Après les mobilisations antifascistes de Pontivy, Kemper et Saint-Brieuc

4 mars 2016 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Le site Bretagne-info publie un article sur les mobilisations antifascistes en Bretagne dont nous en avions déjà fait l’écho à Pontivy, Quimper et Saint-Brieuc :

manif antifa quimper

Kemper : antifas, féministes et bretonnes!

Depuis la manifestation anti-immigration du groupe néo-fasciste Adsav en novembre dernier à Pontivy, le terrain des mobilisations antifascistes s’est déplacé des métropoles (Nantes, Brest, Rennes) dans des communes de tailles plus modestes.

Ce sont ces zones urbaines moins vastes ou des zones encore un peu rurales que les groupes fascistes essayent de contaminer de leurs discours de haine et en essayant d’imposer leurs problématique (celle de l’immigration-invasion), d’abord par ce que dans ces zones le FN a fortement progressé et ensuite par ce qu’il est difficile en terme d’implantation et de rapports de forces pour ces groupes de défiler impunément dans les grandes villes.

Le manifestation de Pontivy — survenue au lendemain des attentats de Paris contre le Bataclan et le Stade de France — s’était déroulée malgré l’état d’urgence et avait donné lieux à des actes de violences mal perçus par la population locale. Soulignons la tentative d’occupation d’un local devant accueillir des réfugiés, heureusement vide ce jour là.

Manif antifa à Saint-Brieuc le 6 février

Manif antifa à Saint-Brieuc le 6 février

Après une tentative le jour-même de présence dans la rue qui avait tourné court, les antifascistes locaux s’étaient donnés rendez-vous avec les orgas de la gauche « traditionnelle » le 19 décembre dans cette même ville.

Mal leur en pris car alors que le préfet avait laissé les fascistes se livrer à des actes de violences physiques en novembre il a simplement interdit la manifestation antifasciste. Le premier effet a été de diviser les organisateurs, ainsi la CGT et les orgas satellites du Front de Gauche ont elles renoncé à mobiliser officiellement ce jour là (même si certains de leurs membres furent bien présents). Plusieurs centaines de personnes défileront tout de même sans heurt sur un court parcours encadré, et le préfet parlera lui de poursuites à leurs encontre pour avoir osé défier l’état d’urgence répondant en cela aux injonctions du site antisémite Breiz Atao.

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