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Milan: No One Is Illegal
Avr 25 @ 14:00

Manifestation à Milan le 25 avril 2017

Nous sommes la ville immigrée, métissée, solidaire : travailleuses et travailleurs, étudiants des écoles et des universités, précaires, activistes, associations, habitants des quartiers populaires et individus de seconde et troisième génération.

Nous vivons de notre chair l’érosion des droits du travail, la fonte de nos revenus, les politiques urbaines et sociales où l’ horizon de justice semble avoir disparu pour laisser place à la criminalisation de la pauvreté.

Nous résistons à une condition d’insécurité perpétuelle qui empêche une certaine stabilité de nos projets de vie : il y a peu de différence entre ce qui produit le chômage et la précarité, la restriction des droits au logement ou à la santé, et lire qu’ils nous contraignent continuellement à la loterie des permis de séjour.

Ils nous voudraient en guerre les uns contre les autres, en soufflant sur le feu de notre colère pour disperser nos énergies : résidents contre immigrés, précaires contre chômeurs, réfugiés contre migrants économiques, régularisés contre sans papiers. À cela ils servent leurs politiques qui, en produisant des zones grises aux marges de la légalité, engendrent peur et racisme.

Nous refusons l’idée que le racisme soit causé d’une certaine manière par le manque de contrôles exercés sur les migrants, et qui doit donc donc être combattu en restreignant les droits sur les personnes. Au contraire. À la base du racisme se trouve l’invention de l’épouvantail du « clandestin » alimenté par les obstacles aux séjours légaux et la ségrégation des personnes immigrées; c’est une tactique que nous connaissons déjà trop bien et qui a produit sous les régimes nazis et fascistes les pires massacres de l’histoire.

Nous rejetons ces fausses oppositions parce que devant la privation de dignité, seule l’action concrète est le secours mutuel; devant le problème commun de l’injustice, la seule réponse efficace est la solidarité.

C’est pour cela que nous travaillons chaque jour pour créer des occasions de rencontre et d’aide réciproque, en faisans de notre diversité une richesse à travers les activités concrètes que nous portons vers l’avant; que nous combattons le fascisme et le racisme non par des discours mais en créant de la connaissance et du partage.

Avec nos mains, avec notre engagement, nous avons donné vie à une multitude d’expériences qui, chaque jour, pratiquent la solidarité concrète : associations culturelles et de volontariats, collectifs étudiants, comités de quartiers, écoles d’italien pour les personnes migrantes, forces syndicales, guichets juridiques, gymnases populaires et tant d’autres. Nous sommes promoteurs d’un accueil digne pour toutes et tous à partir du bas.

Partout en Europe la réponse aux situations indignes, naissent d’expériences d’auto-organisation en donnant un support concret aux personnes, générant des relations de solidarité. Voici alors la vraie résistance aux blocs et aux politiques xénophobes, voici l’antidote aux tentations autoritaires qui surgissent, toujours plus fortes quand les gouvernements se confient les dispositifs de contrôle policiers et militaires.

Nous avons donc recueilli le mot d’ordre « Personne n’est illégal », lancé par la grande manifestation de Barcelone le 18 février, en en faisant la base de notre proposition pour un accueil partant du bas, circulaire, basé sur la réciprocité et l’autodétermination; non sur la militarisation et la ségrégation.

A Milan, comme à Barcelone, nous nous mobilisons pour dénoncer l’incapacité des gouvernements nationaux et de l’ensemble du système européen pour construire un accueil digne, pour porter à la lumière la solidarité que nous pratiquons avec les citoyennes et citoyens, indépendamment de leurs provenances et de leurs engagements, pour la construction d’une ville métisse, pour opposer aux politiques racistes et fascistes qui éliminent les droits humains; ainsi notre proposition et notre engagement pour une Europe solidaire.

Nous voulons ouvrir dès aujourd’hui une grande discussion publique sur les perspectives d’un avenir basé sur le secours mutuel et l’enrichissement réciproque : nus souhaitons donner corps à en élaborant des propositions pour des périodes brèves ou plus longues, à tous les niveaux : local, national, international. 

  • Nous disons STOP aux politiques européennes et italiennes de rejet et d’exclusion : Non aux accords avec les dictatures et pays en guerre qui financent et multiplient les morts, Non a la violation des droits humains dans les Hot-spot et dans les centres, dénoncés entre autre par Amnesty International, Non aux décret Minniti qui reproduit l’idée du migrant comme un ennemi à travers les détentions administratives, les rapatriements forcés, les tribunaux spéciaux, et les pouvoirs extraordinaires accordés aux maires.
  • Nous demandons la liberté de circulation : nous voulons que toutes les personnes soient libres de pouvoir choisir où construire leur propre vie et qu’elles puissent le faire de manière digne; nous refusons donc les structures ghettos et la logique raciste des services réservés aux migrants, nous proposons que les ressources considérables destinées au rejet et à la ségrégation soient soustraites des mains des trafiquants, spéculateurs et marchands d’armes et dédiées à un accueil large, à des services meilleurs pour toutes et tous indépendamment de leur nationalité.

Nous accueillons alors l’invitation à donner vie pour le printemps à une grande manifestation comme celle de Barcelone, partant du principe que personne ne peut être considéré comme illégal, tantôt échappant une guerre ou une dictature, tantôt abandonnant des territoires dévastés par ces mêmes pays qui les repoussent, partant à la recherche d’un futur meilleur. Nous défions dès aujourd’hui les institutions qui se proclament antiracistes à prendre position sur les politiques de rejet et de ségrégation, et surtout à agir de manière cohérente à leurs propres déclarations dans l’exercice réelle de leurs pouvoirs.

Nous invitons citoyens et citoyennes qui comme nous pensent que les droits sont enrichis lorsqu’ils sont partagés, qui comme nous croient à la solidarité et non à la peur, a faire de ce prochain 25 avril une journée de l’antiracisme et de la solidarité tous ensemble avec les personnes migrantes, parce que la mémoire est un instrument pour se réapproprier le présent et construire le futur.

Mai
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Toulouse : festival Replik Arts 2 @ Campus du Mirail
Mai 12 – Mai 13 Journée entière
Mai
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Toulouse : festival Replik Arts 2 @ Campus du Mirail
Mai 13 @ 18:00 – Mai 14 @ 02:00
Juin
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1984 : premier appel du SCALP à Toulouse
Juin 5 Journée entière

scalp indien5 juin 1984 : premier appel du Scalp (Section Carrément Anti-Le Pen) à Toulouse, pour manifester contre la venue de Jean-Marie Le Pen dans la ville : derrière le slogan « contre le FN, le SCALP déterre la hache de guerre », plus de 4000 personnes se rassemblent, et quelques centaines d’entre elles viendront taquiner la police au moment de la dispersion… La veille, plusieurs kilos d’explosifs avaient détruit la salle municipale où devait avoir lieu le meeting.
Cette manifestation est à la fois l’aboutissement de toute une série de mobilisation anti-FN au cours des semaines précédentes, et le point de départ de l’antifascisme radical contemporain, car l’expérience du Scalp toulousain va se prolonger au cours des années suivantes un peu partout en France…

2013 : Clément Méric, un jeune antifasciste parisien, meurt sous les coups d’un militant d’extrême droite
Juin 5 – Juin 6 Journée entière

slide_clement_multilingueLe mercredi 5 juin 2013 en fin de journée, Clément Méric, un jeune antifasciste, est mortellement frappé par Esteban Morillon, un militant d’extrême droite, dans le centre de Paris. Voici le communiqué de ses amis publié le lendemain de sa mort, traduit en plusieurs langues. Par la suite ont eu lieu de nombreuses manifestations de soutien et d’hommages, dans toute la France et dans de nombreux pays étrangers. 

 

Le mercredi 5 juin 2013, en sortant d’un magasin de vêtements, près de la gare Saint-Lazare, Clément Méric, jeune syndicaliste âgé de 18 ans et militant antifasciste a été battu à mort par des membres de l’extrême droite radicale. Venu de Brest pour ses études à Sciences Po, il a été victime du contexte de violences d’extrême droite qui s’est développé ces derniers mois. Il est décédé des suites de ses blessures, dans la nuit, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches auxquels nous exprimons toute notre solidarité.

Ses ami-e-s et camarades.

En anglais :

As he was leaving a store in Paris yesterday (5.6.2013), Clément Méric, 18, antifascist and trade-unionist was beaten to death by members of a far right group. He had left the city Brest because he was studying politics in Paris ; and tonight he was a victim of the growing violences of the far right, which has been increasing in the last months. He died tonight at the hospital as a result of his wounds. We wish to express our sympathy and our solidarity to his family and his close friends.

His friends and comrades

En allemand :

Als er aus einem Laden in Paris kam, wurde gestern (5.6.2013) Clément Méric, ein 18jähriger Antifaschist und Aktivist einer Gewerkschaft von Mitgliedern einer rechtsextremistischen Gruppe totgeschlagen. Er hatte die Stadt Brest verlassen, um sein Studium der Politikwissenschaft in Paris fortzusetzen, und ist heute abend zum Opfer der in den letzten Monaten immer wachsenden Gewalttätigkeit der rechtsextremistischen Gruppierungen gefallen. Er ist in der Nacht an den Folgen seiner Wunden im Krankenhaus gestorben.

Wir möchten seiner Familie und seinen Freunden unsere Anteilnahme sowie unsere Solidarität sagen.

Seine FreundInnen und KameradInnen

En espagnol :

Miércoles 5 de junio de 2013, a la salida de una tienda de ropa, cerca de la estación de tren de Saint-Lazare en el centro de Paris, Clément Méric, un joven sindicalista y militante antifascista de 18 años de edad, ha sido asesinado a golpes por miembros de la extrema derecha radical. Originario de Brest (Bretagne) llegó a París por sus estudios en Ciencias Políticas. Clément ha sido victima del clima de extrema derecha que se ha desarrollado en los últimos meses. Murió durante la noche a causa de las heridas sufridas. Nosotros compartimos los sentimientos con su familia y sus prójimos a los cuales exprimimos toda nuestra solidaridad.

Sus amig-as-os y compañer-as-os

En italien :

mercoledì 5 giugno 2013 , Clèment Mèric, un giovane antifascista e membro di un collettivo studentesco è stato assassinato del quartiere centrale di Saint Lazare a PArigi. Aveva 18 anni ed era originario di brest (bretagna) e attualmente studiava scienze politiche a parigi. L’assassinio di clement si inserisce in un contesto di violenza che hanno portato i gruppi di estrema destra alla fine degli ultimi mesi. Un abbraccio forte alla sua famiglia e ai suoi amici, a loro va tutta la nostra solidarietà.

Suoi amici e compagni

En russe :

среду 5 июня 2013 года на выходе из магазина одежды рядом с вокзалом Сэн-Лазар 18-летнего участника профсоюза и антифашистского активиста Клемана Мерика забили насмерть члены ультраправой радикальной организации. Уроженец города Брест, он учился в парижском Университете политических наук (Sciences Po). Он умер в результате полученных травм этой ночью в больнице Pitié-Salpêtrière, став жертвой насилия ультраправого движения, с новой силой развернувшегося за последние месяцы. Все наши мысли обращены к семье и близким Клемана, которым мы выражаем нашу солидарность.

Товарищи и друзья Клемана.

Juin
13
mar
1936 : August Landmesser, dans l’Allemagne hitlérienne, refuse de faire le salut nazi
Juin 13 Journée entière

Lu sur le FB de Résister aujourd’hui :

Il s’appelle August Landmesser. Un jour de 1936, dans l’Allemagne d’Adolf Hitler, il refuse de faire le salut nazi, au milieu d’une foule qui lève le bras à l’unisson pour célébrer le départ d’un navire flambant neuf du port de Hambourg. La scène a été immortalisée par un photographe.

refus_salut_nazi

Quand la photo est prise, le jeune ouvrier travaille encore au chantier naval de Hambourg. D’où sa présence au lancement d’un navire Blohm & Voss. Ce jour-là, Adolf Hitler lui-même était présent à Hambourg.
August Landmesser a alors des raisons personnelles de ne pas faire le salut nazi. Un an avant le cliché, en 1935, le jeune homme de 25 ans épouse Irma Eckler, 22 ans. Problème majeur dans l’Allemagne de l’époque: elle est juive. La loi nazie interdit leur union. August Landmesser est exclu du parti nazi auquel il a adhéré en 1931. Le couple défie aussi l’Allemagne nazie en mettant au monde deux petites filles, Ingrid en octobre 1935 et Irene en juillet 1937.
Le couple est arrêté en 1938. August Ladmesser et sa femme sont emprisonnés pour avoir « déshonoré la race ». Ils sont condamnés aux travaux forcés. August Landmesser, lui, est remis en liberté en 1941, mais aussitôt envoyé au front, où l’on perd sa trace. Elle serait morte en détention en 1942. Les deux enfants sont envoyées à l’orphelinat. Mais elles survivent.
Comment sait-on qu’il s’agit bien de lui sur cette photo élevée au rang de quasi-icône? En 1991, Irene reconnaît son père sur la photographie utilisée par un journal allemand. Depuis quelques années déjà, elle rassemble des documents sur le destin de ses proches. Elle en a même fait un livre, publié en 1996, dans lequel elle raconte l’histoire de sa famille déchirée par l’Allemagne nazie.

Poster en vente au camp des Milles (13)

Juin
21
mer
Paris, 1973 : attaque du meeting d’Ordre nouveau
Juin 21 Journée entière

Dans les années 1970, les facultés étaient le théâtre de nombreux affrontements entre militants antifascistes et groupes d’extrême droite, ces derniers faisant régulièrement parler d’eux par leur violence : ratonnades, attentats contre des foyers d’immigrés ou des librairies. Les comités antifascistes de l’époque pouvaient mobiliser des centaines de personnes pour affronter physiquement les fascistes dans la rue. Lorsque Ordre Nouveau décide d’organiser un meeting sur «l’immigration sauvage», la Ligue communiste décide de prendre l’offensive et d’attaquer la Mutualité où doit se tenir l’initiative d’extrême droite. Bilan : 80 policiers blessés et, deux jours plus tard, dissolution de la Ligue communiste…

Romain Goupil a fait un film, Mourir à 30 ans, qui montre des images de cet événement.

Voir aussi des témoignages sur le site antifasciste du NPA Tant qu’il le faudra.

Juil
16
dim
1942 : rafle du Vel d’Hiv @ Emplacement de l'ancien Vél' d'Hiv
Juil 16 Journée entière

Le 16 juillet 1942, au petit matin, la police française s’est déployée pour arrêter 13 152 juifs : 8.160 d’entre eux ont été enfermés dans le Vélodrome d’hiver (10 boulevard de Grenelle), dont 4.115 enfants, tandis que les autres étaient concentrés dans le camp de Drancy, avant d’être envoyés vers les camps d’extermination, en particulier celui d’Auschwit-Birkenau.  Des documents accablants montrent la collaboration active des forces de sécurité française. Programmées par les nazis, cette rafle organisée avec la complicité du gouvernement de Vichy est la plus grande rafle de Juifs oranisée sur le territoire français durant la guerre.

Les Fils et Filles des Déportés Juifs de France organisent une cérémonie à 18h devant la plaque commémorative (située à l’emplacement de l’ancien Vél’ d’Hiv ) 10, boulevard de Grenelle 75015 Paris (Métro Bir Hakeim).

 

Août
23
mer
Paris, 1996 : expulsion de l’église Saint-Bernard
Août 23 Journée entière

Saint-BernardLe 23 août 1996, environ 1 500 policiers enfoncent à la hache les portes de l’église Saint-Bernard et évacuent sans ménagement 350 sans-papiers et leurs soutiens qui s’y trouvaient depuis le 28 juin. Cette opération brutale, largement médiatisée, provoque des réactions indignées et des manifestations de protestation dans toute la France. Les sans-papiers expulsés sont placés en rétention administrative, et tous seront remis en liberté pour non-respect de la procédure.

Sep
11
lun
1973 : assassinat de Salvador Allende
Sep 11 Journée entière

Salvador-AllendeLe 11 septembre 1973, Salvador Allende est assassiné, pendant le coup d’état, soutenu et orchestré par les Etats Unis, qui porte au pouvoir la dictature du général Augusto Pinochet. Comme l’Amérique Latine dans son ensemble, le Chili est dans l’oeil du cyclone, dont l’épicentre est Washington. Pas question, pour Uncle Sam, de risquer un rapprochement avec l’Union Soviétique, et un nouveau Cuba.

L’influence américaine sur toute l’Amérique Latine, cependant, est bien antérieure à la Guerre Froide. Dès 1823, la doctrine Monroe proclame l’indépendance politique des Etats Unis en refusant toute ingérence politique et militaire européenne sur le continent américain… tout en posant les jalons d’un interventionnisme des Etats Unis, dans les affaires de tous les états des Caraïbes et du Sud du Rio Grande…

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