Annemasse (74) : retour sur le rassemblement contre l’extrême-droite

24 mai 2017 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

 Lu sur le site de l’Action antifasciste 74 :

Ce lundi 1er mai 2017, une centaine de personnes se sont réunies place de la mairie à Annemasse sous le mot d’ordre : « Unité populaire contre le fascisme ». La mobilisation, intergénérationnelle et métissée, a révélé le besoin profond de s’opposer à la montée de l’extrême-droite dans un moment où Marine Le Pen accède au second tour de l’élection présidentielle sans réelle résistance populaire. Malgré quelques gouttes de pluie au début, les prises de paroles ont amené le soleil.

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Front Pop !

Suite à l’allocution au nom de l’Action Antifasciste Haute-Savoie (disponible ci-dessous), des personnes ont pu s’exprimer au micro. Il avait été convenu que ce n’était pas le lieu de quelconque discours de campagne pour les partis. Les préoccupations de femmes, d’enfants, de personnes de divers origines ou impliquées dans des activités culturelles et sociales se sont exprimées contre le projet du Front National opposé à toute perspective d’émancipation collective. L’esprit unitaire et autonome était de mise pour toutes et tous, visible notamment par la teneur des discussions entre des personnes s’étant parfois déplacées de loin ou assistant à leur premier rassemblement. Des brochures antifascistes ont également pu être diffusés à travers une table d’information.

Voici le contenu de l’allocution antifasciste prononcée lors de ce rassemblement :

« Bonjour,

Je prends aujourd’hui la parole au nom d’un groupe autonome considérant le fascisme comme un problème qui doit être pris au sérieux et de manière spécifique. Nous tenons à rappeler que nous sommes autonomes de toute organisation et de toute mouvance.

A l’inverse du 21 avril 2002 qui avait été vécu comme un « choc », l’accession de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle s’est faite sans heurts et sans opposition….

La minimisation du danger du FN, parti créé en 1972 par des anciens collaborationnistes du régime nazi, est affligeant et dramatique. La logique de « dédiabolisation » de ce parti effectué par Marine Le Pen a porté ses fruits, y compris, malheureusement, dans le camp progressiste. Le manque de riposte à la hauteur de l’enjeu est une des preuves… Mais comment pourrait-il en être autrement ?

Une partie des médias tout comme certains partis traditionnels sont responsables de cette banalisation des idées d’extrême droite. A t-on oublié le débat nauséabond sur « l’identité nationale » organisée par le gouvernement de Nicolas Sarokzy en 2011 ? Doit-on oublier l’instrumentalisation honteuse de l’affaire du burkini par le gouvernement de Manuel Valls à l’été 2016 ?

Par la mise en avant de la seule figure de « Marine » et non pas de « Marine Le PEN », les fascistes veulent adoucir leur héritage historique. Or, il faut bien voir que la force électorale du Front National n’est que l’expression d’une tendance de fond qu’il faut oser nommer : la montée du fascisme. Alors que nous vivons la crise du capitalisme, le FN tente de nous fait croire qu’il est le changement alors qu’il est en réalité la défense ultime de ce système.

A t-on oublié que Marine Le Pen n’a jamais travaillé de sa vie et qu’elle s’est faite dans l’ombre de son père ?

Doit-on oublier que Florian Philippot, vice président du FN, est un bourgeois qui a fait la prestigieuse ENA et HEC ?

Doit-on oublier que Jean Lin Lacapelle, secrétaire adjoint du FN, est l’ancien directeur commercial de la multinationale l’Oréal ?

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