Montpellier : récit de l’agression fasciste par les membres de l’AG

25 mars 2018 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Alors que Philippe Pétel s’est dit “fier” des étudiants cagoulés et armés qui ont attaqué très violemment d’autres étudiants qui occupaient un amphi dans le cadre de la mobilisation de jeudi dernier, voici le compte rendu que les membres de l’AG en ont fait à chaud, publié sur le Pressoir :

Hier soir [22mars 2018], nous, membre de l’AG inter-sectorielle de Montpellier, occupant l’amphithéâtre A de la Faculté de droit et de science politique suite aux décisions de cette même AG, avons dû faire face à une attaque d’une violence inouïe à l’intérieur même des locaux de la faculté. Philippe Pétel, doyen de la faculté de droit, organise vraisemblablement des groupes violents et fascistes.

Durant l’après-midi et le début de soirée, une vingtaine de personnes est restée dans l’amphithéâtre, proférant insultes et menaces. « Cette nuit, ne dormez que d’un oeil » ; « Faudra pas se plaindre une fois aux urgences ». L’un des occupants a alors été pris à partie et frappé par certains d’entre eux, menés par le professeur d’université en droit de la santé M. François Vialla.

Le doyen de l’université Phillipe Pétel a, tout le long de l’occupation, encouragé ce petit groupe d’étudiants à perturber celle-ci. Suite au refus de sa demande d’intervention policière par la préfecture, le ton monte : « vous nous prenez en otage, nous allons devoir répondre » s’exclame M. Pétel. « Pris en otage », par une centaine d’étudiants et de travailleurs, qui ont occupé pacifiquement un amphithéâtre pour s’organiser conjointement contre la série de loi scélérate de destruction du service public portée par le gouvernement Macron.

Entre minuit et une heure, le doyen et ses adjoints contactent des étudiants en droit qui participaient à l’occupation, leur demandant de quitter l’amphithéâtre « avant que ça chauffe ». Dans les minutes qui suivent, une dizaine d’individus cagoulés, armés de bâtons et de taser le rejoint dans un coin du hall central. M. Philippe Pétel leur indique alors des issues de secours par lesquelles ce groupuscule s’engouffre en courant dans la pièce occupée.

S’en suit alors une scène d’une violence incroyable ou les assaillants s’acharnent sur les occupants non-violents, les frappants au sol et les poursuivant pendant qu’ils essayent d’évacuer les blessés. Parmi ces assaillants, plusieurs étudiants de la faculté de droit ont eu la désagréable surprise de reconnaitre certains de leurs professeurs et chargés de TD. Le doyen s’est ensuite enfermé avec les personnes cagoulées à l’intérieur de la faculté, les protégeant de la police qui venait d’arriver sur place.

Des actes d’une telle violence ne peuvent rester impunis, encore moins quand ils sont organisés et couverts par des membres du personnel d’une université publique !

En complément, lire l’article sur le blog de Léo Le Calvez

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