Marseille: cent heures de TIG pour les profanateurs de la stèle de Missak Manouchian

18 janvier 2015 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet
L'un des deux auteurs de la profanation

L’un des deux auteurs de la profanation

Lu sur Lamarseille.fr (via la page Facebook de l’Action Antifasciste Marseille):

Pas inconnus des services de police, les néofascistes de Nouvelle Aurore revendiquent un « acte de contestation pacifique » tout en disant ignorer qui était l’homme sur la stèle.

Deux des auteurs présumés de la profanation du 6 septembre dernier de la stèle Manouchian dans le square du boulevard Charles Livon comparaissent ce matin devant le tribunal correctionnel de Marseille pour « violation ou profanation par quelque moyen que ce soit, de tombeaux, de sépultures, d’urnes cinéraires ou de monuments édifiés à la mémoire des morts ». Ils encourent jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. L’association Jeunesse Arménienne de France représentée par Me Serge Tavitian se constituera partie civile.

A l’appel du Mouvement Populaire-Nouvelle Aurore (MPNA), une dizaine de personnes portant le tee-shirt de ce groupuscule néo-faschiste non déclaré, s’était rassemblée pour une « action coup de poing » devant la stèle de celui qu’ils désignent comme le « terroriste rouge venu d’URSS » ou le « tueur de Français ». Rappelons que le commandant des FTP-MOI a été fusillé au Mont-Valérien par les nazis le 21 février 1944 avec 22 de ses camarades et que leur panthéonisation est réclamée.
Au cours d’une cérémonie paramilitaire, un jeune orateur avait péniblement lu un texte révisionniste grotesque avant d’être interrompu par un leader qui avait insulté la mémoire du résistant communiste arménien : « C’est une balance ! » « Manouchian grosse merde, on ne veut pas de ça à Marseille ! ». Il avait ensuite recouvert la statue d’un drap blanc.

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Lu sur radiovl.fr:

Vendredi 9 Janvier, deux militants d’un groupuscule d’extrême droite ont été condamnés à 100 heures de travail d’intérêt général pour avoir profané une stèle construite en la mémoire du poète et militant communiste Missak Manouchian, dans la ville de Marseille. Les deux complices, âgés de 30 et 42 ans, ont affirmés avoir participé à une « action pour le devoir et contre les terroristes rouges ».

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