Besançon : intervention antifa au meeting de Marine Le Pen

31 octobre 2015 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Communiqué de l’Action populaire :

Affiche_GueuleMarineEn cette soirée du mercredi 28 octobre, la présidente du Front National, Marine Le Pen, est venue animer une réunion publique de soutien à la candidature de Sophie Montel, tête de liste FN pour les prochaines élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté. Cet évènement avait pour but implicite de démontrer que Besançon était une ville où le parti nationaliste pouvait tranquillement s’exprimer et répandre son idéologie réactionnaire, bourgeoise et haineuse.

Mais la capitale comtoise est résolument hostile aux discours de l’extrême-droite, et le mouvement antifasciste révolutionnaire y est d’ailleurs fermement implanté depuis de nombreuses années (nous pensons évidemment au formidable travail accompli à l’époque par la section bisontine du réseau SCALP-No Pasaran), au point d’avoir gagné l’honorable réputation de ville « antifa » par excellence. De plus, le meeting de Mme Le Pen se tenait au Parc des Expositions de Micropolis, à deux pas du vaste quartier populaire de Planoise, bastion de la classe ouvrière et des communautés racisées. Pour toutes ces raisons, il nous paraissait évidemment impensable, à nous militants de l’Action Populaire, de laisser ce spectacle lamentable se dérouler sans encombre.

Un appel au rassemblement fût donc lancé, auquel répondirent une trentaine de militants et militantes antifascistes malgré une pluie intense; mais c’est à l’intérieur que les choses deviennent intéressantes. Deux de nos militants, ainsi qu’une camarade de Planoise, ont infiltré la réunion. Après un quart d’heure passé à écouter les imbécilités de Sophie Montel, et l’arrivée de Marine Le Pen, ils sont intervenus et ont interrompu son discours, se précipitant sur l’estrade tout en jetant quelque tracts revendiquant l’action, forçant la sécurité à intervenir et à protéger leur présidente chérie. Après quelques « amabilités » de la part du S.O. comme des militants (avis à tous, les « gros durs » du D.P.S. sont beaucoup moins impressionnants en vrai), tout le monde est reconduit à l’entrée du Parc et relâché sans histoire.

Nous apprendrons également que deux jeunes lycéennes (merci et soutien à elles) étaient aussi venues pousser de la voix contre Mme Le Pen et son parti de minables. Gageons en tout cas qu’elle ait compris le message: Besançon est et reste une ville de résistance populaire au fascisme et à la réaction sous toute ses formes! Mais il y a un autre message que nous voulons envoyer, et celui-ci est pour notre camp, le camp révolutionnaire et en particulier, celui antifasciste.

Personne ne peut ignorer l’état avancé de défaitisme dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui. L’action militante est au point mort et notre mouvement est empêtré dans des querelles intestines, des petites guerres de chapelle et de regrettables luttes d’ego. De ce fait, nous ne sommes plus capables d’incarner aux yeux de la population une force capable de s’opposer à la fois aux mouvances réactionnaires, au capital et à la répression d’Etat. Tout cela doit cesser; c’est pourquoi nous appelons toutes les composantes du mouvement antifasciste, social, libertaire et révolutionnaire, et ce au-delà de leurs éventuelles différences, à se rassembler dès maintenant, à se mettre un bonne fois pour toutes autour d’un table (et l’Action Populaire sera bien sûr présente au rendez-vous) afin résoudre leurs problèmes, et à se constituer en une force unie et solidaire face au racisme, à la xénophobie, à l’homophobie, au sexisme, d’où qu’ils viennent.

Seule l’unité peut permettre à notre cause de vaincre!

Mettons-nous tous ensemble au travail pour reconstruire notre camp!

L’Action Populaire – Besançon 29 Octobre 2015

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