[mis à jour le 18-12-2017] Bastion Social : Quand les fascistes instrumentalisent la misère

18 décembre 2017 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Lu sur le site du Réseau Antifasciste Savoie :

Le 27 mai dernier ouvrait à Lyon un nouveau local d’extrême-droite baptisé « Le Bastion Social ». L’objectif affiché de l’ouverture de ce « squat » par le GUD, serait de venir en aide uniquement aux Sans Domicile Fixes blancs et de nationalité française « abandonnés » par les pouvoirs public. Monter les pauvres les uns contre les autres, rendant les uns responsables de la misère des autres, rien de nouveau pour l’extrême-droite. Un terme a été mis à cette opération marketing du GUD, avec l’expulsion du bâtiment par la police le 13 juin dernier, sans que ceux-ci n’aient eu l’occasion de mettre en œuvre leur projet de triage des « bons et mauvais pauvres » (…)

NOTE IMPORTANTE au 18/12/2017 : Après l’annonce du GUD le 21 novembre dernier, de se « mettre en sommeil » au profit du nouveau mouvement Bastion Social, c’est aujourd’hui au tour d’Edelweiss Pays de Savoie d’annoncer son ralliement et l’ouverture prochaine d’un local dans le centre de Chambéry. Affaire à suivre… 

banderole d'Edelweiss en soutien au Bastion Social Lyon

EdelweiSS affiche son soutien au Bastion Social

Ce genre de « réquisition » s’inspire directement des fascistes italiens de l’organisation CasaPound qui tente de lier une pratique « nationale et sociale ». Mais cela ne doit pas cacher le vrai sens de cette ouverture : obtenir un lieu pérenne en centre-ville de Lyon qui permettrait notamment de loger et de former des militants fascistes ainsi que de pallier les difficultés de l’actuel local du GUD, le Pavillon Noir, dans le quartier Saint-Just.

Pour ce projet, les « rats noirs », comment ils aiment s’appeler, ont trouvé le soutien des néo-nazis savoyards d’EdelweiSS Pays de Savoie, qui depuis quelques années affichent cette même stratégie « sociale », promouvant la « solidarité entre Français ». Cette stratégie limitée à quelques travaux et déménagements chez certains de leurs militants, preuve une nouvelle fois de la consanguinité de leur action politique, reste toutefois dangereuse à l’heure où les discours de division sont monnaie courante dans la bouche de certains responsables politiques et médias dominants et que les inégalités et la pauvreté explosent.

Tract d'EdelweiSS Pays de Savoie

Tract d’EdelweiSS Pays de Savoie

Selon ces groupuscules, les migrants auraient droit à toutes formes de prestations et d’aides sociales, alors qu’en réalité ces derniers sont exclus de la majorité de ces dispositifs, y compris pour le logement. Preuve en est, la constitution d’un camp de fortune à Chambéry, afin d’héberger dans des conditions plus que précaires un certain nombre de réfugiés (parmi eux des familles et des mineurs non accompagnés), délaissés par les pouvoirs publics.

Il est d’ailleurs bon de rappeler que pour l’extrême-droite française la solidarité avec les plus démunis est à géométrie variable. Preuve en est, cet arrêté municipal anti-mendicité pris par le maire FN d’Hénin-Beaumont en mai 2014 ou la procédure d’expulsion du Secours Populaire de son local lancée par le maire FN d’Hayange.

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