Quand l’État interdit de manifester contre le FN…

7 mai 2017 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Lu sur Paris-Luttes infos :

Ce matin à 11 heures pétantes, deux voitures de police se présentent à la porte d’un squat du Val de Marne. L’officier en tête demande à voir l’un des habitantEs pour lui remettre une interdiction de séjour. Mêlant comme toujours informations des services de renseignement et élucubrations notoires, les services de police ont émis dès hier de nouvelles interdictions de séjour pour la soirée du second tour des présidentielles.

On y apprend que « la mouvance contestataire radicale parisienne annonce son intention de s’engager, en vue d’en contester le résultat, dans diverses actions violentes contre les symboles du capitalisme et du pouvoir (forces de l’ordre, établissements bancaires, commissariats, permanences politiques…), notamment dans les quartiers du Nord Est parisien (Belleville, Ménilmontant, Couronnes, place des Fêtes, Stalingrad, Pyrénées ou Télégraphe) ».

Par conséquent, la personne visée par l’interdiction est bannie de … la commune de Saint Mandé !

Il semblerait qu’on voudrait lui interdire de se rendre au Chalet des Iles dans le bois de Vincennes où doivent se réunir les sympathisantEs … du Front National.

On pourrait comprendre que partout ailleurs, c’est possible de foutre le boxon…

Surtout, on pourrait comprendre que, pour le ministère de l’intérieur, Le Pen a déjà gagné.

Demain nous le dira. Dans les faits et dans les esprits, Le Pen a de toute façon gagné depuis belle lurette.

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