Ayoub, skin d’influence (émission de Radio Parleur avec la Horde)

16 septembre 2018 1 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Après le meurtre de Clément, il affirmait ne pas connaître Esteban Morillo et Samuel Dufour. Pourtant, dans la soirée du 5 juin 2013, alors que Clément agonise à l’hôpital, Serge Ayoub passe son temps au téléphone avec eux, et les accueille dans son bar, le Local. Ce n’est pourtant pas la première fois que son nom revient dans ce genre d’affaire… Radio Parleur est allé brosser le portrait de Serge Ayoub avec un militant de La Horde.

Un commentaire »

  1. Le vétéran 17 septembre 2018 at 22:06 - Reply

    J’ai écouté cette émission radiophonique avec beaucoup d’attention. Dans les années 80, je traînais notamment dans les squats parisiens de Caplat, de Chevaleret et à L’Usine à Montreuil. Sans le savoir, nous vivions les derniers feux du gauchisme : Action directe, Radio Mouvance (puis Radio Rosta), la Commission prison répression, je journal Rebelles et j’en passe. S’il y avait encore pas mal de militants d’extrême-gauche, le mouvement autonome était moribond et les libertaires – essentiellement regroupés dans la Fédération anarchiste – ressemblaient davantage à Georges Brassens qu’à Jules Bonot. Quant aux derniers maos, ils ne se remettaient pas de leur gueule de bois pendant que les trotskystes s’écharpaient pour savoir lequel d’entre eux était le digne héritier du prophète et qui était l’hérétique à vilipender. De façon très claire, tous ces gens, forts éloignés du prolétariat, ont des années durant ignoré l’existence même des skinheads (qu’ils découvriront via la télé…) alors que la situation était très « tendue ». Il faut le dire : à Paris, ce sont les skins qui tenaient la rue, et personne ne leur disputaient ce privilège aux abords des stations de métro Jacques Bonsergent, Les Halles, Pasteur, Tolbiac ou encore dans les jardins attenant au Sénat. C’est simple : il n’y avait PERSONNE en face.
    J’ai regardé le film Antifas de Mac-Arèle Vecchione et comme l’a parfaitement résumé un internaute sur le site Bellaciao : «  la mythomanie le dispute au ridicule. ». Il faut ramener les choses à leurs justes proportions : certes, il y a eu quelques groupes qui se sont opposés aux skinheads, comme les Asnays et les Red warriors, mais c’était a-nec-do-tique (salutations en passant aux Ducky Boys qui ne se la racontent pas). Ensuite, quand le mouvement skinhead a reflué sous les coups de la police (arrestations) et de l’auto-organisation des jeunes immigrés de banlieue dans le mouvement zulu, un tas de mecs se sont proclamés « chasseurs de skins » sachant qu’ils ne risquaient quasiment plus d’en croiser. On a ainsi vu fleurir – après la bataille – des bandes comme les Etoiles, les Lenin Killers et j’en passe (je n’ai pas connu les Rudy Fox).
    Ceci étant dit, j’en viens à Serge Ayoub, ce fils d’une magistrate et ex-militant du PS. Le présenter comme un néo-nazi est inexact (et diffamatoire ) : c’est certes un individu non fréquentable, mais il n’est pas racialiste. D’ailleurs, sa petit amie de l’époque était l’actrice de films X d’origine antillaise Tabatha Cash. Son credo politique c’est le fascisme dans sa version squadriste/révolutionnaire, pas le néo-nazisme version Parti nationaliste français et européen (PNFE) de Claude Cornilleau. Il s’est d’ailleurs rapproché de Jean-Gilles Malliarakis et non du PNFE.
    Précision (même s’il s’agit d’un fait divers) : sa boutique Dark Side n’a pas brûlé : elle a été endommagée par une bombe le 21 juin 1993…
    A l’époque, le tout « Paris alternatif » le soupçonnait déjà d’être un indic de police (il a d’ailleurs laisser un temps courir le bruit qu’il allait devenir commissaire…). L’hypothèse n’est pas absurde : sachant qu’il a fait de la prison pour trafic de ice en 1997, il a par la suite pu bénéficier de quelques « largesses » en échange de certains « services ». Ce n’est qu’une hypothèse, mais il s’est toujours entouré de bas du front, façon idéale pour pouvoir ficher tout ce petit monde… Quid de ses échanges téléphoniques avec la préfecture de police dans la nuit du 5 au 6 juin 2013 ?

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