Un bastion “social” ferme, un vrai centre social ouvre

23 octobre 2018 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Pendant qu’un “bastion” qui n’a de social que le nom ferme honteusement ses portes par manque d’engagement militant (un peu aidé il est vrai par les antifascistes locaux), un véritable centre social ouvre les siennes, et attend votre soutien.

À peine plus de trois mois après son inauguration, en juillet 2018, le Bastion social (BS) de Clermont-Ferrand vient de mettre la clés sous la porte. Dans son communiqué officiel, le mouvement d’extrême droite prétend que la cause serait la répression que certains de ses militants subissent : et de fait, trois membres du BS sont passés la semaine dernière devant les juges pour des violences commises sur quatre personnes dans la nuit du 8 au 9 septembre dernier, rue de la Treille. Mais dans un tweet assez pathétique, un des responsables du BS de Clermont met plutôt en cause l’inaptitude de ses militants.

À sa décharge, ce sont aussi, et peut-être surtout, les actions de harcèlement menées par des militants antifascistes de la CARA qui ont eu raison du local d’extrême droite : à plusieurs reprises, le Bastion social de Clermont a été investi et saccagé.

Source : Facebook de la CARA

La répression ne s’est pas faite attendre : deux militant ont été arrêtés la semaine dernière, et une perquisition a été menée au domicile de l’un d’entre eux. Un rassemblement de soutien s’est tenu vendredi dernier devant le palais de justice.

Source : La Montagne

Pendant ce temps, à 400 kilomètres de Clermont, à Gap, rue de l’Imprimerie, un véritable centre social autogéré ouvre ses portes. Dans leur communiqué d’ouverture, les animatrices et animateurs du centre précisent :

N’attendons plus rien de la part de l’État et des institutions qui de toutes façons ne jouent pas leur rôle et ne respectent pas leurs propres lois. Face à la situation des exilés et laissés-pour-compte, et au vide culturel de la ville de Gap, le CESAÏ (centre social autogéré) ouvre ses portes rue de l’Imprimerie. Son but est de proposer un hébergement et des activités libres et gratuites. Réapproprions-nous nos vi(ll)es. A toutes les copines et copains ayant besoin de changer d’air vous êtes les bienvenues, ici nous avons besoin de vous.

On est bien loin de l’alternative de pacotille du Bastion social, tout juste bon à faire des t-shirts et prendre la pose pour les réseaux sociaux. Si vous voulez aider concrètement le CESAÏ, vous pouvez apporter sur place des matelas, des couvertures et des draps, des rallonges, des rideaux, des meubles en tout genres ; de l’outillage, du matériel de cuisine… Ainsi que votre énergie débordante !

La Horde

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