Les skinheads au cinéma

10 juin 2015 23 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

affiche-un-francaisAlors que sort sur nos écrans Un Français, le film de Diastème dont le héros, interprété par Alban Lenoir, est un skinhead d’extrême droite repenti, nous avons pensé, plutôt que de gloser sur les méthodes de promotion du film et les menaces qu’auraient reçues le réalisateur et l’acteur principal[1], proposer un petit panorama des films ayant choisi de mettre en scène des crânes rasés, en nous limitant aux films de fiction. Car si le skinhead reste marginal, même au cinéma, on le retrouve dans tous les genres (action, drame, comédie, slasher, érotique) et plusieurs acteurs devenus célèbres ont démarré leur carrière dans ce rôle de composition, comme Tim Roth, Gary Oldman, Russel Crowe, Daniel Day-Lewis ou encore Ryan Gosling. Si le skin apparaît le plus souvent dans des chroniques sociales, son esthétique violente et son odeur de soufre inspire également des réalisateurs qui y voient avant tout l’occasion de renouveler la figure du « méchant », car autant le dire tout de suite, au cinéma, dans la famille skinhead, c’est le nazi (le « bonehead ») qui est le plus souvent représenté, mise à part peut-être en Angleterre. Petit tour d’horizon des films à poil ras…

BroncoBullfrogAu Royaume-Uni

Logiquement, c’est en Angleterre, le pays où est né le phénomène, qu’aparaissent les premiers longs métrages mettant en scène des skinheads. Précurseur du genre, Bronco Bullfrog de Barney Platts-Mills (1969) raconte l’histoire d’une bande de jeunes de Stratford, quartier de l’est londonien fortement touché par le chômage, partagés entre délinquance et révolte : interprétés par des acteurs amateurs jouant leur propre rôle, les personnages ne sont pas des skinheads à proprement parler (ils sont même plutôt chevelus), mais en annoncent la violence et  certains codes vestimentaires. Surtout, le film, en noir et blanc, plutôt pessimiste, choisit de traiter la question des jeunes marginaux sous l’angle de la critique sociale. Deux ans plus tard, en adaptant le roman de l’auteur britannique Anthony Burgess, Stanley Kubrick, avec Orange mécanique (1971), explore les mêmes thématiques mais sous l’angle de la satire sociale d’anticipation : l’esthétique du film influencera autant sinon plus le mouvement skin qu’il ne s’en inspire.

Trevor, dans "Made in Britain"

Trevor

À la télévision, les skinheads font leur apparition en tant que tels dans des œuvres de fiction au début des années 1980, plusieurs documentaires ayant déjà été consacrés auparavant à la oi et la subculture skin. Made in Britain (1982), d’Alan Clarke, va pour la première fois donner le premier rôle à un skin, Trevor, interprété par l’impressionnant Tim Roth[2]. Ce jeune marginal violent, raciste et rebelle, est une énigme pour les adultes du film qui tentent de le socialiser : en refusant toute réinsertion, Trevor pose aussi au spectateur la question de l’exclusion sociale d’une façon à la fois dérangeante et cruciale.

Gary Oldman dans Meantime.

Gary Oldman dans Meantime.

Deux ans plus tard, le réalisateur Mike Leigh choisit un point de vue moins nihiliste dans son téléfilm tragi-comique Meantime (1984) qui met en scène Colin (encore Tim Roth !) un jeune chômeur handicapé qui peine à trouver sa place dans la société, et qui va sympathiser avec Coxy, un skinhead violent interprété par Gary Oldman, qui signe là un de ses tout premiers rôles.

No Skin off My Ass

No Skin off My Ass

Un an après, dans My Beautiful Laundrette (1985), Stephen Frears fait bouger les lignes en racontant comment Johnny (Daniel Day-Lewis) va laisser tomber sa bande de boneheads par amour pour Omar, un immigré pakistanais. L’homoérotisme de l’esthétique skin sera d’ailleurs largement exploité quelques années plus tard par le réalisateur gay Bruce Labruce dans plusieurs films, dont son premier long-métrage, No Skin Off My Ass (1991), dans lequel il incarne un coiffeur amoureux d’un jeune skinhead (presque dix ans plus tard, il remet ça avec Skin Flick, qui met en scène des skins gays).

This-is-england

This is England

En 2003, le réalisateur écossais Richard Jobson, par ailleurs chanteur du groupe punk The Skids, tourne 16 Years of Alcohol, un drame qui a la particularité d’être semi-autobiographique, et qui trace le parcours de Frankie : enfance difficile, adolescence skinhead, tentative de normalisation sociale, alcoolisme et finalement rédemption par le théâtre. Pour finir avec la Grande-Bretagne, en 2006, Shane Meadows offre aux spectateurs un revival de cette époque avec son film This si England, qui raconte l’histoire de Shaun (Thomas Turgoose), un gosse de douze ans qui va rejoindre un groupe de skinheads et partager leur vie. This is England et les mini-séries qu’il a engendrées, dresse un panorama complet et réaliste du mouvement skinhead, Angleterre oblige, en mettant en avant les différentes facettes du mouvement et ses dérives.

skinheadsAux États-Unis

De l’autre côté de l’Atlantique, loin de la chronique sociale, c’est d’abord par le biais du film de genre que les skins crèvent l’écran à la fin des années 1980. Greyson Clark, connu pour ses films de blaxploitation (The Bad Bunch ou encore Black Shampoo) s’empare en effet du phénomène pour le réduire à sa plus simple expression et en faire une nouvelle figure du méchant de slasher : dans Skinheads: The Second Coming of Hate (1989), Clark met ainsi en scène trois héros qui tentent d’échapper à un groupe de naziskins de San Francisco qui vont les pourchasser jusque dans les bois… L’angle choisi dans les années 1990 reste dans un premier temps toujours celui du sensationnalisme, mais avec la volonté de coller au réel, grâce à l’artifice de l’infiltration. Ça commence avec le téléfilm tout simplement intitulé The Infiltrator (1995) de John Mackenzie, « basé sur une histoire vraie », qui raconte ainsi l’histoire d’un journaliste israélien qui se rend en Allemagne pour infiltrer les groupes néonazis.

pariah

Pariah

Quelques années plus tard, Randolph Kret, avec son film Pariah (1998), cherche lui aussi à rendre avec réalisme la vie quotidienne d’un groupe de skins néonazis, mais peine à trouver le ton juste, en raison d’un scénario improbable (une jeune afro-américaine est violée par un gang néonazi, son petit ami décide de l’infiltrer pour se venger) et d’un point de vue un peu trop moralisant sur ses personnages. Mais si les skins sont le plus souvent traités dans le cinéma américain comme un gang, signalons qu’à la même période, dans Dogs Years (1998), le réalisateur américain Robert Loomis met également en scène un skinhead trojan et solitaire cette fois, qui va quand même se retrouver impliqué dans une bagarre et finir en prison.

AHX

Edward Norton

Il faut attendre American History X (1999) de Tony Kaye pour qu’un film ayant comme personnage principal un skinhead rencontre un véritable succès public. Parce qu’il dépasse le folklore du milieu néonazi pour aborder plus largement la question du racisme et de l’intolérance aux États-Unis, et aussi pour l’interprétation convaincante d’Edward Norton, le film sort aussi du lot en humanisant le skinhead pour en faire le protagoniste d’un drame intime entre deux frères. Au début des années 2000, on reste dans le drame psychologique avec Danny Balint (The Believer en VO) de Henri Bean, qui lui aussi s’inspire d’une histoire vraie, et dans lequel Ryan Gosling interprète un jeune Juif new-yorkais perturbé qui va devenir le chef d’un groupe de skins néonazis avant de rejoindre le Ku-Klux-Klan.

SkinGang

Skin Gang

Mais les skins restent souvent des alibis, réduits à des archétypes de la violence urbaine ou de l’intolérance. Dans Skin Gang (2004) de Wings Hauser, on voit ainsi un gang de skins nazis de Los Angeles tabasser un jeune homosexuel, à la suite de quoi la mère de la victime (incarnée par Linda Blair, la petite fille dans l’Exorciste de 1973) part à la recherche de son père alcoolique pour tenter de recoller les morceaux au sein de leur famille…

romperstomper

Romper Stomper

Pour finir avec la partie anglophone, signalons que l’Australie a donné naissance à l’un des fleurons du genre, Romper Stomper (1992) de Geoffrey Wright, avec Russel Crowe, une histoire de guerre de gangs impliquant une bande néonazie. La bande originale du film, souvent citée à une époque par bon nombre de groupe skins plus ou moins fafs (au point que certains pensaient que de vrais skins étaient derrière), a été écrite par des musiciens totalement étrangers à ce milieu.

En Allemagne

Oi-Warning

Oi-Warning

En Europe, à partir des années 1990, le skinhead est présent surtout dans le cinéma allemand. Dans le téléfilm Hass im Kopf (1996) de Uwe Frießner, on retrouve sans surprise la misère sociale, l’histoire d’amour, la violence qui va crescendo jusqu’à ce qu’il y ait mort d’homme, et l’alcool. À la fois par son côté didactique mais aussi par son aspect pédagogique, ce téléfilm donne l’impression qu’on va être gavé de poncifs et que l’apport du film se résume à une mise en image sans surprise d’une réalité navrante, ce que le titre promet déjà. Trois ans plus tard, avec Oi-Warning (1999) des frères Reding, les choses sont bien différentes. Ce film a été un choc dans le monde du cinéma allemand, car il montre un véritable effort de recherche documentaire tout autant qu’esthétique (le film est en noir et blanc). On pourrait lui reprocher d’esthétiser, justement, de faire d’une réalité proche de celle décrite dans Hass im Kopf une espèce de tragédie skinhead, mais le parcours des deux réalisateurs (pris pour cibles par le NSU en 1996) montre que leur engagement d’artistes est réel. On note en particulier une véritable honnêteté de l’équipe de tournage : certains acteurs ont ainsi été recrutés dans la scène alternative (pour les punks), et on a une impression très nette d’authenticité, sans que le film ne fasse la morale, autre écueil fréquent de ce genre de films.

LEROY

Le générique de fin de Leroy : des skins qui se trémoussent sur de la soul… À voir !

Changement complet de registre avec Leroy (2006) d’Armin Völckers : il s’agit en effet une comédie romantique satirique, qui entreprend d’évoquer sur un mode léger et agréable ce que l’extrême droite représente en Allemagne : une réalité quotidienne, face à quoi il faut savoir réagir, même quand on a 16 ans et qu’on est amoureux. Or avec ce film, Völckers prend le parti pris d’en rire, et le résultat est carrément… réussi ! Avec un tas de références (la blaxploitation et Bruce Lee), il raconte le choc de la rencontre de Leroy, métis, et d’Eva qui grandit dans une famille de néonazis (le père est élu Republikaner à Berlin, la mère se prend pour Eva Braun ou Leni Riefenstahl, les frères sont cinq Jackass version bonehead ; Eva pose pour un photographe juif homo qui est son meilleur ami et elle tombe amoureuse de Leroy. Au-delà de l’invraisemblance du scénario, on apprécie cette gentille satire des fafs : après tout, pourquoi ne pas les ridiculiser ?

Kriegerin

Kriegerin

Dernier en date, et sorti au moment où la cellule terroriste du NSU a fait les gros titres en Allemagne, Kriegerin (2011) de David Wnendt se focalise sur une fille de la scène naziskin allemande, Marisa. On y retrouve donc les clichés sur les repentis fafs, mais avec un peu plus de subtilité et de tendresse pour le jeune réfugié afghan Rasul (avec ses bons alimentaires dans le supermarché où Marisa est caissière). Chez David Wnendt et son équipe, il y a un vrai souci d’exactitude et une volonté éthique de ne pas populariser le white noise allemand (ce qui est souvent un gros problème dans les écoles allemandes). De ce fait, la BO est entièrement originale, car aucun groupe faf n’a été utilisé ou repris. Quant à Marisa, seule personnage féminin de notre sélection, c’est le sexisme de la bande qui la fait disjoncter de même que la présence d’une petite bourge, Svenja, venue se faire des sensations avec la bande de bones bien brutaux. Ce personnage secondaire, ni faire-valoir ni en contraste, permet de remettre aussi les pendules à l’heure : les néonazis en Saxe ne sont pas que des « Modernisierungsverlierer » (des losers), mais on trouve aussi chez eux des gens qui n’ont aucune « excuse » sociale.

Adam's Apple

Adam’s Apple

Ailleurs en Europe… et dans le monde

La même année que Leroy, associer crâne rasé et comédie a été également tenté au Danemark avec la comédie Adam’s apples (2006) d’Anders Thomas Jensen : un bonehead, Adam (Ulrich Thomsen) se faire recueillir par un pasteur qui, par humanisme, accueille des criminels de toutes sortes. Le film utilise comme on l’a déjà vu le bonhead comme figure du mal, mais avec un humour caustique (cf. le gag du portrait d’Aldol Hitler qui tombe à répétition) qui faisait défaut à la plupart des productions précédentes.  Pour le reste, pas grand-chose à signaler dans la partie occidentale de l’Europe, hormis Teste rasate (1993), un film italien réalisé par Claudio Fragasso, qui raconte le quotidien violent d’un groupe de skins d’extrême droite du Sud de Rome, et deux téléfilms : l’un espagnol, Diario de un skin (2005) de Jacobo Rispa, et l’autre hollandais, Skin (2008), de Hanro Smitsman.

Skinning

Skinning

À l’Est en revanche, le genre connait un regain d’intérêt depuis quelques années. Ainsi, en 2010, sort Skinning (Šišanje en VO) du réalisateur serbe Stevan Filipović, qui raconte l’histoire de Novica, un jeune étudiant un peu geek et sans ami qui va se lier d’amitié avec un skinhead qui va l’initier petit à petit aux activités de son petit groupe de néonazis, jusqu’à le pousser au meurtre d’un Rom. Le film fait par ailleurs allusion à la corruption de la police ou de l’approbation tacite de la violence raciste des naziskins de la part de politiciens. En 2013, c’est de Slovaquie cette fois que nous vient My Dog Killer (Moj Pes Killer en VO) de Mira Fornay, l’histoire d’un skinhead désœuvré : le film tente d’appréhender la psychologie du personnage de l’intérieur, sans convaincre jamais vraiment.

Russia 88

Russia 88

En Russie, les skinheads peuvent être confondu dans un premier temps avec des phénomènes typiquement russes, comme dans le film Luna Park (1992) de Pavel Lungin qui met en scène un groupe de jeunes violents, racistes et antisémites, les « nettoyeurs », dont le leader va apprendre qu’il est d’origine juive. En revanche, Russia 88, docu-fiction type found-footage de Pavel Bardin (2009) présente bien la vie quotidienne d’un groupe de boneheads moscovites, en s’appuyant sur un minutieux travail documentaire qui rend le résultat saisissant de réalisme : nous nous en étions d’ailleurs servi comme support pour une campagne de solidarité avec les antifas russes menée entre 2008 et 2011. Pour clore notre petit tour du monde, signalons qu’en Malaisie aussi on trouve des skinheads sur pellicule, puisqu’un long métrage disponible en téléchargement, Ophilia, qui raconte l’histoire de trois skinheads malaisiens, a été réalisé l’an dernier par Raja Mukhriz Bin R. Ahmed Kamaruddin.

Et en France ?

En haut : Lévy et Goliath. En bas : La haine

En haut : Lévy et Goliath. En bas : La Haine

Eh bien pas grand-chose. On se souvient d’une mémorable baston dans le film de Gérard Oury Lévy et Goliath (1987), dans laquelle Michel Boujenah désarme un skinhead armé d’un couteau, ou encore du caméo de Mathieu Kassovitz dans son film La Haine (1995), dans lequel il joue le rôle du skin parisien qui se fait défoncer par Vincent Cassel, et puis c’est à peu près tout, mis à part une séquence là aussi très courte dans le film Didier (1996), où Alain Chabat croise une bande de skins. Quelques années plus tard, on retrouve Vincent Cassel qui à nouveau dérouille un groupe de skins néonazis dans Les Rivières Pourpres (2000) de Mathieu Kassovitz (encore), une séquence presque gratuite qui n’a pas grand-chose à voir au final avec l’histoire, mis à part peut-être pour se donner bonne conscience.

Banlieue 13 Ultimatum

Banlieue 13 Ultimatum

À notre connaissance, la dernière apparition de skinheads dans un film français date de 2009, dans le débile Banlieue 13 Ultimatum de Patrick Alessandrin (de l’écurie Besson), où Karl, interprété par le rappeur belge James Deano, est le chef d’un gang de skins nazis qui tient l’un des cinq quartiers de la banlieue emmurée du titre. Il ne sera pas difficile à Un Français de relever le niveau : le réalisateur a la volonté en tout cas de rester au plus près de la réalité, et semble avoir cumulé toute une série de faits divers réels impliquant des skinheads d’extrême droite des années 1980 et 1990, dont la bande du Havre ou la bande du Luxembourg, qui dans les deux cas étaient liées à Serge « Batskin » Ayoub. N’ayant pas vu le film[3], nous resterons prudents car le terrain est miné, et ce petit panorama, que nous vous invitons à compléter, permettra de voir si le réalisateur saura trouver une nouvelle façon d’aborder le thème.

La Horde

  1. On se demande toujours qui ou quoi aurait pu être à l’origine de ces fameuses menaces qui auraient forcé des exploitants de salle à annuler des avant-premières. Il s’agit plus probablement ici d’un marketing assez malsain… []
  2. Il connaîtra la postérité des années plus tard dans des films de Tarantino, comme Pulp Fiction. []
  3. Nous l’avons vu depuis la publication de l’article : vous pouvez lire notre avis ici []

23 commentaires »

  1. Antho 3 mai 2016 at 20:05 - Reply

    C’est étrange de voir que maintenant , comme montré dans le film « La Haine  » des gens de toutes nations se rassemblent contre les antifas : Soral/Dieudo et vous avez meme classé la LDJ comme d’extreme droite ( les enemis de mes enemis ,seront ils mes amis ? ). On se retrouve avec un juif incarné par la LDJ , un reubeu et un renoi dans le role d’E&R/Dieudo. Certes , ils ne s’entendent pas forcément , mais quand il s’agit de victimiser du petit blanc bourgeois gauchiste , il y a toujours du monde.

    • La Horde 3 mai 2016 at 21:57 - Reply

      Visiblement, tu n’as rien compris au film de Kassovitz. Ce sont bien des skins d’extrême droite qui se font défoncer à la fin du film, pas des antifas. Enfin, pour ta gouverne, sache que Soral, Dieudonné et leurs amis n’ont « victimisé » aucun antifa, et que lorsqu’il y a eu rencontre, ce sont en général ces fachos qui sont partis en courant… Ne prends pas tes rêves pour la réalité !

  2. Wash 17 juillet 2015 at 22:37 - Reply

    L’excellent film allemand « Die Bomb Tickt », dans les années 90, une fiction qui s’inspire des attaques nazies en 91 à Hoyerswerda, pour prendre comme thème central un bonehead en fuite pour meurtre et recherché par sa soeur à travers l’Allemagne, les Pays-Bas et la France, en suivant les réseaux nazis réellement existants… Très bien documenté et très politique antifa. L’un des bars utilisé par le film aux Pays-Bas s’est fait attaquer par la suite. Malheureusement, le film n’a jamais été traduit et est introuvable en DVD (les chanceux -très chanceux- peuvent éventuellement trouver le VHS…

  3. Tchekov 20 juin 2015 at 22:14 - Reply

    Merci, je vais m’intéresser à ceux que je ne connais pas.

  4. Una 15 juin 2015 at 18:55 - Reply

    The Wall (disque et film). J’habitais Montparnasse à l’époque de la sortie du film, et il n’était pas rare de croiser des bandes de skins et quand on avait un look plutôt baba comme moi, on changeait de trottoir 😉

  5. Dror 15 juin 2015 at 10:51 - Reply

    Y a des scènes avec des skins dans Bye Bye Blondie, de Virginie Despentes (France, 2012)

  6. lejourseleve 14 juin 2015 at 18:18 - Reply

    Salut,
    le film croate « Metastase » de Branko Schmidt met en scène les dérives de supporters zagrebois des Bad Blue Boys parmi lesquels Krpa « chiffon, torchon », look skin, bras tendu (arène d’or du meilleur acteur pour ce rôle au festival de Pula en 2010)… La croix gammée sur le gazon du stade de Split il y a deux jours témoigne aussi d’un intérêt chez certains dans le pays pour le vieux Reich.
    La Horde: des nouvelles des antifas croates?

    • La Horde 14 juin 2015 at 20:27 - Reply

      Non, pas de nouvelles…

      • lejourseleve 15 juin 2015 at 21:30 - Reply

        peut-on vous transmettre une adresse mail à Zagreb pour contact antifa?

        • La Horde 15 juin 2015 at 22:26 - Reply

          Oui, il suffit de nous écrire à : lahorde@samizdat.net ; on peut communiquer en anglais et en allemand si nécessaire (malheureusement personne ne parle croate parmi nous).

  7. LePierrack 12 juin 2015 at 23:09 - Reply

    Je viens de voir Made in Britain et mon avis mitigé. Si je me suis intéressé à ce film, c’est parce que Tim Roth est probablement mon acteur préféré avec Samuel L. Jackson et Edward Norton. Et sa performance est géniale, pas de doute là dessus. Il est à la fois arrogant, violent, moqueur, haineux, révolté .. bref presque attachant si l’on enlève la croix gammée qu’il a entre les yeux.
    Le problème c’est que le film est mal construit. Le scénario se barre dans tous les sens. Si on compare Orange Mécanique qui, sans évoquer clairement les skins, montrait l’ultraviolence des bandes de jeunes.
    Et puis le personnage du noir (Errol Duprey) est vraiment naze. Le gars n’a aucune personnalité, est clairement débile, il suit tout ce qu’un skin nazi lui dit de faire mais whaat ? le film est-il raciste ? je me le demande car le personnage est vraiment mal écrit. J’aurais adoré voir un noir anglais un peu fier se disputer avec un skin, pour qu’ensuite ils deviennent amis. Là rien « T’as une croix gammée sur le crane ? -Oui » et scène suivante c’est son meilleur pote. Et les persos secondaires sont inintéressants, excepté un fonctionnaire moche fan de courses de voiture, mais encore une fois il est pas assez développé.

  8. K. Broflovski 12 juin 2015 at 20:17 - Reply

    hey copain t’as oublié « the believer »

    • La Horde 13 juin 2015 at 14:45 - Reply

      Et non, relis bien l’article dans la partie américaine :  » Au début des années 2000, on reste dans le drame psychologique avec Danny Balint (The Believer en VO) de Henri Bean, qui lui aussi s’inspire d’une histoire vraie, et dans lequel Ryan Gosling interprète un jeune Juif new-yorkais perturbé qui va devenir le chef d’un groupe de skins néonazis avant de rejoindre le Ku-Klux-Klan. »

  9. Ras Babaganoush 11 juin 2015 at 21:51 - Reply

    Il manque aussi l’excellent « Take it or leave it » racontant les débuts de Madness et l’Italien (et controversée) A.C.A.B …
    Des Skins apparaissent furtivement dans « le grand soir  » de Kvern .

  10. oncle tuco 11 juin 2015 at 11:50 - Reply

    a signaler aussi le film de cyril collard les nuits fauves
    dans lequel apparaissent des bonheads joues par certains membres de groupes de chasseur des années 90
    qui fréquentaient la rue de nanteuil lors des débats concert du samedi

  11. Houlala 10 juin 2015 at 15:46 - Reply

    Il y a aussi le film Punk avec Béatrice Dalle, ainsi que des punks et des skins parisiens.
    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=211799.html

  12. Onion 10 juin 2015 at 13:56 - Reply

    En effet, « Suburbia » met en scène une bande de squatteurs punks dont 1 skin taciturne mais sympa. « SLC Punk » évoque aussi des boneheads et des nazi-punks parmi les ennemis des protagonistes, Stevo et Heroine Bob. Plus récemment il y a aussi « Punk » de Jean-Stéphane Sauvaire où un des personnages est un skin qui vire progressivement facho, ce qui abouti à une bataille rangée entre punks et boneheads. Ces scènes-là sont certainement les plus ridicules du film, qui est d’ailleurs une bouze mémorable dans son ensemble.

  13. Laurent 10 juin 2015 at 11:47 - Reply

    Bravo pour ce panorama, je rajouterai peut-être juste « Fièvre à Colombus University » dans les films US. Loin d’être un chef d’oeuvre mais il a la particularité d’avoir été filmé pour un studio (en 1995 avant AHX) par John Singleton, réal afro-américain qui avait fait Boys in the hood. Il suit 3 jeunes étudiants : le 1er rejoint un groupe d’activiste black, le 2d un gang de skin nazi et la 3e devient militante feministe. En gros, traite du communautarisme et est librement adapté des fusillades sur les campus. Pas mal de clichés mais regardable.

  14. Max 10 juin 2015 at 11:37 - Reply

    Neds, Film Espagnol de 2010 de <Peter Mullan avec Conor McCarron.

    • Max 10 juin 2015 at 11:41 - Reply

      Oups, pas Espagnol, Français, Britannique, Italien !

      • Ras Babaganoush 12 juin 2015 at 11:44 - Reply

        Probablement un des meilleurs traitant de la question « skin » .

        • Max 17 juin 2015 at 01:44 - Reply

          Carrément ouais !!

  15. grandfred 10 juin 2015 at 10:08 - Reply

    je me souviens d’avoir vu (1 seule fois ! film quasi introuvable pour moi avant mon accès sur internet) ce film où des punks et 1 skin vivent en squatt =
    http://forums.resistance.tk/message.php?t=18429

    le film de virginie despente contient des scènes avec des skins !
    j’ai enfin trouvé ce lien sur internet =
    http://www.mad-movies.com/forums/index.php?showtopic=24888
    salutations antifas !!

Laisser un commentaire »