Paris : hommage à Malik Oussekine, contre les violences policières

7 décembre 2014 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

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Photo : La Horde

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Un peu après midi, rue Monsieur le Prince, il y avait une grosse centaine de personnes (dont un paquet de journalistes !) pour rendre hommage à la mémoire de Malik Oussékine, Rémi Fraisse et tou-te-s les autres. Dans une ambiance propice au recueillement, quelques discours sont prononcés et le tract de l’assemblée en lutte pour Rémi est distribué largement.

Photo : La Horde

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Un peu après 13h, le rassemblement se termine au son de « Pas de justice, pas de paix » et « Police nationale, milice du capital« . Certaines personnes se dirigent vers le Trocadéro (dans le XVIe arrdt.) pour un rassemblement en solidarité avec les proches de Michael Brown, tué par la police à Ferguson (dans le Missouri, aux États-Unis). Et un plus gros groupe, d’une petite centaine de personnes, part en manif sauvage avec l’intention de rejoindre la place Stalingrad pour la manif des chômeur-euse-s.

Photo : La Horde

Photo : La Horde

La manif sauvage est plutôt joyeuse, il y a beaucoup de monde dans les rues et on peut dire que les slogans et les centaines de tracts de l’assemblée sont cette fois loin d’être inutiles (je dis ça parce que ce n’est pas toujours le cas, mais on fait ce qu’on peut…). On crie plus ou moins les mêmes slogans que lors des manifs de ces dernières semaines, avec un changement notable concernant le « Flics, porcs, assassins« , transformé en « Flics, fachos, assassins« , avec la volonté compréhensible de ne pas assimiler nos amis les animaux aux détestables forces de l’ordre.

Photo : FB de l'AFA Paris-Banlieue

Photo : FB de l’AFA Paris-Banlieue

La manif est dynamique et zigue-zague entre les petites rues des VIe et Ve arrondissements. La police a du mal à suivre… Quelques flics en civil se prennent d’ailleurs quelques oeufs pourris, des tags sont inscrits sur quelques murs et des fumigènes sont craqués de temps en temps. Alors qu’on a traversé le Ve arrondissement d’ouest en est, on entend de plus en plus les sirènes des flics, ça se rapproche… À tel point que l’on commence à voir la couleur des voitures à gyrophare. Ça crie « on se casse par le métro Jussieu !« , tout le monde court vers le métro, on s’assure tant que possible que tout le monde est là, et les dernier-e-s balancent à nouveau quelques oeufs sur les voitures de flics qui arrivent en speed derrière nous.

Finalement, on prend tou-te-s le métro en direction de Stalingard, pour rejoindre la manif des chômeur-euse-s.

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