Il y a 70 ans, la libération du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau

29 janvier 2015 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet
Ce qu'il reste aujourd'hui des chambres d'extermination sur le site d'Auschwitz-Birkenau.

Ce qu’il reste aujourd’hui des chambres d’extermination sur le site d’Auschwitz-Birkenau.

Le 27 janvier 1945, il y a 70 ans, les troupes russes entraient dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, dans lequel ont péri plus d’un million de personnes, juives pour l’essentiel, et qui fut évacué quelques jours avant par les nazis, qui laissèrent sur place 7500 déportés trop faibles pour prendre part aux marches de la mort… Au-delà des commémorations officielles, le devoir de mémoire, hors du cadre institutionnel, est une nécessité pour le combat antifasciste, non seulement pour ne pas oublier les atrocités du passé, mais aussi pour dénoncer les oppressions contemporaines.

L’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) a publié un article dans lequel elle rappelle à la fois la nécessité de se souvenir des cris d’hier et de dénoncer les racismes d’aujourd’hui, qui se conclut ainsi :

Honorer les victimes des crimes nazis, parmi lesquelles nos parents, commis avec l’assentiment et l’aide de certains gouvernements européens, dont celui de la France du régime de Vichy, reste aujourd’hui une nécessité impérative. On ne peut enseigner aux jeunes générations la destruction des Juifs d’Europe en masquant les réalités politiques qui ont permis ces crimes, en acceptant à nouveau des discours d’Etat racistes et xénophobes frappant des pans entiers de la communauté nationale et en faisant l’impasse sur l’héritage du colonialisme et ses victimes dont de nombreux élèves sont les descendants. On ne peut enseigner aujourd’hui l’histoire de ces crimes sans honorer la résistance à ces crimes, sans appeler à la résistance ici et maintenant contre toutes les oppressions et discriminations – auxquelles certains des chefs d’Etat présents à Auschwitz participent. Nous ne pouvons accepter un plus jamais ça sélectif.

Commémorons la libération d’Auschwitz, souvenons-nous des crimes d’un passé si récent et toujours présent dans notre mémoire nationale, et luttons surtout contre toutes les formes de racisme et de fascisme !

En complément, on vous conseille, sur le site Dormira Jamais, la lecture d’un entretien traduit en français de 1982 entre le journaliste italien Enzo Biagi et l’écrivain Primo Levi , qui revient sur son expérience en tant que Juif dans l’Italie fasciste, sa déportation et son internement. Vous pouvez également écouter Auschwitz-Birkenau, conserver les camps de la mort ?un documentaire passé sur France Culture sur la question de la préservation des lieux de mémoire, et sur le rapport entre recherche scientifique et témoignages.

La Horde

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