Isère : l’accueil des migrants se passe bien, sauf pour l’obtention des papiers…

19 novembre 2017 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Lu sur Vigilances Isère antifascisme :

La plupart des migrants (sinon la totalité) ne se sont exilés que contraints et forcés. Chassés par les guerres et la misère, réfugiés menacés par des dictatures  ou  réfugiés climatiques, ils auraient amplement préféré pouvoir rester dans leur pays. Contrairement aux clichés xénophobes, agités sans cesse par l’extrême droite et les droites, ils ne sont pas arrivés  ici pour « profiter de nous », ni pour « pervertir nos racines et principes ».

Souvent très courageux, très formés, ils peuvent beaucoup nous apporter, pour peu que préfets et administrations ne les maintiennent pas dans un noman’s land juridique  et dans le non-droit absolu, sans-papiers. Dans les villes, les quartiers, les villages, de nombreux  habitants agissent, à leur niveau, pour ne pas laisser ces personnes complètement abandonnées.

Dans un quartier populaire de Rouen, où habitants et commerçants se mobilisent pour apporter de l’aide aux réfugiés.

D’ailleurs, il arrive que trop souvent ces « passeurs d’humanité » subissent  eux aussi la répression pour des délits de solidarité, comme à Calais où les forces de police essaient d’empêcher les humanitaires d’apporter le minimum vital aux migrants, comme dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritime) ou les dans les Hautes-Alpes où des personnes essaient de protéger les exilés des dangers de la montagne.

Autre exemple, parmi de très nombreux autres cas, dans ce village isèrois, au pied du massif de la Chartreuse : des habitants se mobilisent pour apporter de l’aide à un exilé persécuté par le pouvoir en place en Guinée-Conakry. Mais voilà, l’OFPRA n’a même pas étudié sa demande, et il risque d’être expulsé, car « dubliné » lui aussi : ce n’est que dans le  pays par lequel il est entré en Union Européenne, qu’il peut présenter sa demande d’asile, sans aucune garantie qu’elle soit acceptée ni qu’il puisse revenir en France. Dans le cas de Boubacar, c’est vers l’Italie qu’il risque l’expulsion, alors que francophone et diplômé, il a déjà tissé des liens en France, et qu’il souhaite  y construire sa nouvelle vie…

Voir :  SVP, accordez l’asile à Boubacar ! (des habitants de Pommiers-la-Placette et de Voreppe, Isère)

Extrait du tract Ras L’Front- Voiron, novembre 2017  :

Suite au démantèlement partiel des honteux campements de Calais et  de la Chapelle (Paris), l’Etat français a ouvert des centres temporaires pour mettre à l’abri les exilés, (ces migrants sont d’ailleurs en nombre infime en France, proportionnellement à la population du pays).
Au moyen du rachat d’anciens hôtels F1 surtout,  il s’agissait aussi  de donner une solution (provisoire…) à d’autres personnes en  manque urgent d’hébergement.
Dans notre région, à Allex, Chanas, St-Hilaire du Rosier et Le Fontanil, les droites,  tout comme l’extrême-droite classique (FN ,  Civitas, Identitaires, etc)  ont essayé de manipuler les populations locales pour refuser l’hébergement provisoire de quelques poignées de demandeurs d’asile.
A St Hilaire du Rosier,  le FN était à la manoeuvre, il y a même eu des coups de feu.
( photo à droite : tract publié par des habitants de St Hilaire, à l’automne 2016)
Au Fontanil-Cornillon,  c’était le maire (LR) et des petits patrons qui ont lancé la folie xénophobe.
Malgré la démagogie raciste et les peurs maniées par ces droites, malgré les intimidations,  les  solidarités  ont pu jouer, appuyées sur  des habitants,  des associations, des élus aussi. Partout, l’accueil se fait sans problèmes dans  les communes.
Mais au Fontanil-Cornillon, on a encore accusé les migrants de « vols de tomates dans les jardins »  …  sauf qu’à l’époque, aucun demandeur d’asile n’était arrivé dans l’ancien hôtel F1.

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