’extrême droite à Marseille et partout ailleurs !

Les fascistes n’ont pas leur place, ni à Marseille ni ailleurs !

Manifestation contre le Bastion Social à Marseille le 24 mars 2018La montée de l’extrême-droite est à l’oeuvre dans plusieurs pays européens, comme l’ont notamment rappelé les récents résultats électoraux en Autriche ou en Italie, ainsi que le score du FN en France !

Les politiques antisociales, sécuritaires et anti-migrants du gouvernement actuel, dans les pas de leurs prédécesseurs en favorisant et légitimant la xénophobie et le racisme ne font que renforcer le développement des idées et groupes d’extrême droite, en nette augmentation ces derniers mois et dernières années.

Le 24 mars sera inaugurée à Marseille une section du « Bastion Social ».

Le « Bastion Social », c’est une organisation néo-fasciste née des cendres du Groupe Union Défense. Le local qui ouvrira ses portes à Marseille sera géré par des ancien.ne.s membres de l’Action Française Provence, groupuscule royaliste et d’extrême droite. Sa stratégie est calquée sur celle des fascistes italien.ne.s de CasaPound : s’implanter localement, en ouvrant des lieux qui se prétendent populaires, à vocation sociale et
solidaire.

Solidaire et populaire, uniquement sur le papier, et de manière très sélective. Cette prétendue « charité » ne s’adresserait en réalité qu’aux SDF blanc.he.s et de nationalité française, mais même cela n’a jamais été mis en oeuvre. Comme depuis toujours, l’extrême-droite est totalement indifférente aux gens qui vivent dans la misère, et ne fait que monter les pauvres les un.e.s contre les autres. Historiquement, l’extrême-droite a toujours été du côté du patronat !

Derrière le prétendu « Bastion Social », des réseaux d’extrême-droite. Leurs membres partagent des idées racistes, sexistes, xénophobes, anti-LGBTI… et viennent de diverses mouvances : catholiques intégristes, royalistes, nationalistes, néo-nazi.e.s… Des
élu.e.s FN ont également apporté leur soutien au « Bastion Social », notamment Stéphane Ravier, maire des 13ème et 14ème arrondissements de Marseille.

Leur présence imposera une tension quotidienne, à l’image des violences et des intimidations qui ont été largement ressenties depuis l’apparition d’un local de l’Action Française rue Navarin, dans le centre-ville marseillais. Dans les villes atteintes par
le « Bastion Social » (Lyon, Strasbourg, Chambéry, Aix), les agressions fascistes se sont multipliées et banalisées.

À nous de montrer que les idées et les valeurs du « Bastion Social » ne sont ni les nôtres, ni celles de notre ville, en nous mobilisant dans l’unité la plus large possible.

Signataires : ATTAC Marseille, Alternative Libertaire Marseille, CGT Educ’action 13, CGT Ferc Sup Université d’Aix-Marseille, CGT PJJ Sud-Est, CNT-SO 13, CNT-STICS 13, Collectif Nosotros, Collectif Soutien Migrant-e-s 13/Al Manba, Ensemble 13, Front Révolutionnaire Antifasciste de Provence, FSU 13, Génération.s Marseille 1e/7e, Jeunes Communistes 13, Jeunes Génération.s 13, Ligue des Droits de l’Homme Marseille, Marche Mondiale des Femmes 13, MRAP 13, Parti de Gauche 13, RESF 13, Résister Aujourd’hui, Rouge Vif 13, RUSF 13, Solidaires, Finances Publiques 13, Solidaires 13, Sud Education 13, UNEF Aix-Marseille, Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes 13

Rennes : Manifestation contre l’extrême-droite et soutien aux “fiché.e.s” @ Place de la mairie
Mar 24 @ 15:00

Le samedi 24 mars 2018 à 15h, place de la mairie, à Rennes.

Depuis plusieurs années, des groupes d’extrême-droite “s’amusent” à ficher différentes personnes. Sur un mode journalistique plus ou moins convaincant, les photos de ces personnes et leurs “biographies” sont diffusées sur les réseaux sociaux. Pour certaines d’entre elles, des adresses sont données afin de les trouver et des menaces de mort fleurissent dans les commentaires d’extrême droite.

Ce sont les membres des organisations soutenant les migrant.e.s qui font l’objet du fichage le plus systématique mais, simultanément, ce sont aussi des personnes participant aux réseaux féministes, LGBT, syndicaux, d’extrême gauche, de gauche ; mais aussi des gens se pensant comme de “simples citoyens”. De même, plusieurs personnes sont aussi ciblées pour leurs activités artistiques (radio, musique, etc.) ou leurs activités de recherche dans des laboratoires universitaires (faisant la promotion, selon l’extrême droite, de “la théorie du genre” et de l’immigration). Selon l’extrême droite, toutes ces personnes auraient en commun d’être des “fonctionnaires” ou, à défaut, des “asociaux” ou des “travailleurs subventionnés”.

Pour l’instant et pour la seule Bretagne, plus d’une trentaine de personnes font l’objet d’un tel fichage public, notamment de la part d’un “site de presse” qui s’appelle Breiz Atao et qui se présente comme “Le Quotidien de l’État National Breton”. Ce fichage prend la forme de “notes de renseignement” accompagnées de commentaires menaçants ou d’éditoriaux appelant à “détruire l’extrême gauche”, à “repérer, identifier, détruire […] les derniers lépreux du gauchisme”, ces lépreux étant avant tout “de maigres cohortes de pouilleux composés de marginaux édentés, de drogués, de SDFs en état d’ébriété avancé, de fonctionnaires petitbourgeois, de lesbiennes hystériques et autres sodomites patentés”. Pour Rennes, la “note de renseignement”, dans laquelle nous sommes une vingtaine à apparaître, vise à ficher “des éléments marxistes et apparentés en faveur de l’afroislamisation de la Bretagne” et se définit comme “une première liste des activistes les plus engagés à Rennes”.

Pour tous les départements bretons, ce fichage existe. Des gens de Brest, de Fouesnant, de Lannion, de Quimper, de Saint-Malo, de Scaër, de Rennes sont visé.e.s. Et nous craignons que d’autres listes sortent dans l’avenir si nous ne réagissons pas avec la plus grande détermination. C’est pourquoi, un peu partout, “les fiché.e.s” ont déposé plainte, avec l’aide d’avocat.e.s. Le site a été déréférencé de Google et son principal rédacteur a été condamné, dans d’autres affaires, à plusieurs années de prison ferme (auxquelles il a échappé car il vit à l’étranger d’où il lance ses fichages via les réseaux sociaux). Nous avons aussi porté plainte à Rennes. Notre démarche est en train d’aboutir puisque le Procureur de la République vient, en octobre 2017, de solliciter le renvoi du rédacteur du journal Breiz Atao devant le tribunal correctionnel pour diffamation, injure et provocation à la commission de crimes ou de délits. Nous sommes désormais dans l’attente d’un procès. Il doit aboutir – nous l’espérons – à la suppression pure et simple de notre fichage mais aussi à la condamnation des pratiques de l’extrême droite.

Mais une éventuelle victoire juridique ne serait pas suffisante. Nous continuons de penser que l’ensemble des forces démocratiques doivent faire une démonstration publique d’envergure afin que l’extrême droite et ses pratiques ne soient pas gérées par la seule institution judiciaire. C’est pourquoi les fiché.e.s de Rennes appellent les individus, les associations, les syndicats et les partis politiques à manifester contre l’extrême droite et le fichage qu’elle pratique. Il s’agit d’un enjeu politique majeur, à la fois démocratique et antifasciste.

A l’appel des “fiché.e.s” de Rennes, avec le soutien de :
Association France Palestine Solidarité Rennes, Al Houda, Alternative Libertaire Rennes, Association des Travailleurs Maghrébins de France, ATTAC Rennes, Centre Gay, Lesbien, Bi & Trans Rennes, Coordination régionale Bretagne Pays de Loire Normandie solidaire des personnes immigrées, Confédération Nationale du Travail 35, Conseil des Migrants, Europe Écologie Les Verts Rennes, Ensemble 35, Fédération Anarchiste Rennes, France Insoumise, Fédération Syndicale Unitaire 35, Mouvement des Jeunes Communistes Rennes, Maison de la Grève, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, Mouvement international pour le développement de l’Afrique francophone, Mouvement pour la Paix, Nouveau Parti Anticapitaliste 35, Parti Pirate Bretagne, Parti Communiste Français Rennes, Parti de Gauche, Planning Familial 35, Québriac Migrants Solidarité, Solidaires 35, Un Toit c’est Un Droit

P.-S.

Pour participer aux frais de justice et pour soutenir les militant.e.s fiché.e.s :
https://www.lepotcommun.fr/pot/0hg1m7kw