A la Faculté des Sciences de Montpellier, les identitaires prêtent main forte à la droite pour étouffer le mouvement étudiant.

24 avril 2018 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Ce mardi 24 avril au petit matin, un blocage symbolique de la Faculté des Sciences de Montpellier (le campus Triolet) était organisé par les étudiants mobilisés contre la mise en place de la sélection en Licence.

Une « manifestation » à l’entrée du campus attire l’attention : une douzaine de personnes agitent une grande banderole avec inscrit dessus « Non au blocage de nos facs », signé du hashtag #DéfendsTaFac. Même les élus étudiants des Corpos, eux-aussi opposés au blocage, sont surpris par cette manifestation : ils n’en sont pas à l’origine et ne semblent pas connaitre les organisateurs.

Action des anti-blocage à la Faculté des Sciences de Montpellier (le campus Triolet) le 23 avril 2018

Aux alentours de 7h45, arrive un homme barbu, qui salue les personnes tenant la banderole et discute avec eux.
Cet homme, il s’agit de Martial Roudier, fils de Richard Roudier, président-fondateur du groupuscule d’extrême droite identitaire ultra-violent « Ligue du Midi ».
Comme son père, Martial Roudier aime faire parler de lui, mais plutôt par ses démêlés judiciaires : en avril 2013, il était condamné à deux ans de prison ferme pour tentative de meurtre. En effet, il avait poignardé un jeune adolescent de 16 ans.
Ce n’est pas la première fois que cet extrémiste identitaire se retrouve à côté de la fameuse banderole « Non au blocage de nos facs ». Le 26 mars, 4 jours après la violente agression fasciste contre les étudiants mobilisés de la Faculté de Droit et Sciences Politiques de Montpellier, on retrouvait déjà Martial Roudier en train de discuter tranquillement avec les porteurs de banderole.
Un peu plus tard à l’Assemblée Générale étudiante qui s’est tenue dans un amphithéâtre du campus, c’est l’organisation de droite UNI (Union Nationale-Interuniversitaire) qui est venue en masse afin de perturber ce moment d’échange et d’organisation contre la mise en place de la sélection sociale. Rien d’étonnant, les responsables de l’UNI, en bon défenseurs de leur classe sociale, réclament depuis longtemps une sélection sociale accrue à l’entrée de l’université.

Identitaires et manifestation « étudiante » tôt le matin pour s’opposer aux étudiants en lutte, suivi d’une présence coordonnée et massive de la principale organisation de droite du campus lors de l’Assemblée Générale. Pour le SCALP – No Pasaran 34, la présence, encore une fois, d’un leader du groupuscule radical « Ligue du Midi » auprès de la « manifestation » contre le blocage n’est pas le fruit du hasard. Il ne s’agit pas là d’une initiative spontanée d’étudiants inquiétés par un éventuel blocage de leurs cours, mais bien d’une opération politique.
La lutte étudiante contre la précarité, comme tout ce qui se rattache à la lutte des classes, inquiète les bourgeois et les fascistes. Ceux-ci se rapprochent et s’organisent pour tenter d’empêcher et de diminuer les mobilisations sociales, prouvant une fois de plus que le fascisme est la meilleure arme du capitalisme contre celles et ceux qui luttent contre la barbarie capitaliste. Le weekend dernier, les identitaires tentaient une grotesque opération de communication dans les Alpes contre les migrants fuyant la misère et la guerre. Il ont été repoussés avec succès par les camarades antifascistes italiens.

Partout, ici comme ailleurs, nous repousserons ces marchands de haine et valets de l’exploitation capitaliste, par nos luttes anticapitalistes et internationalistes !


SCALP / No Pasaran 34
Antifascisme radical et lutte de classes à Montpellier
http://www.scalp34.wordpress.com

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