Turin : LIBERTÉ POUR NICOLO

4 juillet 2018 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

LIBERTÉ POUR NICOLO’, ENFERMÉ DANS UNE PRISON POUR LE SEUL FAIT D’AVOIR PARTICIPÉ A UNE MANIFESTATION ANTIFASCISTE

Lu sur Antifascisti Bruxelles :

Nous, antifascistes italien.ne.s, exprimons notre solidarité avec Nicolò, camarade antifasciste de Turin emprisonné pour avoir participé à la manifestation contre le parti d’extrême droite Casapound le 22 février dernier.

Liberté pour Nicolo

Nous voulons diffuser cette histoire en Belgique, le pays où on vit et on milite, et demandons la solidarité de tou.te.s les antifascistes qui, comme nous, seront frappé.e.s et degouté.e.s par l’absurdité de cette affaire.

Nicolò a été arrêté en mars, et se trouve depuis dans la prison «Le Vallette» de Turin. Après plusieurs demandes de mise en liberté, le juge d’instruction lui a accordé l’assignation à résidence avec bracelet électronique. Or, vu que ces bracelets ne sont pas disponibles en quantités suffisantes, Nicolò a dû rester en prison. Les bracelets électroniques font partie des mesures alternatives à la prison, même si on sait bien qu’il y en a pas assez, et que du coup beaucoup de détenu.e.s se trouvent dans cette situation absurde.

Nicolò est accusé principalement d’association criminelle, sans qu’aucune accusation d’avoir pris part à des actions spécifiques lui soit portée, sauf le fait d’avoir tout simplement participé à la manif antifasciste. Cette opération a été orchestrée par le parquet de Turin après avoir été réclamée à grands cris par tous les partis politiques et par Minniti, le Ministre de l’Intérieur de l’époque ; elle frappe plusieurs antifascist.e.s de Turin à travers obligations de pointage, interdictions de quitter son domicile et assignations à résidence. La façon dans laquelle cette enquête a été menée prouve son fort caractère punitif, politique et instrumental : la précipitation et les preuves incomplètes présentées par l’accusation en sont la démonstration. Il s’agit d’un véritable exemple du fonctionnement de la justice italienne : ce n’est qu’un instrument de contrôle du conflit social, ainsi qu’une arme dans les mains de la classe dirigeante.

Il est difficile de ne pas se rendre compte de l’hypocrisie des forces politiques soi-disant de gauche qui, il y a quelques mois, appelaient à des sanctions exemplaires pour les antifascistes : ce sont les mêmes qui maintenant se scandalisent des politiques racistes implémentées par le nouveau gouvernement italien et qui redoutent un retour imminent à la double décennie fasciste.

Nous demandons à toutes et tous les antifascistes de diffuser l’histoire de Nicolò, de dénoncer l’absurdité et l’instrumentalité du système judiciaire italien, et de montrer leur solidarité à la maman de Nicolò, qui aujourd’hui a commencé une grève de la faim pour demander la libération immédiate de son fils.

(plus d’infos (en italien) : https://www.infoaut.org/…/nico-libero-l-antifascismo-non-si…)

 

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