Calendrier

Déc
17
dim
Lyon : manifestation internationale antifasciste anticapitaliste @ Lyon
Déc 17 Journée entière

Cette année en parallèle du Lyon Antifa Festival, les antifascistes de Lyon organiseront sur toute la semaine du festival, des conférences, projections et une grande manifestation internationale antifasciste et anticapitaliste à Lyon le Dimanche 17 Décembre 2017.

Jan
13
sam
Voiron (38) : 10èmes Rencontres départementales des luttes et des résistances @ Salle des fêtes
Jan 13 Journée entière

Organisé par RLF ( Ras L’Front – Réseau de Lutte contre le Fascisme)

  • dès 15 h – Stands :

Une trentaine d’associations présentent leurs actions, proposent des livres ou des documents et des objets en vente solidaire.

  • 17 h – premier débat :

La réalité des discriminations aujourd’hui avec Olivier Le Cour Grandmaison

Enseignant en sciences politiques à l’université d’Évry-Val-d’Essonne, il anime des séminaires au Collège international de philosophie. Il a publié de nombreux ouvrages sur l’indigénat et siège à la Cour nationale du droit d’asile.

Au-delà de la bataille autour des mots ou des concepts, il s’agit de pointer comment se pratiquent aujourd’hui les discriminations et qui touchent-elles. Il faut comprendre comment le racisme s’installe et opère y compris dans les institutions de l’État pour pouvoir le combattre autrement que sur le seul terrain de la morale individuelle.

La division recherchée de la population sur ces questions, ainsi que sur les solidarités sociales, s’accompagne du musellement de la contestation et de sa criminalisation (restriction du droit de manifester, délit de solidarité, …).

  • 18h30 / 20 h –  Salades, plat chaud, gâteaux, boissons  et rencontres
  • 20 h- second débat :

Le Vivre Ensemble, ça veut dire quoi ? avec Omar Slaouti

Professeur physique-chimie dans un lycée d’Argenteuil. Issu des mouvements antiracistes, il est membre du collectif « Vérité et justice pour Ali Ziri » et l’un des porte-parole de la manifestation contre les violences policières et de la Marche pour la dignité et contre le racisme.

S’interroger concrètement sur ce qui est derrière l’expression « Vivre Ensemble », sur ce que les individus ou les groupes (ou les institutions) y mettent et comment ils le ressentent, c’est un travail de sociologue que nous a fait partager Saïd Bouamama. Au delà de l’injonction qu’on voudrait consensuelle, quels rapports de pouvoir ou de domination sont à l’œuvre.

Et quelles sont les perspectives pour les dépasser ?

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Depuis des décennies des conflits armés (guerres économiques, pétrole…) ravagent le Proche et le Moyen-Orient aux dépens des populations civiles. L’Europe se trouve impliquée dans ces conflits et en subit les conséquences.

Ces événements agissent comme des accélérateurs des fractures de notre société. Ce constat global doit être vérifié, analysé, étayé avec l’apport de chercheurs, et débattu par les militants et les citoyens. C’est l’objet de nos 10es Rencontres.

D’abord la réponse sécuritaire de l’état qui cible particulièrement les personnes ayant des rapports réels ou supposés avec les pays qui furent colonisés, et plus précisément les musulmans. L’injonction est donnée à l’effacement des différences et à l’assimilation, à l’unité nationale.

En parallèle, il y a le discours qui fait relever la tête à bien des groupuscules d’extrême droite, mais pas qu’eux.

Quelles sont les faiblesses de notre société qui sont ainsi aggravées, exacerbées ?

Pourquoi les innombrables projets destinés à développer le « vivre ensemble » font-ils flop ? Le discours consensuel ne masque-t-il pas la réalité des inégalités croissantes ?

Au final quelles sont les conséquences de ces événements et les effets de la réponse de nos dirigeants sur les rapports sociaux, dans le travail, dans les quartiers populaires, dans les classes moyennes. Quels changements de vision, de compréhension, d’attitude, pour nous-mêmes, militants, profondément attachés aux droits de l’homme, internationalistes, et antifascistes ?

Peut-on imaginer que, à l’instar de citoyens américains qui déboulonnent des statues de sudistes partisans de l’esclavage, nous puissions déboulonner les certitudes héritées du colonialisme ?

 

ORGAs PRÉSENTES ( liste établie au 11 déc.)

actualisation sur le site http://rlf38.org

Amis d’Aïn-el-Heloué • ANACR amis de la Résistance • Antigone Café bibliothèque librairie • Artisans du Monde •. ATTAC % • Coordination des collectifs contre Center parcs • CIIP Information Inter Peuples • CISEM soutien aux migranvts • Ciné Repaire Voironnais • Confédération paysanne • Front social grenoblois • Librairie Chemain • Librairie Nouvelle • Mouvement de la Paix 38 • Patate Chaude-des droitspour les Roms • Réseau Éducation Sans Frontières RESF Voiron • Solidarité avec les artisans et fermiers palestiniens • Villeneuve debout…

Mar
13
mar
Dreux, 1983 : le FN dépasse les 16%
Mar 13 Journée entière
Jean-Pierre Stirbois (à gch.) et Jean-Marie Le Pen.

Jean-Pierre Stirbois (à gch.) et Jean-Marie Le Pen.

La liste Front national menée par Jean-Pierre Stirbois fait plus de 16 % des suffrages au 1er tour du scrutin à l’élection municipale de Dreux (Eure-et-Loir). La liste du FN va ensuite fusionner avec celle du RPR (ancêtre de l’UMP) menée par Jean Hieaux qui est élu maire au second tour. Cette première victoire à une élection locale, et la cogestion de la ville avec la droite « traditionnelle » marque un tournant dans l’histoire du FN : c’est le point de départ de sa percée électorale, et l’illustration que le travail de terrain peut se révéler payant, au-delà des ambitions présidentielles des Le Pen père et fille…

Mar
17
sam
Russie : meurtre d’Alexeï Krylov
Mar 17 Journée entière

Le 16 mars 2008, à la sortie d’une station de métro située dans le centre de Moscou, un groupe de skinheads néonazis armés de couteaux ont attaqué cinq personnes qui se rendaient à un concert punk hardcore. Un punk de 21 ans, Alexeï Krylov, a succombé à de multiples blessures avant que l’ambulance arrive sur les lieux de l’attaque. Par la suite, on a appris que le meurtre avait été planifié sur un site de hooligans du Spartak de Moscou.

Mar
19
lun
Toulouse : meurtres antisémites dans une école
Mar 19 Journée entière

Toulouse—meurtres—MerahjpgAprès avoir tué 4 militaires quelques jours avant, le 19 mars 2012 à Toulouse, Mohamed Merah, 23 ans, ouvre le feu devant un lycée juif et tue un enseignant, Jonathan Sandler, et ses deux enfants, ainsi que la fille du directeur, âgée de huit ans, qu’il exécute d’une balle dans la tempe. La nature antisémite du meurtre ne fait aucun doute, et même s’il reste de nombreuses zones d’ombre dans cette affaire (en particulier parce que Merah sera abattu dix jours plus tard par le Raid, sans s’être expliqué sur ses actes), on sait que c’est animé par le fanatisme religieux que Merah a perpétré ses meurtres.

Avr
7
sam
2006 : Samba, militant antiraciste, tué par des néonazis russes
Avr 7 Journée entière

Samba Lampsar, un étudiant originaire du Sénégal, qui militait dans une ONG antiraciste, a été tué le 7 avril 2006 à  Saint-Pétersbourg par des hommes qui l’attendaient à la fin d’une soirée en discothèque qui célébrait l’amitié interculturelle entre Russes et étrangers. Les agresseurs attendaient les étudiants africains, embusqués sous une porte cochère : ils se sont précipités en hurlant des slogans nazis, les étudiants sont partis en courant, pris de panique. Un coup de feu est parti, l’homme qui a tiré sur Samba Lanpsar s’est enfui après avoir abandonné son arme, sur laquelle était gravée une svastika. Les médias se sont emparés de l’affaire, et l’enquête de police (au sujet de l’arme) a conduit à un certain Dimitri Borovikov, qui dirigeait un groupuscule skinhead néonazi, Madcrowd.

1993 : Makomé est assassiné dans un commissariat parisien
Avr 7 Journée entière

Makomé est assassiné au commissariat des Grandes Carrières, le 7 avril 1993. La hiérarchie policière appelle cela un « incident de police » en langage administratif, pour nous, il s’agit d’un crime raciste et sécuritaire.

MakoméIl y a dix ans, la droite est revenue au pouvoir, les flics se croient tout permis. Dans le quartier, c’est des contrôles au faciès, les mains contre les murs, des fouilles au corps. Le 7 avril, Makomé est arrêté, pour vol de cigarettes. Il a 17 ans, et il refuse de se laisser interroger et humilier. Pascal Compain, un flic mal noté par ses supérieurs, avec 12 ans de service, le menace de son arme… à bout touchant, appuyé et Makomé se prend une balle dans la tête.

Compain est placé en garde à vue. Immédiatement après, le quartier s’enflamme. Après les premières manifestations, les flics se déchaînent, les civils chassent les jeunes devant la mairie, à chaque arrestation, c’est des applaudissements à tout rompre des flics en tenue, tandis que les soutiens essaient de s’organiser pour être présents.

On s’en souvient, impossible de se retrouver à plus de deux, sauf à se faire arrêter illico. Une sorte d’état d’urgence, le 18ème est bouclé et les médias s’offusquent: Paris n’est pas la banlieue, et pourtant le quartier est en état de siège. Pendant ce temps-là, la famille attend, la justice n’est pas faite.

Il faut attendre presque trois ans pour que le procès ait lieu. Dans l’intervalle, d’autres jeunes meurent ou sont blessés grièvement dans toute la France par d’autres flics qui, grisés par l’impunité, laissent libre cours à leur racisme.

Le 12 février 1996, le procès a lieu. Malgré les démonstrations techniques qui montrent qu’un coup de pistolet ne part pas comme ça, qu’il faut exercer une forte pression sur la détente pour que la balle parte, Compain n’est plus jugé pour homicide involontaire, les faits ont été requalifiés : violences volontaires avec arme, ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Peu importe qu’il se soit agi d’un flic, que Makomé ait été menotté et ait crié, juste avant de mourir « Arrêtez, vous n’avez pas le droit! »

Compain est condamné à 8 ans. Il en a fait trois, au moment du procès, il est libérable un an après.

Dans de nombreux autres cas, les flics ne sont même pas inquiétés : leurs victimes sont diffamées et leurs familles n’ont pas le droit d’exprimer leur douleur.

Avr
15
dim
2004 : l’islamophobie, déjà…
Avr 15 Journée entière

Le 15 avril 2004, un incendie manque de détruire la mosquée d’Haguenau, au nord de l’Alsace : deux croix gammées sont retrouvées sur la façade. Quelques jours plus tard, ce sont les pompes funèbres musulmanes de la région sont aussi visées par un incendie ; sur la façade, encore des croix gammées. Le 19 avril, la mosquée la plus fréquentée d’Alsace, dans le quartier de la Meinau, subit le même sort. Le 22 avril, une épicerie halal est détruite par un incendie à Koenigshoffen. Les Musulmans ne sont pas les seuls visés, et la semaine suivante, 127 tombes sont barbouillées à la peinture rouge de croix gammées, de croix celtiques et de sigles SS…

Avr
16
lun
2006 : l’antifa russe Sacha Ryuhin est assassiné
Avr 16 Journée entière

Le 16 avril 2006, Sacha Ryuhin (19 ans) a été assassiné par plusieurs skinheads néonazis alors qu’il se rendait à un concert de What We Feel à Moscou. Trois de ses agresseurs ont été arrêtés : ils ont été inculpés de hooliganisme, malgré leur appartenance à des groupes d’extrême droite violents. Les autres, qui n’ont pas été arrêtés, sont inculpés de meurtre.

Ni oubli, ni pardon !