Suisse : Rapport annuel des activités de l’extrême-droite genevoise et régionale 2016-2017

18 mai 2017 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Le Réseau d’Agitation Genève vient de sortir son rapport annuel des activités de d’extrême-droite :

Cela fait maintenant plusieurs années que l’activisme néo-fasciste est en déclin à Genève faute de structures et de militants. Génération Identitaire Genève avait fait sa (ré)apparition en 2015 mais ne pouvant regrouper qu’une demi-douzaine de militants et son leader étant le plus clair de son temps en France, le projet a vite capoté. Devant ce manque de structures, de théorie et de cohérence politique, les identitaires genevois se sont rapprochés des néo-fascistes de Kalvingrad Patriote qui se sont quant à eux réactivés au cours de l’année.

Il semblerait qu’Omar Orlandini, l’ancien leader de Genève Non Conforme, se soit rapproché d’un club de motards en France voisine. Certains des anciens membres de Genève Non Conforme sont encore actifs au sein de Kalvingrad Patriote, d’autres ont tout simplement quitté le mouvement.

Résistance Helvétique reste le groupe le plus actif dans les cantons de Vaud et Valais. Depuis leur fusion avec les Démocrates Suisses, ils se sont lancé dans l’éléctoralisme et se structurent en sections cantonales. Résistance Helvétique a également beaucoup voyagé durant cette année et a réussi à créer plusieurs contacts européens.

Le PNS (parti nationaliste suisse) de Philippe Brennenstuhl n’est plus que l’ombre de lui même et un de ses cadres, David Rouiller, a même rejoint Résistance Helvétique où il a directement été promu porte-parole.

Au cours de l’année, le jugement de l’affaire de la « rixe » lors de la fête de la musique en 2012 a été rendu. C’est sans surprise que les néo-nazis ont eu des peines légères et que le chanteur de punk blessé a été condamné pour s’être défendu. Depuis cette affaire, Lucas Tersen, un des néo-nazis, se « cache » en Suisse pour éviter un procès en France (son pays d’origine) où il a été condamné à 2 ans de prison ferme pour «participation à un groupe de combat».

Tout comme Alexandre Gabriac qui vient chercher refuge à Genève entre deux procès et qui travaille dans un bureau de change à la rue de Berne appartenant à la famille de l’ancien président d’Egalité et Réconciliation Suisse, Behnam Najjari.

L’événement marquant de cette année aura été le concert organisé par le réseau néo-nazi international « Blood & Honor » ayant réuni plus de 5’000 personnes venues de toute l’Europe (surtout de l’est) dans la localité de Toggenburg dans le canton de Saint-Gall. Ce concert a servi à récolter des fonds pour soutenir des néo-nazis allemands en procès pour agressions. Initialement prévu au sud de l’Allemagne, l’événement a été déplacé en Suisse sans que les autorités et la police ne réagissent.

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