États-Unis : réactions antifascistes à l’élection de Trump

9 novembre 2016 4 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Un peu partout aux États-Unis, des rassemblements spontanés ou des manifestations organisées ont eu lieu dès l’annonce de l’élection de Donald Trump comme président des États-Unis. Le site It’s Going Down propose en photos et vidéos de nombreux comptes rendus de ces mobilisations.

oakland

Ici, à Oakland.

Au-delà de ces quelques images, des textes ont également circulé, souvent pour appeler à organiser la résistance antifasciste. En voici un très bref aperçu, que nous n’avons pas le temps de traduire, mais nous en proposons un court extrait (pour le coup traduit), en laissant la lectrice ou le lecteur aller les découvrir en intégralité.

anti-colonial-anti-fascistIndigenous Action a publié aujourd’hui un texte intitulé « Anti-Colonial & Anti-Fascist Action: ‘Make It Impossible For This System To Govern On Stolen Land’ » (Action anti-coloniale et antifasciste : empêchons ce système de gouverner un pays dont les terres ont été volées ») dont voici les premières lignes :

For those of you surprised at the results of this tumultuous spectacle, welcome to the “America” that we have always known. This is the blinding “greatness of America” that today is invigorated by the islamaphobic anti-immigrant nationalist right. That an elitist fascist misogynist demagogue  can be designated as ruler of a political, economic, and social system built on capitalism, colonialism, white supremacy, hetero-patriarchy, slavery, and genocide is no surprise. It’s not at all exceptional. It’s what this country has always represented. After all, this is stolen land built with stolen lives.

« À celles et ceux d’entre vous qui ont été surpris par les résultats de ce  tumultueux spectacle, bienvenue dans « l’Amérique » que nous avons toujours connue.  C’est cette aveuglante « grandeur de l’Amérique » qui est aujourd’hui revigorée par la droite nationaliste, islamophobe et anti-immigrés. Qu’un démagogue élitiste, fasciste et misogyne puisse être désigné comme le chef d’un système politique, économique et social construit sur le capitalisme, le colonialisme, la suprématie blanche, l’hétéro-patriarcat et l’esclavage, voilà qui n’est guère surprenant. Cela n’a rien d’exceptionnel. C’est ce que ce pays a toujours représenté. En fin de compte, c’est un pays qui s’est construit en volant des terres et des vies. »

Lire la suite (en anglais) ici

• Le magazine indépendant et radical ROAR a publié le 5 novembre un long texte intitulé « Antifascism in the era of Trump » (« L’antifascisme à l’ère de Trump ») :

Donald Trump’s campaign is the most polarizing, contested, and violent in decades, featuring frequent clashes between supporters and protesters and the revitalization of far-right and white supremacist groups.  Much as has been the case with similar political movements in Europe, Trump’s rise poses a new threat and challenge to the American left. We need to organize an anti-fascist response to combat the rise of the far-right in the United States before too much ground is lost.

« La campagne de Donald Trump a été la plus clivante, la plus contestée et la plus violente de ces dernières décennies, avec de nombreux accrochages entre ses partisans et ses opposants et un regain de vitalité de la part de l’extrême droite et des groupes suprémacistes blancs. Comme cela a été le cas avec des mouvements politiques similaires en Europe, l’émergence de Trump constitue une menace et un défi pour la gauche américaine. Nous avons besoin d’organiser une riposte antifasciste pour combattre cette percée de l’extrême droite aux États-Unis avant que nous perdions trop de terrain. »

Lire la suite (en anglais) ici

Parce que de nombreuses personnes ont manifesté le souhait de ne pas rester sans réaction,  le petit vade mecum des camarades d’Antifascist Network pour constituer un groupe antifasciste a été également souvent relayé sur les réseaux sociaux :

1451358_543011892495252_5533762227180286315_nIf you want to do something about the presence of the far-right in your local area or do something in your area about fascism generally, the answer is to start getting active. Don’t worry if you don’t have loads of people, just a few activists can make good decisions, support each other and share any work.

« Si vous voulez faire quelque chose face à la présence de l’extrême droite autour de vous, ou plus généralement faire quelque chose contre le fascisme, la réponse c’est de commencer à s’engager. Ne vous inquiétez pas si vous n’êtes pas nombreux au début, une poignée de militants peuvent prendre de bonnes décisions, s’entraider et échanger des informations. »

Lire la suite (en anglais) ici

4 commentaires »

  1. Anonyme 12 novembre 2016 at 16:49 - Reply

    C’est trés bien qu’une jeunesse anti-raciste ce léve contre l’élection de ce facho.
    Mais il ne Faudrais pas non plus que ces manifestation devienne raciste et fachiste à leur tour comme avec les graffitis et les pancartes qu’on n’a pus voir hier  » die white die  » ou les émeutes racial terminant en chasses aux blancs qui on lieu périodiquement depuis plusieurs semaines depuis le début des polémiques sur les flics assassins ( il y a aussi des chasses aux blancs lorsque que le keuf assassins étais un noir tuant un noir.. )

    C’est éxtrémement inquiétant ce qu’il ce passe dans les sociétés occidentales. Les gauchistes extrémiste comme les nationalistes sont des fachos qui participe à remplacer la luttes des classes par la lute des races.
    Il est où le bon sens dans tout ce merdier ?

    • La Horde 13 novembre 2016 at 20:45 - Reply

      La seule source qui cite les exemples dont tu parles est Breitbart, un média contrôlé par… Donald Trump ! Autant dire qu’il est plutôt difficile d’y accorder le moindre crédit. S’il existe des racistes dans toutes les communautés, y compris chez les Noirs américains, il n’y a pas deux racismes d’égale importance qu’il faudrait renvoyer dos à dos, mais un racisme structurel de la société américaine dirigé contre les Noirs et d’autres minorités : la lutte des classes, nécessaire et incontestable, ne peut pas changer cet état de fait.

      • mass 13 novembre 2016 at 21:44 - Reply

        Le racisme c’est le racisme, point final, et dire cela ce n’est pas fair fi de l’histoire pour autant.
        Et évidemment que les luttes de classes impactent DIRECTEMENT sur cette problématique

        • La Horde 13 novembre 2016 at 21:51 - Reply

          Tu ne réponds pas sur l’origine douteuse de tes informations… C’est pourtant par là que tu devrais déjà commencé. La colère qui gronde aux États-Unis en ce moment n’est en rien raciste ; on ne peut pas en dire autant en revanche du gouvernement qu’elle combat.

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