Les Roudier, des fachos à la ferme (2ème partie)

9 septembre 2017 1 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Le site d’infos alternatives Le Pressoir a alerté il y a deux jours sur la tenue d’une « journée patriotique » organisée par la Ligue du Midi, dont le patron Richard Roudier a pour l’occasion rassemblé autour de lui une vrai cour des miracles de l’extrême droite, invités sur lesquels nous reviendrons en début de semaine. C’est l’occasion pour nous de compléter le portrait de Richard Roudier que nous avions publié au début de l’été : après les premières années, voici donc le parcours de Richard Roudier des Identitaires au Comité jeanne. 

Nous avions laissé Richard Roudier en 2002, au moment de la création du Bloc Identitaire. Rappelons pour mémoire que les Identitaires ont été créés en août 2002 par des militants d’Unité radicale (UR), groupuscule nationaliste-révolutionnaire (auquel appartiennent les Roudier père et fils) interdit et dissout cette même année, après que l’un de ses membres a tenté d’assassiner le président de la République Jacques Chirac le 14 juillet 2002. Parmi les membres fondateurs des Identitaires, on retrouve ceux qui seront les principaux dirigeants du mouvement : Fabrice Robert, Philippe Vardon, Philippe Millau et Richard Roudier.

Richard Roudier (en chemise), accompagné de Philippe Vardon et Fabrice Robert, en 2005.

Au sein du mouvement, en plus de la tache ingrate d’assurer la sécurité des meetings, Richard Roudier  est chargé de la cellule « développement » : pour ce faire, il anime des « repas de structuration » un peu partout en France en 2004-2005, et il organise avec ses fils les Deuxième Assises identitaires à Lyon le 13 novembre 2004. Roudier se vante aussi d’avoir imposé au sein des Identitaires deux axes majeurs : l’abandon de l’antisémitisme, qu’il considère comme un obstacle en travers de la route des nationalistes vers le pouvoir (il n’hésitera pourtant pas, en octobre 2010, à signer la pétition pour l’abrogation de la loi Gayssot et la libération du négationniste Vincent Reynouard) et le régionalisme, dont Roudier et ses fils font la promotion auprès de nationalistes par toujours convaincus.

La ligue du midi avant la lettre

Richard Roudier participait déjà à la revue régionaliste Montségur de l’association Parcours d’Europe, tandis que son fils Olivier s’active au sein de son association Lo Gripet (« Le farfadet »). Mais en 2006, toute la famille Roudier va se retrouver pour fonder un nouveau collectif, « Peuples-Identités-Cultures Occitanie », qui préfigure ce que sera la Ligue du Midi. On retrouve ainsi Martial Roudier sous cette étiquette à la convention Identitaire de 2007. C’est que le combat « identitaire » doit selon Roudier être mené non pas « contre la France, mais contre une certaine France, celle du centralisme jacobin, de l’administration tatillonne, de la réduction des libertés publiques, celle de la bouillie “ métissarde ”, du nihilisme, du nivellement, celle de la décadence et du renoncement. »[1] En juin 2007, avec les identitaires d’Alsace d’Abord et de l’Idée Bretonne, Peuples-Identités-Cultures Occitanie participe à la création d’une Fédération Identitaire Et Régionaliste (FIER), initiative qui reste sans suite.

Le SO du Bloc identitaire, qu’on aperçoit encadrant Oskar Freysinger.

Lors des assises internationales contre l’islamisation de l’Europe, le 18 décembre 2010, la sécurité de l’espace Charenton est confiée au SO du BI, auquel participent les frères Roudier, Richard se chargeant de la logistique. Ils sont alors aux côtés de militants de la Ligue de défense juive (LDJ), un groupuscule sioniste d’extrême droite (Roudier aviat pris contact avec Jean-Claude Nataf dit « Michaël Carlisle », dirigeant de la LDJ, au milieu des années 2000). Durant les années 2000, Roudier est également très pris par son activité au sein du Comité d’Entraide aux Prisonniers Européens (CEPE), un comité de soutien aux auteurs de crimes sécuritaires et racistes ainsi qu’aux militants d’extrême droite, auquel nous consacrerons ultérieurement un article spécifique.

C’est la crise

Mais au fil des années, le vieux Roudier, 65 ans, finit par ne plus se retrouver dans ce groupuscule new look qui semble s’éloigner des fondamentaux du nationalisme-révolutionnaire si cher à ses yeux, et il y dénonce par ailleurs « une tendance au jeunisme ». Fabrice Robert, quant à lui, juge que Roudier est un homme du passé, aspirant à « un mouvement très centralisé, format XXe  siècle ». Ambiance !

« Une autre jeunesse », dernière campagne nationale des Identitaires en 2010. Un « jeunisme » sous contrôle de Vardon qui agace notre vieux paysan moustachu…

C’est que le moustachu n’est pas tendre avec les deux principaux leaders du parti : il considère Fabrice Robert comme un « dépressif chronique » incapable de prendre la moindre décision importante et qui n’a pas, selon lui, l’âme d’un chef ; quant à Philippe Vardon, ce n’est à ses yeux rien de moins qu’un opportuniste qui se sert des Identitaires comme d’un marche-pied pour sa propre promotion au sein du « nouveau » Front national de Marine Le Pen. L’avenir ne lui donnera pas tort, il faut le reconnaitre !

Quand Fabrice Robert, Philippe Vardon et André-Yves Beck décident de limoger son ami Philippe Millau les 17 et 18 mars 2012, Richard Roudier contre-attaque début avril par le biais d’un communiqué dans lequel il met en cause le fonctionnement de la structure, dénonce les « conseillers occultes » et la « soumission au Front national » (suivez mon regard). Suite à cette fronde, plusieurs sections vont disparaître de l’organigramme du BI, dont celle du Languedoc, Roudier s’étant replié sur la Ligue du Midi.

Notre moustachu avait en effet assuré ses arrières et déclaré en préfecture en janvier 2011 la Ligue du Midi, dont l’objet est de « concourir à l’expression démocratique en Languedoc Roussillon en assurant la promotion des identités historiques et des libertés publiques des habitants de cette région. » Sans rire ! Lors des élections régionales de mars 2010, c’était déjà sous l’étiquette Ligue du Midi que le Bloc identitaire avait présenté ses candidats en Languedoc-Roussillon, une liste conduite par Richard Roudier qui obtient le score ridicule de 0,68 % au premier tour (il récidive en 2011 pour les cantonales, et recueille… 76 voix.)

Réseau Identité

Philippe Millau en 2012

Après son départ des Identitaires, Roudier tente d’organiser son propre réseau avec les autres débarqués. Il lance le 7 juin 2012 le Réseau Identités avec, entre autres, le breton Philippe Milliau. Dans la foulée, et histoire de faire parler de lui, le réseau participe aux législatives de juin 2012. La Ligue du Midi présente 11 candidats, et ne fait guère mieux que les années précédentes : Richard Roudier se présente dans la 5e circonscription du Gard et rassemble sur son nom 311 voix, soit 0,54% des suffrages. Son fils Olivier, dans la 6e circonscription, fait encore moins bien, avec seulement 118 voix, soit 0,27%… Roudier avait pourtant, dès les années 1980, juré de ne plus emprunter la voie électoraliste, mais il y revient pourtant régulièrement tout au long des années 2000 et 2010, histoire sûrement de se faire un peu de pub et de pouvoir bénéficier d’une tribune médiatique.

Richard Roudier en juin 2012.

Ainsi, au mois d’août 2012, l’association Réseau Identités est créée officiellement, avec un objet similaire à celui des structures précédemment fondées par les Roudier, mais en précisant qu’il s’agit d’une « formation politique qui concourt à l’expression du suffrage dans le cadre des institutions de la République ». C’est à l’occasion d’une « université de rentrée décentralisée » en septembre que le Réseau-Identités annonce officiellement sa création (une petite quarantaine de présents). Mais malgré les bonnes intentions de départ, chaque collectif reste le nez sur ses activités locales, et le « réseau » a bien du mal à exister, jusqu’à son auto-dissolution en mars 2016.

Quand Roudier rencontre Ayoub

Roudier va ensuite se chercher de nouveaux amis, et il est contraint de faire les fonds de tiroir nationalistes : ainsi, il se rapproche d’abord du chef de bande Serge « Batskin » Ayoub : le 7 décembre 2012, il participe à un dîner-débat avec Ayoub dans son bar, le Local puis, en mai 2013, il participe, toujours avec Ayoub, à la manifestation en hommage au militant de l’Œuvre française Sébastien Deyzieu, et il y prend même la parole au nom du réseau Identités.

Richard Roudier et le naziskin Serge Ayoub se rencontrent régulièrement au milieu des années 2010, et partage la même tribune aux journées de Synthèse nationale.

Il retourne au Local le 20 juin pour soutenir son nouvel ami, dont les « Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires » viennent d’être dissoutes suite aux coups mortels portés par l’un de ses membres à notre camarade Clément Méric : pour l’occasion, Roudier disserte sur les « libertés publiques »… Mais en réalité, Roudier caresse l’espoir de retrouver au sein des troupes d’Ayoub l’esprit « révolutionnaire » qui l’avait attiré à Unité radicale, et des troupes fraîches pour porter cet idéal. C’est certainement la raison pour laquelle, contrairement à l’écrasante majorité des structures ou personnalités d’extrême droite, il n’hésite pas à afficher son soutien à Estban Morillo, l’auteur des coups mortels portés à Clément, à qui il propose l’aide de son comité de soutien.

Conférence de presse du Collectif pour la Défense des Libertés publiques : Éric Miné, Richard Roudier et Roland Hélie.

C’est d’ailleurs dans cette perspective que, en juin 2013, il lance (encore !) une nouvelle structure, avec Roland Hélie et Eric Miné, le « Collectif pour la Défense des Libertés publiques » qui se présente comme une version « élargie » du CEPE, et qui apporte entre autres son soutien à Morillo. Notons qu’à cette occasion, Roudier retrouve Renaud Camus (déjà croisé aux assises de l’islamisation en décembre 2010, et même en novembre 2010 à Lunel), qui, comme d’autres « personnalités » d’extrême droite (Christian Vanneste, Guillaume Faye) apporte son soutien à l’initiative. La même année, décidément en mal d’amitié, Roudier, qu’on a connu faisant le fou autour du feu lors de solstices païens organisés dans son château, se rend même à l’église Saint-Eugène en mai 2014 pour le 800ème anniversaire de la naissance de Saint-Louis, et papote avec le prétendant au trône de France Louis XX !

La tentation Front national

Fin 2014, Richard Roudier tente également d’adhérer au SIEL, au grand dam de son président, Karim Ouchikh, qui s’inquiète de cette tentative d’entrisme de la Ligue du Midi, qui pourrait poser problème dans ses relations à ce moment-là encore cordiales de son mouvement avec le Front national. Louis Alliot ne verrait en effet pas d’un très bon œil l’arrivée de papy Roudier dans sa région…

Roudier n’aurait pas dû prendre le slogan d’alito au pied de la lettre…

Dans un communiqué laconique, Ouchikh refuse l’adhésion en ces termes : « Après examen attentif du parcours politique du président de la Ligue du Midi, qui révèle notamment l’existence de divergences profondes avec la ligne politique du SIEL et avec la Charte du RBM, mais aussi de contentieux persistants avec les forces du Front National en Languedoc-Roussillon, le Bureau exécutif du SIEL a décidé de ne pas donner de suite favorable à la demande d’adhésion de Monsieur Richard Roudier. » S’il est un peu dur de reprocher à Roudier son parcours quand on sait que le FN a longtemps accueilli en son sein des personnages de toute la galaxie nationaliste, y compris les plus radicaux, il est en revanche exact que Roudier a toujours été très critique à l’égard du Front, dont il ne partage pas, effectivement, la ligne politique : « je n’y ai jamais adhéré de ma vie parce que ce parti va à l’encontre des mes vues politiques, notamment sur l’Europe, le régionalisme et le fédéralisme. Mais si un petit mouvement à côté peut avoir un poids et présenter des candidats, alors je peux m’y inscrire. »

Par ailleurs, s’il n’a ainsi jamais vraiment digéré la « trahison » de Jean-Marie Le Pen à l’égard de Pierre Poujade, il respecte quand même celui qui a porté le FN pendant près de quarante ans, du moins jusqu’à son discours de Valmy et ses références aux Lumières, ou pire encore, celui d’avril 2007 où, sur la dalle d’Argenteuil, Jean-Marie s’adresse à la population en leur disant « vous êtes des Français à part entière ». Roudier a beau se dire « 0% raciste », pour lui, prétendre que des Arabes, des fils ou petits-fils d’Arabes (qu’il soient nés en France ou pas) sont des Français, c’est intolérable ! Enfin, si Roudier reconnait au FN une certaine légitimité électorale, il rejette en bloc sa stratégie du « seul contre tous », regrette l’absence d’alliance dans les régions, et rêve d’une « grande réconciliation » avec les exclus du FN (Carl Lang, Pierre Vial, etc.) qui sont devenus ses nouveaux amis.

De gauche à droite : Hugues Bouchu, Richard Roudier, Pierre Vial, Christine Tasin, Pierre Cassen, Jacques Soulis, Roland Hélie et Carl Lang.

En juin 2015, on retrouve ainsi papy Roudier aux premières (et dernières) « rencontres Charles-Martel » à Poitiers, organisées par le Cercle des Chats bottés, une petite association créée en 2012 par Brigitte Bayle, co-fondatrice de Riposte laïque et décédée en 2013, et depuis animée par Jacques Soulis, devenu depuis un cadre du Parti de la France de Carl Lang. Roudier y retrouve tous ses nouveaux amis : Pierre Vial (Terre et Peuple), Roland Hélie (Synthèse Nationale), Hugues Bouchu (Ligue Francilienne), Christine Tasin (Résistance Républicaine), Paul-Marie Coûteaux (ex-SIEL), Carl Lang (Le Parti de la France), Pierre Cassen (Riposte Laïque)…

Mais la même année, l’apparition de Marion Maréchal-Le Pen et sa ligne « ouverte » aux autres composante de l’extrême droite va pourtant un peu infléchir cette position, et la Ligue du Midi apporte son soutien au FN pour les élections régionales de 2015 en ces termes : « Les Identitaires invitent à se mobiliser, le dimanche 13 décembre, pour un vote de rupture – certains membres de la Ligue du Midi diront un vote révolutionnaire -, en faveur de Louis Aliot, Marion Maréchal Le Pen dans le Midi et les autres têtes de listes du Front national ».

100% islamophobe

Les années 2010 sont surtout pour Richard Roudier celles d’un grand rapprochement avec le microcosme islamophobe. Roudier est un collaborateur régulier du site Riposte Laïque (RL) depuis 2013, et en 2015, il répond à l’appel de Renaud Camus, avec le soutien de Riposte laïque, pour une tentative de lancement du mouvement Pegida en France, qui fera un gros flop.

Richard Roudiet et Pierre Cassen.

Roudier joue le jeu et organise deux rassemblements en 2015 : le premier en janvier sous l’étiquette « Pegida Montpellier », le second en juillet, avec Maurice Vidal de RL, sous une banderole « stop Jihad ». Dans son discours, parmi les mesures d’urgence demandées par Roudier, outre les classiques demandes de fermeture de mosquées, de suppression de la double nationalité ou de mise en place de la « remigration », il souhaite aussi « l’instauration d’un délit d’activités anti-nationales ou anti-Identitaires » ! Fallait oser…

Un an plus tard, on retrouve peu ou prou les mêmes dans l’organisation le 6 février (en hommage aux émeutes nationalistes du 6 février 1934) de manifestations dans le cadre des « journées européennes Sauvons notre pays! ». La ligue du Midi avait organisé la manif à Montpellier, à laquelle se sont joints Pierre Vial et Lorenç Perrié Albanell pour Terre et Peuple, Riposte Laïque et Vigilance Hallal d’Alain de Peretti Della Rocca.

Débarrassé du Réseau Identité qu’il traînait comme un boulet, Roudier se concentre en 2016 sur l’activité de la Ligue du Midi. Un nouveau local de la Ligue est ouvert en plein cœur de Montpellier, pour un cycle de conférences, un ciné-club, des petites soirées entre amis… Si la Ligue reste principalement sur des position anti-migrants (en octobre, dans le cadre de la campagne« Sauvons la France » avec Riposte Laïque, le Siel et Viviers Bleu Marine, la Ligue du midi organise, une manifestation à Montpellier) elle renoue avec son régionalisme à l’occasion des changements de nom des régions. la Ligue du Midi se félicite que, parmi les cinq noms retenus, se trouve « Occitanie – Pays catalan », dont il s’attribue la nomination suite à une campagne d’affichage que le groupuscule a menée dans la région. Roudier s’enflamme et n’hésite pas à déclarer : « les identitaires  de la Ligue du Midi peuvent être fiers, car ils sont les seuls depuis quelques semaines à avoir eu la clairvoyance et la détermination nécessaire pour rendre possible une telle éventualité, à savoir un nom de région qui définit clairement notre identité catalane. » Au final, c’est l’appellation « Occitanie » seule qui est retenue : Roudier croit y voir « une victoire du droit du sang sur le droit du sol »… On a les petites victoires qu’on peut !

Présentation à la présentation du comité Jeanne, Richard cède désormais sa place à son fils Olivier pour haranguer la foule.

Le 21 janvier 2017, à Palavas-les-Flots, Richard Roudier participe à l’organisation, avec Stéphane Goepfert et Lorrain de Saint-Affrique, du « banquet patriotique » des comités Jeanne de Jean-Marie Le Pen. Opéré des cordes vocales en 2014, Richard ne peut plus haranguer la foule comme par le passé, et c’est désormais son fils Olivier qui intervient généralement au nom de la Ligue du Midi. Pourtant, un mois plus tard, c’est bien Richard qui nous fait un petit discours sur les « libertés publiques » lors de la conférence organisée par Olivier Pichon, président du Collectif des Avocats libres, à laquelle étaient également présents Christine Tasin, Pierre Cassen, Robert Ménard ou encore Jean-Yves Le Gallou. Dans son discours, Roudier donne deux exemples d’entrave aux libertés publiques : la dissolution en 2005 du groupe néonazi « Elsass Corps » et la fermeture du Local du naziskin Serge Ayoub en 2014 !

Richard Roudier à gauche, son fils Olivier à droite, lors du saccage des locaux du Raih, en juin dernier.

Depuis, on pensait que l’heure de la retraite avait sonné pour Richard Roudier, et qu’il allait passer la main à ses fils : pourtant, c’est bien lui qui mène les troupes le 29 juin dernier, rue Castilhon à Montpellier, lorsque une poignée de militants de la Ligue du Midi saccagent les locaux de l’association Raih (Réseau accueil insertion Hérault), qui s’occupe de l’accueil et la protection des mineurs étrangers isolés. Suite à cette « action » aussi lâche que stupide, Richard Roudier est convoqué un mois plus tard au commissariat, et placé en garde à vue : une porte claque sur son doigt, et voilà notre vaillant défenseur de l’ordre et de la sécurité hurlant à la violence policière !

Si, malgré ce dernier coup d’éclat, Richard Roudier, à plus de 70 ans, semble en fin de parcours, il peut compter sur ses deux fils, Olivier et Martial, pour assurer la relève. Mais ceci est une autre histoire…

La Horde

  1. Richard Roudier, Le Glaive et la Charrue, pages 164 – 165. []

Un commentaire »

  1. Cathy de croos 10 septembre 2017 at 14:05 - Reply

    Quelle honte et quelle HORREUR !!!!!!

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