Villes FN : témoignage d’un syndicaliste employé par la ville de Béziers

30 janvier 2015 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Lu sur le site de VISA (Vigilance Initiatives Syndicales Antifascistes) :

A l’occasion d’une formation intersyndicale Solidaires – CGT – FSU organisée sur 2 jours et animée par VISA, un employé de la ville de Béziers, dirigée par l’extrême droite, a témoigné du vécu des agents municipaux.

« Robert Ménard a déclaré pendant la campagne municipale qu’il ne sera pas un élu du FN. C’est vrai, il est pire car son projet est de fédérer au plus large l’extrême droite locale. Il communique beaucoup (c’est un journaliste de formation) et mise beaucoup sur les supports « publicitaires » telles que les affichettes promouvant des interventions de Zémour et de De Villiers à Béziers ou vantant la présence de la Police Municipale.

Elu après une gestion UMP très dure, il a récupéré une ville en état de ruine économique et social (4ème ville la plus pauvre de France), un terreau privilégié pour l’extrême droite.
Premières mesures : Doublement des effectifs de la Police Municipale, suréquipement (gilets pare balle digne de CRS face aux manifs), demande d’agrément pour les armer, détachement de policiers de Bollène
 (tenue par l’extrême droite) avec leurs armes car ils ont déjà l’agrément, baisse des impôts locaux de 4% (60% des habitants n’en paient pas, deux millions de recettes fiscales en moins), suppression des lignes de bus en été de la banlieue vers le centre ville, concentration des services publics en centre ville et abandon des faubourgs.

Le Directeur général des services de la ville, parti en retraite 15 jours après les élections, a été remplacé par un lieutenant colonel de gendarmerie arrivé de Nouvelle Calédonie. Il a rencontré les syndicats le lendemain de sa prise de fonction pour leur dire que sa porte était toujours ouverte et que le fait de les recevoir de suite était une marque de respect des syndicats. Quelques jours plus tard, il engageait un grand ménage en virant des contractuels, en déplaçant d’office des fonctionnaires et en en rétrogradant une douzaine.

Yves Beck, nommé directeur de cabinet de Ménard, a un passé sulfureux : En fonction à Orange chez Bompard, combattant en Bosnie, proche de ‘3ème voie’ et d’Ordre nouveau’. Il a viré le directeur de la Police Municipale le lendemain de son installation pour le remplacer par un proche venu de Bollène.

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