Grigny: destruction du bidonville de la Folie

11 juillet 2014 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet
Le bidonville de la Folie à Grigny

Le bidonville de la Folie à Grigny

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Cette semaine, les pelleteuses vont détruire le bidonville de la Folie à Grigny. Une fois de plus l’irrationalité et la bêtise tremblante devant le populisme ambiant ont raison du travail sans relâche des associations, et notamment du PEROU, avec les familles.

En avril 2013, les pelleteuses détruisaient le bidonville de Ris-Orangis, défendu depuis des mois par le Pôle d’exploration et de ressources urbaines (PEROU) ‑ qui y avait édifié son « Ambassade du Pérou » et l’ASEFRR.

Un coup d’arrêt violent, coûteux et absurde pour un long chantier matériel et humain : outre l’Ambassade, abri d’ateliers multiples, le bidonville avait vu naître une place, lieu de rencontres et fêtes mémorables. Et aussi, et surtout, ce sont des liens que les multiples constructeurs avaient tissés, heureusement bien plus difficiles à détruire que des baraques.

Car la fin du bidonville de Ris-Orangis n’a pas signé la fin d’un travail commun avec les familles qui l’occupaient. Dix d’entre elles ont engagé des procédures de réinsertion et emménagé sur une « base de vie » en périphérie de la Commune. « De vie », il faut le dire vite, face à un parking parsemé de préfabriqués, et aussi éloigné que possible des transports en commun et des commerces (des fois que les Roms en voie d’intégration s’intègreraient à la population locale !). Mais il y a là de quoi s’abriter, se laver, faire la cuisine dans des conditions correctes. Le PEROU a au demeurant continué à y œuvrer, pour humaniser le minéral, créer des plantations, mettre de la couleur sur les habitats.
Mais pour la majorité des familles, l’unique solution de survie, c’était de déplacer le bidonville – ce qui prouve, s’il en était besoin, l’inanité des politiques d’expulsions. Le bidonville de la Folie a vu le jour à Grigny, à 500 m du précédent.

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