Gabriac s’agite à Grenoble

29 juin 2017 2 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Depuis quelques temps une poignée de militants d’extrême droite s’excite dans l’agglomération grenobloise avec le retour dans la région d’Alexandre Gabriac. Ce même Gabriac se présentait aux législatives avec l’étiquette Civitas dans l’Isère, aidé de deux conseillerEs municipales d’Echirolles Fait Front.

Le retour de Gabriac à Grenoble

Banderole homophobe de Civitas avec Franck Sinisi à droite sur la photo, à ses cotés Christophe Chagnon, au centre Gabriac et à droite Thibault Barge

C’est donc le retour dans l’agglomération grenobloise cette année du médiatique Gabriac, là où il avait commencé son militantisme au sein du Front National et était élu sous cette étiquette en mars 2010 conseiller régional, voir l’article sur ce personnage ici.

Même s’il s’est fait très discret avant les législatives où il se présentait, n’étant pas sur le terrain, il aura quand pu se faire voir lors d’une réunion Civitas attirant une quinzaine de personnes avec Alain Escada le président de Civitas et lors de la Marche des Fiertés. A noter que le jour de la réunion de Civitas, se déroulait un meeting du Front National dans le centre ville de Grenoble qui fut perturbé par un rassemblement antifasciste, et que dans la soirée un camp de migrantEs, le camp Valmy, était attaqué. Depuis début juin Gabriac essaie de se montrer avec 4-5 soutiens.

Les coups de com de cette poignée de nazis

Début juin lors de la Marche des Fiertés à Grenoble, Gabriac accompagné de Thibault Barge un autre candidat Civitas dans l’Isère, Christophe Chagnon conseiller municipal d’Echirolles et Franck Sinisi conseiller municipal Front National de Fontaine, deux villes juxtaposant Grenoble, se mettent à proximité de la Marche des Fiertés. Ils se sont postés avec un banderole homophobe mais ne resteront pas longtemps sous la pression et seront évacués sous protection policière (source).

Gabriac et Franck Sinisi au conseil municipal de Fontaine

Ce lundi un rassemblement antifasciste était organisé au conseil municipal de Fontaine, pour réclamer la démission de Franck Sinisi un conseiller municipal toujours Front National. Ce Franck Sinisi s’était fait connaître en mars 2017 en déclarant lors d’un conseil municipal :  « Pour loger les Roms, je pense qu’il pourrait y avoir un auto-financement. La Métropole devrait leur payer le dentiste afin de récupérer leurs dents en or » . Depuis il s’était retrouvé aux cotés de Gabriac lors de la Marche des Fiertés le 3 juin. Lors de ce conseil municipal, la même bande s’est montrée pour défendre Franck Sinisi et encore une fois, ils sont ressortis sous escorte policière. Cette petite bande de nazis essaie de faire de l’agitation dans l’agglomération, tout en ne regroupant que quelques bras cassés.

Petit rappel sur une des personnes appartenant à cette bande

Christophe Chagnon d’Echirolle Fait Front

Parmi les personnes suivants leur leader Gabriac, outre Thibault Barge ancien candidat Civitas, ou Franck Sinisi le conseiller municipal de Fontaine, on retrouve Florian Christophe Chagnon condamné, avec un membre de Lorraine Nationaliste pour une tentative d’incendie d’une mosquée à la Tour du Pin dans le nord Isère en août 2016. Nous vous en avions déjà parlé ici lors de son arrestation, faisant partie des deux conseillerEs municipaux avec Christiane Canestrari d’Echirolles Fait Front.Tout deux éluEs en 2014 sur la liste Échirolles Bleu Marine, il quitte le groupe FN par la suite pour former le groupe Échirolles Fait Front, sur le modèle de Vénissieux Fait Front de Benedetti, qui lui apporte son soutien. Ces groupes ont rejoint par la suite le PNF ce qui a permis au PNF d’avoir des élus locaux, et se sont rapprochés de Gabriac et Civitas depuis.

Voir plus d’infos sur Sinisi sur le site de Vigilance Isère Antifasciste

Ce jeudi un rassemblement contre l’extrême droite et ses idées est organisé à Grenoble.

La Horde

2 commentaires »

  1. Touffany 20 août 2017 at 09:40 - Reply

    « Florian Christophe Chagnon condamné, avec un membre de Lorraine Nationaliste pour une tentative d’incendie d’une mosquée à la Tour du Pin dans le nord Isère en août 2016. »

    Cela me rappelle mes trois compères d’un groupe anarchiste varois qui, dans les années 70, démolissaient les croix dressées en bord de routes. Quand le quotidien « Var Matin » indiquait dans ses articles que c’était les actes de vandales, ils téléphonaient à la rédaction pour revendiquer ces actes comme anarchistes !

    Autres temps, autres mœurs. A l’époque, aucun antifasciste ne s’offusquait de tels actes anti-religieux.

    • La Horde 20 août 2017 at 09:51 - Reply

      La différence, c’est qu’il ne s’agit pas d’un geste anti-religieux (car le PNF est tout sauf contre la religion, à condition qu’il s’agisse de la religion chrétienne), mais bien d’un geste raciste.

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