Épidémie de Peste Noire dans la scène black metal

22 octobre 2016 41 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

nsbmCes dernières années, le National Socialist Black Metal (NSBM) a tendance à s’inviter comme si de rien n’était dans différents festivals de metal : si en Norvège ou en Allemagne, le phénomène est pris au sérieux, en France, où un groupe NSBM comme Peste Noire peut se produire dans l’indifférence générale, on ne semble pas prendre la mesure du danger que représente cette dérive néonazie dont de nombreux fans de metal ne veulent pas.

Si les groupes de black metal, un dérivé sombre et parfois mélancolique du heavy metal apparu dans les années 1980, multiplient les références sataniques, se complaisent dans la description de toutes les formes de violence extrême et appellent souvent, dans un grand élan misanthropique, à la disparition de l’espèce humaine, il faut en général davantage y voir un goût prononcé pour la provocation qu’une véritable volonté d’en finir, malgré les quelques faits divers macabres (incendies volontaires d’église, suicides, meurtres) qui accompagnent l’histoire de ce mouvement. Certains groupes de black metal défendent même des idées antiracistes, anarchistes, autogestionnaires ou écologistes, voire même antifascistes, comme le groupe russe Distress, au sein duquel jouait Timur Kachavara, assassiné par des néonazis en novembre 2005.

blackmetal

De haut en bas, et de gauche à droite, des groupes de la scène black metal sans ambiguïté : les Canadiens d’Iskra, les Russes de Distress, les Israéliens de Tamutamen, le Cascadian Black Metal et les Norvégiens de la Casa Fantom.

Cependant, il existe aussi hélas au sein de cette scène, un sous-genre, la mouvance Nationalist Socialist Black Metal (NSBM), qui se veut davantage de l’idéologie en musique et un projet métapolitique que du délire musical. Le National Socialist Black Metal est une appellation un peu restrictive pour désigner en réalité toute forme de metal extrême servant de vecteur à une idéologie d’extrême droite (néonazisme, idéologie völkish, nationalisme identitaire slave…).

Aux origines du NSBM

Tout au long des années 1970 et 1980, le heavy metal a été un mouvement musical plutôt apolitique, mais à partir des années 1990, certains groupes de black metal (version plus agressive et « sombre » du genre) se sont fait remarquer par des postures politiques racistes et nationalistes, en vue d’imposer à toute la scène metal leur vision du monde. En voici quelques figures, qui ont le plus souvent lié production musicale, propos néonazis et actes criminels.

burzum

Kristian Vikernes, hier et aujourd’hui.

Burzum, fondé en 1991, est un one-man-band du Norvégien Kristian Vikernes,  surnommé « Varg » (du nom des loups de Sauron dans Bilbo le Hobbit de Tolkien), condamné en 1994 à une peine de 21 ans de prison pour des destructions d’église par incendie et pour l’assassinat d’Oysten Aarseth alias « Euronymous », membre du célèbre groupe de black metal Mayhem (dont Vikernes a fait brièvement partie). Vikernes a poursuivi sa carrière en produisant les disques de Burzum depuis sa cellule, en écrivant des livres sur le paganisme et en créant le mouvement odaliste, tout en adoptant un look naziskin.

En 2010, après avoir purgé sa peine, Vikernes s’installe en France, en Corrèze, et se reconvertit dans le survivalisme : en 2013, il est arrêté par la police, soupçonné de vouloir commettre un attentat à l’instar d’Anders Breivik[1], et une perquisition à son domicile a découvert qu’il était en possession d’une demi-douzaine d’armes à feu. Mais c’est finalement pour des propos antisémites et racistes publiés sur son blog qu’il se retrouve la même année devant un tribunal.

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À gauche, Vikernes à devant le TGI de Paris le jour de son procès. À droite, le même jour, il fait une quenelle en soutien à Dieudonné sur une vidéo. En médaillon, le livre qu’il a publié aux éditions du Rubicon.

Le jour de son procès, en plus des fans de Burzum venus demander un autographe et faire des selfies avec lui, une petite douzaine de militants d’extrême droite (dont Logan Djian, dont nous avons récemment parlé ici) l’accompagnaient. Il faut dire que le même jour, au même endroit, Dieudonné passait en procès pour sa chanson antisémite « Shoahnanas » : Vikernes postera le soir même une vidéo de soutien, quenelle à l’appui. Autre lien avec le milieu d’extrême droite français, Vikernes va sortir un livre intitulé Magie et Religion en Scandinavie antique aux éditions du Rubicon, une maison d’édition proche de l’émission de radio Méridien Zéro, elle-même liée au Mouvement d’Action Sociale (MAS), un groupuscule nationaliste-révolutionnaire qui s’est récemment autodissous.

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Hendrik Möbus hier et aujourd’hui (à droite, en compagnie de Hendrik Möbus, du chanteur du groupe italien Frangar et de Christian Schöndorfer avec qui il gère Darker than Black.

L’Allemand Hendrik Möbus, initié aux États-Unis dans les réseaux suprématistes blancs, est le gérant du  label NSBM Darker than Black, et le principal organisateur de rassemblements NSBM en Allemagne, en Europe de l’Est et en Italie. Möbus a fondé en 1992 le groupe NSBM Absurd, qui s’est fait connaitre en reprenant dans l’un de ses clips des images du film nazi Der Ewige Jude. Par ailleurs, en avril 1993, encore adolescent, Möbus a prémédité et organisé avec d’autres membres du groupe le meurtre de leur camarade Sandro Beyer, 15 ans, qu’ils ont étranglé avec un câble électrique. Il a été condamné en 1994 à huit ans de prison.

Le Polonais Robert Fudali, alias Rob Darken, est lui aussi actif depuis le début des années 1990 : homme-orchestre au sein de Graveland, fondé en 1992, il est également membre de l’organisation de musiciens « aryens » Temple of Fullmoon.

Robert Fudali et Graveland (accompagné à droite de membres du groupe RAC polonais Honor). C'est grave, en effet…

Robert Fudali et Graveland. C’est grave, en effet…

Sur le site officiel de Graveland, des dizaines de propos antisémites sont archivés dans les interviews publiées depuis plus de vingt ans. En 2016, Graveland a donné ses premiers concerts, au Hot Shower en Italie ainsi qu’au Ragnard Rockfest en France, dans l’Ain, en juillet : le préfet, alerté sur la présence de groupes néonazis, a malgré tout autorisé ce rassemblement NSBM qui se présentait sous la forme d’un festival viking, mais au cours duquel les hommages à Burzum et à Absurd ont été nombreux sur scène, et la propagande NSBM a été diffusée pendant quatre jours auprès de 12 000 spectateurs…

Au-delà de ces figures fondatrices, qui restent des références aujourd’hui, le développement récent de la scène NSBM se fait de façon plus occulte, en s’adaptant localement. Le succès relatif de certains groupes les pousse à plus de discrétion, en prenant leur distance avec une idéologie ouvertement néonazie afin de faire taire leurs détracteurs, et en adoptant une position qu’on pourrait qualifier, pour reprendre l’expression du chercheur Anton Shekhovtsov à propos des scènes néo-folk et industrielle des années 1990, d’ «apolitéïque».

Et en France ?

Les différents logos utilisés par Peste noire : un goût certain pour les symboles d'extrême droite.

Les différents logos utilisés par Peste noire : un goût certain pour les symboles d’extrême droite.

Le groupe Peste Noire est actuellement à l’avant-garde de la scène NSBM hexagonale, invité dans plusieurs festivals à travers l’Europe, parfois même en tête d’affiche, et prévoit au moins deux concerts « clandestins » en France prochainement : le 29 octobre en Limousin, le 28 janvier en Rhône-Alpes. PN annonce également, en dépit de l’interdiction, se produire le 18 novembre au sud de l’Allemagne (dans la région de Mannheim).

Depuis son apparition en 2001 avec la démo intitulée « Aryan Supremacy » (que le groupe avait déjà sorti en 2000 sous un autre nom, Dor Daedeloth), le groupe n’a pourtant donné en dix ans qu’une quinzaine de concerts en France et au Canada, en particulier en raison d’une line-up instable.

La première demo de PN, Aryan Supremacy, d’abord diffusé sous un autre nom. À gauche, le groupe Dor Daedeloth.

La première demo de PN, Aryan Supremacy, d’abord diffusé sous un autre nom. À gauche, le groupe Dor Daedeloth.

Fondé par Ludovic Faure alias « Famine », un adepte de la quenelle et des babioles nazies, Peste Noire doit son nom à l’antisémitisme de son leader, qui fait ici référence à la peste bubonique qui décima la population européenne entre 1347 et 1352, et qui donna lieu à de nombreux pogroms anti-juifs.

Famine

Ludovic Faure alias « Famine » (sur la deuxième en partant de la gauche, à la journée de Synthèse nationale en 2015).

Dans la demo de 2001, Peste noire assume d’ailleurs sa haine antisémite, avec des paroles comme celle de la chanson « Camp de la mort » : « Before leaving this earth / I want their death / A pure fucking genocide / For the ultimate revenge » que l’on peut traduire ainsi : « Avant de quitter cette terre / Je souhaite leur mort / Un putain de pur génocide / Pour la revanche ultime« . Par la suite, aucun propos antisémite ne sera aussi explicite dans les paroles du groupe, mais dans l’introduction de son album éponyme, Peste Noire reprend en fond un discours de la LVF du 8 juillet 1941, où il est dit : « Ce n’est pas la France qui a été battu, ce n’est pas le peuple français, c’est la bande de Juifs, de salauds de capitalistes qui nous dirigeaient. ». Malgré cela, Famine, qui se revendique volontiers « nationaliste », se défend pourtant de toute filiation avec le national-socialisme allemand : il faudrait, selon lui, plutôt chercher ses références du côté de l’ultra-nationaliste ukrainien Stepan Bandera.

Stepan Bandera, l'idole de Famine

Stepan Bandera, l’idole de Famine

Ce dernier a activement collaboré avec les nazis pour combattre l’Armée rouge, et ses commandos ont commis de nombreux massacres antisémites, comme à Lviv le 25 juin 1941, main dans la main avec les Einsatzgruppen : mais comme, en dépit de toute ses marques de bonne volonté, Hitler a finalement refusé aux nationalistes ukrainiens que leur pays soit autre chose qu’une simple colonie allemande, Stepan Bandera s’insurge et il est incarcéré, tandis qu’une partie de ses combattants, après la dissolution de ses troupes, rejoignent les nazis et participent au massacre de Babi Yar en septembre 1941. Après avoir encouragé les Ukrainiens à soutenir les nazis dans la lutte contre le bolchevisme, Bandera, en 1943, lance un appel à déserter tout en continuant à défendre l’idée d’un nationalisme intégral ; c’est surtout parce qu’il comprend que Hitler va perdre la guerre qu’en décembre 1944, Bandera finit par fuir de Berlin… Ce petit rappel historique montre bien que les dénégations de Famine quant à ses sympathies néonazies sont tout simplement grotesques, d’autant que Bandera est l’idole aujourd’hui des ultra-nationalistes ukrainiens de Secteur Droit et du régiment Asov, avec lesquels Famine aime à tendre le bras droit, accompagné de ses amis suisses de la Misanthropic Division.

ch-kpn-azovPeste Noire prévoit d’ailleurs de se produire en Ukraine en décembre avec les groupes NSBM identitaires slaves Kroda, Sacrificia Mortuorum, M8l8th, qui soutiennent ouvertement le Régiment Asov et collaborent avec Secteur Droit, en particulier pour organiser des concerts de soutien.

Pour en revenir à Peste Noire, le groupe prend le nom de Kommando Peste Noire (KPN) pour ses prestations live, au cours desquelles il accueille en son sein des musiciens venus d’autres formations.

De gauche à droite : "Famine" le leader, Marc Duparc (de Lemovice), Florian Denis (de Wolfangel), "Thorwald" de BMH, "Snorr le Porc" et Audrey Sylvain.

De gauche à droite : Ludovic Faure dit « Famine » le leader (on reconnait, en fond, des stickers de Casapound et Méridien Zéro), Marc Duparc (de Lemovice) à la basse, Florian Denis (de Wolfsangel) à la batterie, « Thorwald » (de BMH) au chant, « Snorr le Porc » (lui aussi de Lemovice) à la guitare et Audrey Sylvain, chanteuse occasionnelle.

KPN inclue ainsi des membres de groupes de RAC (Rock Against Communism) : on retrouve trois membres du groupe Wolfsangel (plus d’infos sur ce groupe dans le dossier réalisé par des antifascistes toulousains), dont, à la batterie, Florian Denis, par ailleurs gardien de cimetière à Riom (ça ne s’invente pas). Il faut noter une certaine porosité en France entre les scènes RAC et NSBM, puisque le groupe RAC Lemovice se produit sur scène avec des musiciens jouant dans des groupes NSBM de Limoges, à l’instar de Marc Duparc, qu’on retrouve à la fois dans Lemovice et Peste Noire.

bmh

En haut : le logo de BMH reprend un symbole des Jeunesses hitlériennes. En bas et au milieu : BMH chez Serge Ayoub à Berzy. À gauche, BMH en Italie, devant un public bras tendu.

Enfin, Famine partage le micro avec « Thorwald », du groupe NSBM Baise ma Hache (BMH). Si BMH a une audience plus confidentielle encore, le groupe mérite cependant qu’on s’y attarde, car il montre actuellement une certaine vitalité. En juin 2015, BMH devait jouer à Saint-Étienne, à la Clé d’Voute, un espace pourtant interculturel, mais grâce à la vigilance des antifascistes locaux, qui, dossier à l’appui, avaient alerté les gérants de la salle, le concert avait finalement été annulé. BMH s’est récemment produit dans le local picard de Serge Ayoub, et en septembre dernier, il a joué en Italie, aux côtés de Dark Fury, un des leaders de la scène NSBM polonaise.

alliance-in-hateDes membres de Dark Fury animent également un groupe de RAC, White Devils : un split regroupant à la fois Dark Fury, White Devils et War, intitulé « Alliance of Hate », arbore fièrement une croix gammée formée par des haches. Enfin, BMH a joué au rassemblement NSBM italien Hot Shower en 2016 avec Graveland, et KPN y est prévu pour la prochain édition le 1er avril 2017.

Les concerts à venir

Interdit en Allemagne au festival de black metal Sinister Howlig en novembre prochain, le groupe a également été exclu du prochain festival Blast Fest prévu en février 2017 en Norvège : le groupe Napalm Death, qui participe au festival, avait protesté contre la présence de Peste Noire, et les gérants de la salle de concert, les responsables de l’hébergement, les responsables des cuisines et des cantines des artistes, les partenaires du festival ont également prévenu que la venue de Peste Noire équivaudrait à l’annulation pure et simple du festival.

pn-concertsEn revanche, pour ce qui est des concerts prévus en France, tout semble se dérouler sans problème. Le flyer appelant au rassemblement prévu le 29 octobre est pourtant explicite politiquement : il reprend le logo de la White Aryan Resistance, et l’un des groupes, Sacrificia Mortum, utilise quant à lui la croix celtique dans son logo. Organisé sur le modèle des concerts néonazis comme ceux de Blood & Honour, le lieu du concert est actuellement tenu secret, et ne sera révélé qu’au dernier moment : on sait simplement que la salle aurait une capacité de 500 places, et que le prix d’entrée est de 25 euros (il n’y a pas de petit profit !).

Goatmoon et son irrésistible chanteur.

Goatmoon : un logo sans ambiguïté et un chanteur irrésistible.

Le 28 janvier 2017, KPN et BMH partageront l’affiche avec le groupe polonais Dark Fury, déjà évoqué plus haut, et le groupe finlandais Goatmoon, actif depuis 2002, dont le leader aime à s’exhiber avec un t-shirt représentant l’aigle nazi ; dans sa chanson « Der Zieg des Ziegenmondes », il éructe explicitement : « la croix gammée émerge de ma terre natale / le temps de la purification est venue. »

Il faut admettre que Peste Noire a réussi à développer des stratégies pour contourner les interdictions, par exemple en changeant la date de ses rassemblements au dernier moment. PN aime aussi adopter une posture victimaire, dénoncer le « complot » antifasciste qui le persécuterait, pleurnicher en invoquant la « liberté d’expression » : on peut prévoir que sa réaction à notre article, s’il y en a une, sera du même acabit. Et pourtant, c’est bien davantage l’indifférence qui domine dans les structures antiracistes et progressistes (à l’exception de quelques antifas à Toulouse, à Limoges ou à Saint-Étienne) face à un phénomène qui reste certes marginal, mais que l’on laisse se développer en toute tranquillité, malgré une idéologie néonazie clairement affichée et des fréquentations internationales sans ambiguïté.

La Horde
(avec la collaboration de métalleux antifas)

  1. Si Vikernes a fait partie des personnalités à qui Breivik a envoyé son manifeste, il prit assez vite ses distances avec le terroriste d’extrême droite à qui il reprochait d’avoir ciblé des Norvégiens « de souche ». []

41 commentaires »

  1. Paulo1312 24 août 2017 at 00:37 - Reply

    Je vient découvrir la peste noire, bof j’appelle pas ça du black metal… Bref le black metal à était médiatisé par burzum (varg vikerness etant le seul membres du groupe), emperor et ou je ne sais plus qu’elle groupe de la scène black metal norvégiens pour avoir cramé des église chez eux sans parler Varg Vikerness qui aurait poignarder de plusieur coup de couteau a euronymous du groupe de Mayhem! Bref, Je ne suis plus adeptes du black metal a cause des spécimen de la peste noir! Après les organisateur ne peuvent pas tout vérifier si sont du nazismes surtout les 3/4 du temps, les paroles sont souvent chanter en anglais! Comme pour le ragnard rock festival, je ne sais pas qui organisent mais il y a aussi les personnes qui ne sont pas faf du tout qui y vont mais certain groupes ont des parole anti religions, comme si que gogole premier se ficher du christ et c’est qu’il pose problème a certaine association sois disant anti raciste! Regarde moi je suis anti religion sans être facho mais je respect ceux qui le pratique… Sinon pas mal ton site, bonne continuation!

  2. Irminsul 15 mai 2017 at 00:46 - Reply

    Bonsoir,

    Si je n’ai rien à redire sur la quasi-totalité de votre article concernant le NSBM et le RAC, et les « passerelles » existant avec certains groupuscules politiques, une « coquille » (involontaire sans doute) m’a fait dresser les cheveux sur la tête. Je vous cite.

    « Le National Socialist Black Metal est une appellation un peu restrictive pour désigner en réalité toute forme de toute forme de metal extrême servant de vecteur à une idéologie d’extrême droite (néonazisme, idéologie völkish, paganisme, nationalisme identitaire slave…) »

    Ce qui laisserait à penser, ou ce qui fait croire que vous insinuez que le paganisme en général, et les personnes se réclamant du paganisme (celtique, slave, romain, hellénique, nordique…), adhèrent dans leur globalité à des croyances qui sont, selon vous, « une idéologie d’extrême-droite » ?

    Non, je regrette, ça ne passe pas. Que vous soyez athées, agnostiques, opposés à toutes les religions et croyances du fait de la base des idées libertaires est une chose.

    Mais décrire un ensemble de croyances et de spiritualités polythéistes, panthéistes, animistes, chamanistes, comme « idéologies d’extrême droite », gratuitement et sans justification, c’en est une autre.

    J’ai beau me reconnaître païen (Asatrùar, et non « Odiniste », encore moins « Odaliste » comme le sieur Varg… il faut savoir faire le distinguo), je ne suis pas d’extrême-droite, je n’ai jamais adhéré à un mouvement ou à un groupuscule (aussi embryonnaire soit-il) d’extrême-droite. Je n’ai jamais participé à une manif’ d’extrême-droite, que ce soit contre le mariage gay ou contre tout ce qui ne plaît pas aux tenants d’une Europe « blanche et chrétienne » ou « blanche et païenne », ou aux nostalgiques de « l’ordre noir » qui veulent le retour d’un « ordre nouveau ».

    Je les ai bien connus, leurs militants « recruteurs », dans une grande ville des Alpes. Eh oui, car si ils voient un metalleux ouvertement Pagan (un tee-shirt Finntroll ou Manegarm leur suffit), ils sont susceptibles de l’entraîner dans leurs délires métapolitiques. Pour ça, il faut l’admettre, il y a un ver dans la pomme du Metal, et ça me fait chier autant que tant d’autres Metalleux qui ne font pas de politique, qui veulent juste prendre du plaisir avec de la musique de qualité n’affichant aucune idéologie.

    Qui plus est, tous les groupes de Metal prenant leur inspiration dans les mythologies païennes/polythéistes ne sont pas NS pour autant. Pas plus que les groupes s’inspirant des œuvres de J.R.R. TOLKIEN (le groupe Autrichien SUMMONING en premier, et d’autres). Seule une minorité de groupes de la scène BM, incluant les sous-genres Pagan et Folk BM, adhèrent en effet, plus ou moins activement, aux mouvements nationalistes, identitaires, et NS.

    Encore qu’en France, à part KPN, Autarcie, BMH, Kristallnacht, Seigneur Voland, Ad Hominem… ça reste très limité, en termes de ventes de disques comme de concerts ayant effectivement lieu, contrairement à l’Europe de l’Est, à l’Ukraine, à la Biélorussie et à la Russie, c’est vrai.

    (La chute de l’URSS a favorisé le NSBM, entre la fin du communisme, la volonté d’aller de l’avant pour la plupart des ex-citoyens Soviétiques. Mais pour certains, c’était l’occasion en or de renouer avec « l’ordre noir » NS, occulte, et effectivement orné de quelques symboles païens, en lien avec les idées des ultranationalistes Ukrainiens pendant la seconde guerre mondiale, et les revendications nationalistes post-communistes, en effet).

    Sur l’ensemble des groupes de Metal de par le monde, ça ne fait pas lourd, ce n’est qu’une minorité. Et, pour beaucoup de gens mal informés (par les médias commerciaux surtout, la peur fait vendre… et voter à droite, envoyez le bouzin), les agissements lamentables de la minorité font la réputation de l’ensemble d’une culture. Ou d’un milieu social, ou d’une communauté d’hommes et de femmes, le principe de généralisation est le même.

    J’ai été plusieurs fois dans des fêtes du parti Lutte Ouvrière. Et, la dernière fois que j’y ai foutu les pieds, je suis tombé sur un conférencier autoproclamé qui disait tout bonnement « l’homéopathie, le paganisme, l’ésotérisme, sont des dérives sectaires ». Allez lui demander de tempérer son discours. Vous verrez que parmi les militants de LO et du NPA aussi, il y a quelques personnes sévèrement endoctrinées.

    Les candidats « anti-système » sont pas mal dans leur genre, Asselineau comme Cheminade, on en apprend des belles sur leur sujet en fouillant un peu Internet. Là aussi, il y a de l’endoctrinement. Tout comme dans « les prophéties de l’apocalypse 2012 ». « Charlatan » que tu sortes ton portefeuille ! Je ne fais pas de prosélytisme pour le paganisme, j’attends que les autres religions en fassent de même envers moi.

    Quant aux symboles du paganisme, ils n’ont initialement aucune connotation politique, raciste, « ethno-différentialiste » chère à Alain DE BENOIST, mais certains ont été en effet (et hélas) récupérés par des idéologies puant la merde, depuis le début des mouvements « völkisch » en Allemagne, bien avant la seconde guerre mondiale. Voir la « société du Vril », la « société de Thulé », le château de Wewelsburg (non loin des Externsteine, lieu païen ancestral qu’ils ont sali par leur idéologie), toutes ces saloperies.

    La « roue solaire », comme le Wolfsangel (« crochet de loup »), comme la croix celtique (celle dite « de St-Patrick »), comme le marteau de Thor, le Valknut, le Triskell, le Triquètre présent sur le drapeau de l’île de Man, ont été détournés par les nationalistes tentés par le paganisme, ou par des groupes politiques NS/identitaires, avant, pendant et après la seconde guerre mondiale. Et encore aujourd’hui. Pourtant, ces symboles remontent à des centaines, des milliers d’années. Qu’on les laisse à leur place.

    Ce n’est pas le symbole qui est à bannir (à part la svastika et la croix celtique ébréchée), ce sont les récupérations qui ont eu lieu, et qui se produisent toujours, et qui continueront.

    Et les préjugés du genre « les païens sont tous d’extrême-droite » ou « les fans de BM ont tous profané des tombes », on les prend aussi dans la gueule de la part de M6, il leur faut bien un os à ronger.

    Bon, je me suis peut être emporté pour une « coquille » que vous corrigerez de bonne foi. Mais admettez tout de même que c’est un peu facile de faire l’amalgame entre « paganisme » et « extrême-droite », si votre propos est délibérément de cette nature.

    Il y a des extrémistes dans tous les mouvements culturels, politiques, littéraires, pareil pour les homophobes, les phallocrates, les racistes, les sexistes. Tout autant qu’il y a de bons conducteurs et des fous furieux qui reprochent aux autres de ne rouler qu’à 90 sur une départementale sinueuse et de gêner leur « petit plaisir à 120 km/h ». J’ai été chauffeur routier, et dans ce métier, comme dans tous les métiers, il y a des cons et des fous dangereux. Qui se plaindra de se faire retirer le permis ? Pas moi, vu que je respecte le code de la route.

    Chacun est le con d’un autre. Et je ne désespère pas d’être le vôtre. Je n’ai jamais mêlé politique et musique, quand j’étais sympathisant dans différents mouvements de gauche (les Alternatifs, LO, la LCR, …), et depuis un bout de temps, je ne fais plus de politique tout court. Je n’ai ma carte dans aucun mouvement.

    En tout cas, pas dans un mouvement qui cède un peu trop facilement aux amalgames.

    Qu’en est-il par contre du sexisme, de l’homophobie, des appels à la violence ou aux crimes et délits (envers les femmes, en premier), du massacre de la langue française, des parades à grand renfort d’apparats automobiles, vestimentaires, immobiliers, joailliers, autres biens hors de prix, dans certains clips de « rap » et de « rnb » largement diffusés (qui insultent littéralement les vrais fondateurs de ces styles musicaux et les idées de base), bref, tout ce qui semble être un nouvel « idéal » pour beaucoup de jeunes manquant d’esprit critique en face de la télé ? Vous avez pensé à écrire quelque chose là-dessus ? Ou vous n’en faites aucun cas ?

    Il me semble que cela représente une plus grande menace envers les metalleux et goths pouvant croiser des « jeunes désœuvrés » adeptes de la culture du « flex » et d’une certaine forme de provocation envers tout ce qui est « boloss » à leurs yeux, que la menace émanant des metalleux et goths ayant commis assez peu de délits et crimes depuis 30 ans en France, en proportion. Bref.

    Merci.

    – Irminsul

    • La Horde 15 mai 2017 at 18:11 - Reply

      Bon, désolé pour le raccourci (on a retiré le mot dans le texte), et merci pour les précisions : le paganisme n’est pas en lui-même, en effet, d’extrême droite. Après, la récupération de ses symboles par les mouvements nationalistes est telle aujourd’hui qu’il est bien difficile de les afficher, à moins d’être par ailleurs parfaitement explicite sur son rejet du racisme et du fascisme. Quant aux autres courants musicaux, pas de doute qu’ils peuvent véhiculer eux aussi, au moins dans leur version la plus commerciale, des valeurs bien éloignées des nôtres, mais sans pour autant faire l’apologie du Troisième Reich, ce qui, tu en conviendras, est encore une autre affaire !

  3. Bjorn Svarte 29 mars 2017 at 17:03 - Reply

    Merci pour cet intéressant article.

    Il serait toutefois judicieux de préciser que les groupes de la première photo ne sont pas liés au NSBM, ça peut porter à confusion. Ou alors citer dans le paragraphe précédent les groupes de la photo en rapport à leur caractéristique.

    Bjorn

    • La Horde 30 mars 2017 at 22:39 - Reply

      On a rajouté une précision dans la légende.

  4. Gorycz 17 janvier 2017 at 23:33 - Reply

    Eh bien, tous ces commentaires constructifs sont très intéressants, merci. Et je me retrouve beaucoup dans l’interview de Barney partagée par falafel, je suis d’accord avec son point de vue, la différence faite entre le groupe et les gens qui le suivent.

    Pourtant, je vais faire ce concert le 28 prochain, en tant qu’expérience, car à la recherche perpétuelle de sincérité à travers l’art. Et il se trouve que la musique de Peste Noire est très sincère. Et ça sera sûrement une expérience qui me mettra mal à l’aise. Enfin bon.

    Tout ce que je souhaite, c’est qu’il n’y ait pas d’altercation ce soir-là entre des anti fas déterminés, et des fafs déterminés également. Je comprends votre combat, il est noble dans le fond, mais malheureusement la haine est dans tous les camps, et il n’y aura aucun moyen de la faire taire, jamais. Dénoncer est votre pur droit, j’espère simplement qu’il n’y aura pas de confrontation le 28. Cela ne fera qu’attiser cette haine dans les deux camps.

    Le black metal est une musique extrême, provoquante, et souvent immorale, illégitime. Pourtant c’est un milieu ô combien passionnant de part sa diversité artistique, sa sincérité d’où qu’elle vienne, et je conçois qu’il faut faire preuve d’une gymnastique intellectuelle pour arriver à cautionner une musique sans cautionner son message.

    J’ai envie d’ajouter que personne ne naît nazi, personne ne naît anti fa. Chaque être est influencé par ce qu’il a vécu, subit ou cru. Censurer quoi que ce soit ne fait qu’enfoncer le clou, même pour les moins intègres d’entre eux. L’action acharnée de l’adversaire aveugle la conviction de son opposé.
    Enfin, je ne considère aucun de mes propos comme étant vrai. C’est simplement ce que je pense et je tenais à vous le partager, notamment de part un certain dialogue entre deux positions qui semblait possible ici.

    Bonne continuation

    • La Horde 18 janvier 2017 at 07:29 - Reply

      Sache qu’après le concert, le dimanche 29, les membres de Peste noire se retrouveront au nouveau local du GUD lyonnais, le Pavillon noir, et ils l’annoncent publiquement. ILs pourront y boire des bières avec Logan Djian, ancien chef du GUD sur Paris qui est interdit de séjour dans la capitale pour avoir sauvagement agressé l’un de ses petits camarades… Aller voir un groupe en concert, c’est de fait cautionner sa démarche : la « gymnastique intellectuelle » dont tu parles n’est que, finalement, soit de la lâcheté, soit de la complaisance. Ce que l’Histoire nous a appris, c’est qu’on ne discute pas avec le fascisme, on le combat.

  5. Ndklt 27 novembre 2016 at 23:57 - Reply

    « À gauche, Vikernes à devant le TGI de Paris le jour de son procès. »

    Non, il est à droite.

  6. walt 22 novembre 2016 at 17:06 - Reply

    Enfin un vrai article. La merde identitaire, facho Ns etc gagne du terrain dans le metal malgré que certains metalleux s’en défendent.
    a Toulouse par exemple, les metalleux puent la mauvaise foi. Ils vont dans des concerts de black organisés dans le club des Occitaners, un Moto club composé de néonazis et ça ne les choque pas. Bravo à l asso ira militas et à sa présidente Sophie Bizet pour avoir aidé au rapprochement entre metalleux et nazis. Les masques tombent enfin

  7. thorgal666 4 novembre 2016 at 09:27 - Reply

    Bonjour, je voulais réagir en tant que fan de la MUSIQUE de peste noire et sur le fait que je trouve très choquant votre acharnement à vouloir censurer le groupe. Votre article laisse entendre que tout les fans de ces groupes identitaires ( et non pas tous néonazi) partagent les idéologies de ceux-ci. Or le métal est un genre de passionné qui écoutent les groupes avant tout pour la musique et qui je pense sont suffisamment intelligents pour savoir faire la part des choses. Cela vous semble si inconcevable de pouvoir apprécier la musique d’un groupe et de ne pas adhérer à ses idées??? J’étais présent au ragnard rock festival et j’y ai trouvé l’ambiance vraiment excellente ( peut être ai je eu de la chance avec mes voisins de camping gauchiste comme moi) et à des années lumières d’une réunion de néofasciste ; durant les concerts de graveland ou de kroda même pas une dizaine d’abrutis facilement identifiables ont levé les bras et ils auraient du être virés du festival ( car l’antisémitisme et les idéologies néonazi ne sont pas acceptables). Mais ils me semblent qu’avec vous c’est soit tout blanc soit tout noir. Même si ce ne sont pas mes idées ( je suis profondément internationaliste) des personnes ont le droit d’être nationaliste. je ne supporte pas qu’on me renvoie au visage les horreurs du stalinisme quand je dis que je suis communiste alors je ne vois pas pourquoi de mon coté j’irai caricaturé en néonazi ceux qui se disent nationaliste. Famine n’a jamais proféré de discours de haine envers les autres peuples ou races, il a par contre dit qu’il était contre le métissage ce qui est en passant complètement ridicule et irréaliste. C’est ridicule mais pas haineux. Alors vous pourrez me répondre qu’on le voit faire le salut nazi sur certaines photos. Les ukrainiens le font aussi et on sait qu’Hitler abhorrait les slaves. Ce geste signifie donc plus à mon sens une adhésion au national socialisme (qui ne s’accompagne pas nécessairement d’une notion de génocide et de haine de l’autre; courant dans lequel on peut mettre aujourd’hui en france arnaud Montebourd, Mélenchon, Phillipot qui viennent tout les trois de la gauche). Il me semble qu’être de gauche c’est la tolérance, le partage, la non violence. Vous me semblez être à l’opposé de ça avec vos discours culpabilisateurs, moralisateurs, utilisant de nombreux raccourcis et approximations, une proportion à mettre les gens dans des cases et de traiter les gens de fachos dès qu’ils ne pensent pas comme vous ( c’est ce que j’ai constater à la contre manif pour tous et j’ai eu honte d’être parmi vous). J’ai été membre du NPA à sa création et la encore j’ai pu côtoyer certains d’entre vous et j’ai pu constater l’intolérance et les certitudes d’une partie ( et oui une partie, je ne fait pas des généralités comme vous sur les fans de peste noire et j’ai toujours des amis antifas). Sans compter la violence parfois physique qui s’accompagne dans vos actions et qui font penser à des milices plus qu’autre chose. Je pose donc la question qui sont les vrais fachos aujourd’hui?? J’espère que mon avis vous permettra d’être plus modéré et de canaliser votre énergie contre le capitalisme et ses multiples dérives aux conséquences désastreuses sur le plan humain et environnementale par exemple plutôt que d’être dans une chasse aux sorcières.

    • La Horde 4 novembre 2016 at 17:51 - Reply

      Soit tu es de mauvaise foi, soit tu n’as pas lu notre article. Nous ne demandons l’interdiction de rien du tout : en tant qu’antifascistes autonomes, il n’est pas dans nos habitudes de nous tourner vers l’État pout régler nos problèmes. On revendique en revanche le droit de ne pas accepter que l’extrême droite se sente partout chez elle, et celui de le faire savoir : rien à voir avec une quelconque « chasse aux sorcières », mais un simple réflexe d’autodéfense face à des groupes qui défendent une vision profondément inégalitaire du monde, dans laquelle toutes celles et tous ceux qui ne leur plaisent pas finissent dans un four. Il est devenu habituel de la part de l’extrême droite d’invoquer cyniquement la liberté d’expression, dont on sait bien ce qu’elle devient une fois que cette extrême droite arrive au pouvoir.
      Quant à Peste Noire, ce que nous démontrons, textes et photos à l’appui (et libre à toi de ne pas vouloir voir l’évidence), c’est que Famine n’est pas simplement « nationaliste » (ce qui, soit dit en passant, serait déjà pour nous un problème) mais qu’il est clairement néonazi, et de mettre devant leurs responsabilités celles et ceux qui, comme toi, font comme si de rien n’était. Nous avons de la mémoire, et nous savons où mène l’idéologie défendue par le leader du groupe.

      • grognak 8 novembre 2016 at 07:40 - Reply

        Intéressant, finalement vos 2 points de vue se valent.
        Si je trouve les idées du chef de Peste Noire certainement dangereuses quand il cite Soral dans le texte, et semble fasciné par la pureté des races, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’aucun site ne vient alerter des dérives de certains rappeurs qui soutiennent Dieudonné, d’humoristes qui croient aux complots, d’écrivains qui ont une idéologie antisémite etc. On sent bien qu’il est de bon ton de s’acharner sur un blanc un peu prolo, mais que tout va bien quand il s’agit de passer l’éponge sur des membres bien installés de l’élite qui eux peuvent en privé distiller leur haine des autres.
        J’écoute Peste Noire, et si je ne suis pas dupe, aussi grâce à cette présente page, de l’affection que le groupe porte aux fafs-skins, je suis pas si mal à l’aise que ça avec ce qui se passe dans la tête de Ludovic – dit Famine. C’est sale, ça pue la vieille (f)rance, mais comme le dit bien thorgal666, c’est pas l’ennemi à abattre en priorité, le capitalisme a gagné, pourquoi s’acharner sur les vaincus ?

        • La Horde 8 novembre 2016 at 08:22 - Reply

          Et bien, sur à peu près tout ce que tu dis dans ton commentaire, tu te trompes : un site comme Quartiers libres, par exemple, dont nous relayons régulièrement les articles consacrés à Soral, Dieudonné et toute leur clique, le fait. Quand à la lutte anticapitaliste, qui contrairement à ce que tu sembles dire, est toujours d’actualité, elle n’est pas dissociable de notre conception de la lutte antifasciste, comme nous l’avons expliqué ici :
          http://lahorde.samizdat.net/2016/08/12/notre-antifascisme/
          Après, si tu comme tu le dis tu te sens bien dans la tête de Famine, on ne peut pas faire grand-chose pour toi…

          • grognak 8 novembre 2016 at 10:06 -

            ah non pitié je veux surtout pas être dans la tête de Famine ! j’espère ne jamais me retrouver comme lui à picoler comme un trou ni à fréquenter des nazillons comme le gars de Malsaint par exemple. Mais ce qui se passe dans sa tête lui appartient, et l’entreprise de faire une police de la pensée me dépasse.
            Je suis heureux de lire que vous ayez à cœur de lutter contre tous les discours de haine, quels qu’en soient les émetteurs.

          • La Horde 8 novembre 2016 at 17:23 -

            OK, on t’aura mal compris alors. Mais de la même façon, tu ne comprends pas bien le sens de notre démarche : nous ne sommes pas une quelconque « police de la pensée », mais nous revendiquons le droit de dénoncer et de nous opposer à toute forme de banalisation et de diffusion des idées de l’extrême droite, ce qui est bien différent.

          • grognak 8 novembre 2016 at 18:39 -

            Merci pour cette réponse.
            On est de plus en plus serré à droite dans cette page pour se parler, et c’en est presque une triste illustration de ce qui se passe en France : se retrouver serré tout à droite, à droite de Valls, de Lemaire et des autres…
            Loin de moi l’idée de dénigrer votre lutte, elle est salutaire.
            Je ne vois pas de banalisation de l’extrême droite quand des marginaux ivres de bière font le salut nazi, j’y vois même l’inverse : une caricature risible, un simulacre de nostalgie du IIIe Reich.
            Je manque de mots pour « défendre » Peste Noire, car ce groupe est indéfendable sur le plan des idées politiques et les auditeurs lucides de ce sale black métal en sont conscients, notamment grâce à vous.
            Mais je voudrais défendre la musique d’une part, et le droit à la provocation d’autre part. Il ne faudrait pas prendre trop au sérieux ce que pense Famine, ou alors il faudrait aussi considérer que tous les toqués de la « dissidence » sont de dangereux politologues, que Bigard a une conscience politique, que les Bogdanoff sont des scientifiques sérieux…
            Au final, je manque de mots tout court, pour dire que oui KPN est un groupe de furieux, mais que non c’est pas un groupe nazi.

  8. Machin 24 octobre 2016 at 00:52 - Reply

    Salutations. Etant métalleux, antif

    • La Horde 24 octobre 2016 at 09:22 - Reply

      IL semble que ton commentaire est incomplet…

  9. Touffany 23 octobre 2016 at 20:58 - Reply

    NSBM, métal antifa… ce sont n’est que des nuances de bruits. On ne comprends rien à ce qui est hurlé dans un fracas de bruit qui se veut musique. C’est Mozart qui doit se retourner dans sa tombe.

    • La Horde 23 octobre 2016 at 21:36 - Reply

      Des goûts et des couleurs, on ne discute pas !

  10. PlexiStan 23 octobre 2016 at 11:18 - Reply

    L’avantage quand on laisse les cons parler publiquement c’est qu’on peut se foutre de leur gueule publiquement. La liberté d’expression est soit totale soit compromise. A vouloir étouffer ces énergumènes vous les laisser grandir dans l’ombre. Moi je dit, laissez les faire, foutez leur un gros spot dans la tronche que tout le monde puisse voir leur pourriture.

    • La Horde 23 octobre 2016 at 11:46 - Reply

      C’est exactement ce que l’on fait : mettre un coup de projecteur sur ce que beaucoup ne veulent pas voir. Mais après, il faut savoir en tirer les conséquences. Là où l’extrême droite tente et/ou réussit à imposer sa présence et sa vision du monde, celles et ceux qui n’en veulent pas doivent s’organiser pour y faire face, ne pas rester passives et passifs, sous peine de devoir finir par raser les murs.

  11. Antoine 23 octobre 2016 at 10:26 - Reply

    Salut à vous.

    Intéressant et nécessaire article. N’y connaissant presque rien au Black, si ce n’est les fâcheuses tendances de certains de ses groupes, je ne me permettrai pas de vous reprendre là dessus.
    Ce que je connais un peu plus par contre, c’est l’histoire du nationalisme ukrainien. Et là dessus, je voudrais souligner quelques approximations que j’ai pu relever dans votre article et notamment au sujet de Stepan Bandera. Il appartient à la seconde génération de nationalistes ukrainiens qui, contrairement à leurs aïeux que l’on rangerait plutôt volontiers du côté des socialistes révolutionnaires des années 10-20, embrassent les courants de pensée ultra-réactionnaires des années 20-30, l’annexion de leur pays par l’URSS en 1921 jouant un rôle bien sûr prépondérant dans ce revirement des mentalités. Je ne reviendrai pas sur les côtés clairement haïssables de Bandera, et notamment son antisémitisme, alors plutôt généralisé à l’Est. Là où je nuancerai votre propos, c’est quant à son attitude vis à vis des nazis. Qu’il soit collaborationniste avec les Nazis est une évidence. Mais c’est un collaborationniste de circonstance, et non un collaborationniste de conviction. Pour lui, l’alliance avec les Nazis ne sert qu’un seul dessein: l’indépendance de l’Ukraine, et notamment vis à vis de l’URSS. Et ce n’est pas parce qu’il se rend compte que l’Allemagne a perdu la guerre en 43 qu’il prend ses distances vis-à-vis de Berlin, mais en fin 1941, lorsqu’il lui apparait très vite que Hitler n’est pas du tout intéressé par son projet indépendantiste. Dès cette période, où l’Allemagne est à l’offensive sur tous les fronts, les principaux dirigeants nationalistes ukrainiens sont arrêtés et les unités ukrainiennes au sein de la Wehrmacht dissoutes. Quant à Bandera, il est interné au camp de Sachsenhausen dès janvier 42, dans le département des prisonniers politiques sensibles. Les Nazis tenteront de relancer la collaboration avec lui en septembre 1944, devant l’inexorable avancée de l’Armée rouge. En décembre, il s’enfuit en Suisse et finit en 45 en zone américaine pour échapper aux services secrets soviétiques qui l’assassineront en 59 à Münich. Je finirai surtout par la photo que vous avez choisi pour illustrer votre article. Bandera n’a jamais fait parti de la SS, et n’a par conséquent jamais pu poser dans un tel uniforme. C’est un faux grossier, un photomontage qui se voit d’ailleurs à l’oeil nu [NDLR : la photo a été changée depuis]. On retrouve d’ailleurs cette photo sur pas mal de sites conspirationnistes pro-russes dont le principal objectif est de faire un amalgame entre l’ensemble des mouvements indépendantistes ukrainiens et ses courants les plus radicaux (Sloboda, Pravy Sektor)
    Je me permets de vous écrire parce que je vous sais soucieux de la vérité, surtout en cette période où tout le monde peut raconter tout et n’importe quoi sur la toile, et vous avez raison.

    Antifascistement vôtre,

    Antoine.

    • La Horde 23 octobre 2016 at 11:41 - Reply

      Merci pour cet éclairage, et honte à nous pour la photo… Pour Bandera, vu que ce n’est pas le sujet de l’article, il a bien fallu faire quelques raccourcis. L’idée était simplement de démonter l’argument de PN qui se défend d’être néonazi tout en se revendiquant d’un personnage historique qui n’avait pas grand-chose à leur envier, tout comme les ultra-nationalistes d’aujourd’hui, Secteur Droit au le régiment Asov, que l’on peut sans doute possible qualifier de néonazis.

      • Antoine 23 octobre 2016 at 14:03 - Reply

        On est bien d’accord sur le fond et je suis bien conscient des limites engendrées par l’obligation de concision. C’est juste que j’avoue être un peu pointilleux sur certains sujets, surtout quand ils sont aujourd’hui sujets à récupérations et à manipulations. Bandera en fait parti de ces sujets. C’était un personnage complexe et vouloir le réduire à une simple marionnette de l’Allemagne, voire à un Nazi convaincu est soit une erreur, soit de la malhonnêteté. Et c’est justement ce que font actuellement les militants pro-russes, et ce de manière particulièrement habile. Il n’y a qu’à voir ces couillons de Banda Bassotti qui croient sincèrement qu’aller aujourd’hui chanter à Lougansk est un acte de lutte antifasciste. On croit rêver. Et justement, dans votre texte, il y avait quelques mots qui vont dans ce sens, notamment lorsque vous dites que c’est en 43, en comprenant que la guerre est perdu que Bandera se désolidarise des Nazis. C’est faux. La rupture à lieu dès l’automne 41, quand les dirigeants nationalistes ukrainiens comprennent que l’Allemagne n’a pas du tout l’intention de donner à leur pays on indépendance. l’UPA combattra d’ailleurs aussi bien les Russes, que le Allemands, et les Polonais, et ce avec un violence extrême contre les populations civiles.
        Bref.
        Quoiqu’il en soit, vous avez surtout viré la photo de Bandera en SS. C’était le principal.

  12. anarbzh 22 octobre 2016 at 23:51 - Reply

    désolé de vous contredire mes les métaleux ne veulent pas de ce genre de groupe dans leur festival car il dénature le coté festif et bonne enfants et donne du grains a moudre a ceux qui veulent toute interdire !!
    ( ps arrétér de parler de croix celtique , il s’agit de cible rien a voir avec la vrais croix celtique )

    • La Horde 23 octobre 2016 at 08:42 - Reply

      Si tu lis ne serait-ce que le chapeau de l’article, c’est exactement ce que nous disons : de nombreux métaleux n’en veulent pas. Raison de plus pour ne pas les tolérer.

    • Falafel 23 octobre 2016 at 08:50 - Reply

      As-tu un exemple concret de festivals de metal bretons ne voulant pas de ces groupes?
      Qu’ils n’en fassent pas jouer ne signifie pas du tout qu’ils ne le voudraient pas!
      Au motocultor cet été, y avait une meuf avec un sweat à capuche bagadou stourm, elle n’a pas été inquiétée du tout! pas plus que les nombreux festivaliers avec des t-shirts de peste noire!
      Alors oui, j’ai entendu des gens dire « je vais aller leur casser la gueule » dans un élan de courage à la bière, et puis finalement, ils ont pu passer leur festival tranquille!
      Preuve donc qu’on est LOIN de la majorité du public qui serait contre tout ça à mon avis…

  13. PGG 22 octobre 2016 at 20:59 - Reply

    Votre description du Ragnard Rock fest, c’est du grand n’importe quoi et relève de la totale calomnie. Certes il y avait 3 ou 4 groupes au pedigree contestable (sur 40!) que l’orga aurait été bien avisée de ne pas inviter…
    Mais écrire que pendant le festival « la propagande NSBM a été diffusée pendant quatre jours auprès de 12 000 spectateurs », c’est mensonger et un pur fantasme !
    Je le sais parce que j’y étais, que j’étais vigilant à cause de la polémique et que le NSBM c’est vraiment pas mon truc !
    Si tout l’article est de la même veine, il ne vaut pas tripette, alors que le sujet mérite plus de rigueur.
    Voilà.

    • La Horde 23 octobre 2016 at 08:43 - Reply

      Prends au moins le temps de lire l’article en entier (il n’est pas si long). Et quoi que tu en dises, à partir du moment où les groupes NSBM et leur public ont été accepté dans le festival, ils ont pu diffuser leur propagande tranquillement à l’ensemble des gens présents.

  14. Falafel 22 octobre 2016 at 18:06 - Reply

    Je n’ai pas dit que le rabm était uniquement virtuel, j’ai d’ailleurs vu quelques groupes en concert dont les excellents iskra!
    Et je mets ma main à couper que n’importe quel aficionado de nsbm, tu lui colles iskra sans lui dire ce que c’est, il va trouver ça excellent! Preuve là encore qu’il y a beaucoup de « paraitre » dans la scène black metal.
    Bref, je signalais simplement que le rabm était effectivement « une goutte d’eau » comme vous le dites si bien et qu’il était absolument inexistant dans la « vraie » scène black metal (comprenez la scène qui se complait dans la haine, la misanthropie, le nihilisme et toutes les thématiques qui font partie entière du BM.)
    En tout cas je le répète, chouette article dans l’ensemble!

  15. Duhhhh 22 octobre 2016 at 17:15 - Reply

    « Par exemple, le surnom de Vikernes « Varg » ne veut pas dire loup en norvégien (en l’occurrence c’est « Ulv » le mot norvégien) mais provient de Bilbo le hobbit, et c’est des loups de Sauron.
    Sur les photos de Graveland, le mec qui siegue est un membre du groupe rac polonais honor, cette photo provenant du split cd graveland/honor.
    Snorr est également membre de Lemovice, tout comme le batteur « ardraos » d’ailleurs.
    Vous avez mal épelé le nom du groupe qui est Sacrificia Mortuorum ainsi que de Wolfsangel.
    Vous donnez également beaucoup trop d’importance au black metal antifa. Il faut savoir que c’est un style musical n’existant pour ainsi dire, que sur internet. AUCUN groupe de black metal se revendiquant anarchiste ne joue avec de véritables groupes de metal « classiques ». J’ai pour ma part vu ce genre de groupes en concert avec des groupes de punk ou des groupes de grindcore (excellents concerts d’ailleurs, mais public pas vraiment « adéquat »…). Bien loin de la scène metal donc… De plus, vous pouvez faire la recherche par vous-même, vous ne trouverez par exemple aucune distro de black metal en france distribuant des groupe de RABM alors que n’importe laquelle de ses distros aura systématiquement au minimum 1 album quelconque de nsbm. Ce qui montre bien que ce style musical est gangréné depuis bien longtemps !… »

    Il me semble qu’il vous en a donné quelques uns.

    • La Horde 22 octobre 2016 at 17:23 - Reply

      [Message destiné à Falafel] Merci pour tes précisions, on va les intégrer dans l’article. Pour ce qui est du black metal « antifa », on signale juste que cela existe, et pas seulement sur internet : en l’occurence, on connait très bien un des musiciens de Distress, qui jouait aussi par le passé avec le groupe de hardcore antifa What We Feel, et le groupe n’est pas virtuel ; même chose pour la Casa Fantom. Après, on t’accorde que c’est une goutte d’eau, alors que le NSBM déverse quelques litres de sa merde dans l’océan du metal…

  16. Falafel 22 octobre 2016 at 16:08 - Reply

    Salut!
    pas mal d’approximations et de faits plus ou moins fantaisistes. Dommage car dans le fond c’est assez complet.

    Par exemple, le surnom de Vikernes « Varg » ne veut pas dire loup en norvégien (en l’occurrence c’est « Ulv » le mot norvégien) mais provient de Bilbo le hobbit, et c’est des loups de Sauron.
    Sur les photos de Graveland, le mec qui siegue est un membre du groupe rac polonais honor, cette photo provenant du split cd graveland/honor.
    Snorr est également membre de Lemovice, tout comme le batteur « ardraos » d’ailleurs.
    Vous avez mal épelé le nom du groupe qui est Sacrificia Mortuorum ainsi que de Wolfsangel.
    Vous donnez également beaucoup trop d’importance au black metal antifa. Il faut savoir que c’est un style musical n’existant pour ainsi dire, que sur internet. AUCUN groupe de black metal se revendiquant anarchiste ne joue avec de véritables groupes de metal « classiques ». J’ai pour ma part vu ce genre de groupes en concert avec des groupes de punk ou des groupes de grindcore (excellents concerts d’ailleurs, mais public pas vraiment « adéquat »…). Bien loin de la scène metal donc… De plus, vous pouvez faire la recherche par vous-même, vous ne trouverez par exemple aucune distro de black metal en france distribuant des groupe de RABM alors que n’importe laquelle de ses distros aura systématiquement au minimum 1 album quelconque de nsbm. Ce qui montre bien que ce style musical est gangréné depuis bien longtemps !
    Par ailleurs, vous faites l’impasse sur quelque chose qui selon moi est TRÈS important, à savoir qu’une large majorité du public metal prend fait et cause pour les groupes que vous citez. En faisant un peu de recherches, vous pourrez constater que par exemple, lorsque le ragnard rock festival s’est retrouvé dans la tourmente cet été, que sur la page facebook de SOS racisme, les commentaires de TOUS les metalleux défendaient le festival! De même que 99% des sites consacrés au metal ont pris la défense du festival! même sur rue89, il y a eu un article d’une personne donnant un avis qui contredit clairement les gens ayant vu là-bas des hordes de nazis tout le long du festival. second exemple, l’histoire du mec de pantera qui a levé le bras droit et qui a été maintenu au hellfest, la seule raison pour laquelle il n’a pas joué est que leur tournée européène complète a été annulée). Et actuellement, pour l’histoire du blastfest et de peste noire, quelques sites (metal grand public) ont commencé à prendre la défense du groupe (http://www.metalinsider.net/opinion/blastfest-cancelling-peste-noire-is-not-the-problem-antifa-is). Le communiqué officiel de napalm death sur le sujet dans une interview est d’ailleurs assez étonnant car ENORMEMENT moins radical que ce qu’on l’aurait pu penser venant d’eux ( http://www.shootmeagain.com/interviews/367_napalmdeath).
    Voici donc ma petite contribution à votre article en espérant que cela vous soit utile.

    • La Horde 22 octobre 2016 at 16:22 - Reply

      De quelles approximations parles-tu ? Quels faits « fantaisistes » ? N’hésite pas à nous faire partager tes lumières…

    • La Horde 22 octobre 2016 at 17:28 - Reply

      Désolé, on n’avait pas lu ton commentaire jusqu’au bout. On a répondu à la personne qui reprend tes propos…

    • Dordor 22 octobre 2016 at 18:21 - Reply

      Je rejoins malheureusement Falafel sur l’attitude de la scène BM.

      Les groupes de NSBM sont assez intégrés pour qu’on puisse se retrouver à écouter un groupe, le trouver sympa… Pour ensuite découvrir que c’est des gros fafs.
      Partant de là, non seulement la tendance est d’occulter cet aspect, mais, quand le groupe est interdit de concert, de le défendre, parce qu’on veut le voir, en particulier quand, en tant que blanc-he, on est pas touché-e par le racisme.

      • nate 22 octobre 2016 at 19:29 - Reply

        C’est pas qu’ils sont intégrés idéologiquement, c’est que niveau son c’est la même chose et vu qu’on comprend pas forcément les paroles, à moins de tomber sur un visuel très clair c’est pas évident de savoir qu’on est en train d’écouter du NSBM quand on se balade au hasard du net.

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