Gilets jaunes : pour un acte 12 antifasciste

28 janvier 2019 3 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Lu sur Paris Lutte Info, un récit de l’agression du NPA par des nationalistes et un appel à se retrouver pour samedi prochain :

On rejoint la manif qui part des Champs-Élysées sur le boulevard Saint Germain. On se greffe au NPA. On hésite à passer en mode bloc, on le tente, on déplie les banderoles en tête on commence à se masquer mais on se rend vite compte qu’on est pas assez nombreux, Vincent Lapierre [1] parade avec ses potes autour. On se replie dans les rangs du NPA avec notre banderole « Antifascistes et Anticapitaliste ».

On recoit l’info que du gros faf va débouler. On remballe la banderole en speed on replie le drapeau noir et on reste avec les potes du NPA. On les prévient qu’ils vont débouler mais pas on n’est pas assez nombreux et pas assez persuasifs, ils nous prennent pas au sérieux et ça y est les fafs sont là, en face.

Une trentraine.

Le premier cri « Pas de parti politique ! » le deuxième « On est apolitiques putain » et ils chargent. Ils molestent le cortège du NPA en mode expéditif, avec des poings américains.

Quand ils repartent pour prendre la tête du cortège, avec mon petit groupe, on décide de décoller, on est pas assez nombreux. On dit à tout le monde de pas continuer, que les fafs vont les attendre au bout. Mais, on est pas assez nombreux, pas assez persuasifs, la manif continue, nous on remballe on se démasque on remet du rouge à lèvre pour qui peut et on va se mettre à l’ombre histoire de réfléchir. Au passage on range la banderole dans un lieu safe, celle là ils la retourneront pas.

On retrouve finalement le groupe de mobilisation antifa et affilié dans le cortège rue du de rivoli qui va vers Bastille.

Arrivés à Bastille, nasse géante, on s’extirpe encore, on se démasque, on se refait une beauté et direction République. On traine avec les mêmes encore, là on les attends les fafs, on est en puissance. Sauf que les keufs chargent en mode sale. La place est dispersée.

Fin de la journée.

Hypothèse pour un acte 12 :

Peut-on annoncer un départ CLAIR et non crypté pour ceux qui n’ont pas les infos mais qui aimeraient suivre, zbeuler, aider, défendre, être en masse ? De là ça peut partir en mob.

Pour que le cortège antifasciste soit massif ! Parce qu’il ne s’agit plus de chasse isolées, les cortèges sont attaqués et nous devons nous sécuriser, les sécuriser, en une réponse unitaire.

Un départ clair ou un cortège clair pour que nombre de gens que j’ai croisé qui voulait rejoindre et n’ont vu personne PUISSENT rejoindre la mobilisation antifasciste dont on a besoin ?

Les groupes affinitaires sont nécessaires mais on a besoin d’un cortège affilié.

Pour que les fachos déguerpissent, aillent ouiouiner chez eux.

Comme à l’ancienne, avec tous les groupes antifas et affiliés,

RÉUNISSONS NOUS !

3 commentaires »

  1. TR24 2 février 2019 at 18:02 - Reply

    Carrément pour un appel clair à la haine contre ces racailles. Va falloir qu’ils comprennent qu’on ne se bat pas pour la France mais contre le système et les ultra-riches.

  2. Albran 29 janvier 2019 at 16:27 - Reply

    Je crains fort que tout cela ne serve à rien ;je crois qu’on se fait des illusions sur les gilets jaunes eux-mêmes. Pour les avoir cotoyés d’assez près sur les rond-points ou à Paris, je dirais qu’il s’agit pour la plupart de “lepénistes honteux”.
    Evidemment, ils ne l’avouent pas au premier abord mais pour peu qu’on discute sans trop annoncer la couleur…
    Quand bien même nous arriverions à dégoûter les fâchos, le gros des GJ ne nous suivraient pas. Pour moi, la question est plus de savoir comment dénoncer l’imposture de cette prétendue mobilisation sociale.

  3. Denis 29 janvier 2019 at 08:02 - Reply

    Mais POURQUOI vouloir absolument se greffer à ce mouvement facho ???? Les GJ sont des incultes politiquement, “l’apolitisme” ? ça n’existe pas, et les ordures nationalistes sont comme des poissons dans l’eau dans ce marigot pourri.
    Mais qu’alliez-vous faire dans cette galère?

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