Dijon : compte rendu du Jour de colère contre les fascistes

9 avril 2014 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

dijon-05042014-rue-berbiseyComme prévu dans l’appel, nous nous sommes rassemblés (plus de 300 personnes) à partir de midi place Wilson. « Jour de colère 2 » avait espéré initialement se rassembler sur cette même place à 14h, mais face à la mobilisation grandissante de « Jour de colère contre les fascistes ! Jour de fête pour toutes et tous ! », la préfecture leur a demandé de changer le lieu  : ceux-ci se sont donc repliés au Palais des Sports. (plus de photos sur le site du Collectif Antifasciste de Besançon)

Première victoire donc pour les antifascistes puisque « Jour de colère » n’a pas eu accès à cette place.
La place Wilson est donc occupée à partir de midi par les antifascistes, avec au programme des activités festives et bon-enfant : bouffe populaire, jeux de flechettes ou de chamboule-tout (avec des cibles représentant divers groupes d’extrême-droite) et concerts – voir l’article du SCALP 21.

Au palais des sports, « Jour de colère » fait un flop. Pourtant le rassemblement avait été prévu depuis plusieurs semaines et celui prévu à Besançon c’est reporté finalement sur celui de Dijon. Ils n’étaient pas plus d’une cinquantaine :  des royalistes, des anti-mariages gay, deux ou trois bonnets rouge et dernière une banderole du Parti de la France des skins fafs et des membres de Génération Identitaires qui ont pu parader sous protection policière et braire des slogans tels que « Jeunesse!, jeunesse nationaliste! », « Français relève toi, tu es ici chez toi », « Nous sommes tous des enfants d’hétéros », « Islam hors d’Europe – Sionnistes, hors de France » , « Rebsamen démission, Francs-maçons en prison » ou encore « Taubira, casse-toi, la France n’est pas à toi ».

Apprenant en début d’après-midi que « Jour de colère » avait reçu l’autorisation des autorités pour parader dans le centre-ville et déverser son flot de slogans haineux et fascistes, nous décidons de partir en manifestation pour ne pas leur laisser la rue. Cette journée se voulant un « jour de fête » contre les fascistes, la manif qui restera jusqu’à son terme festive (il y avait bien 300 personnes) se dirige à travers les rues de Dijon entraînée par le camion-sono.

Très vite cependant, les rues sont bloquées par des dizaines de gendarmes mobiles et de CRS munis de tout leur attirail de guerre (flashballs, lacrymo…). La tension monte et les flics chargent quelques instants, blessant deux manifestant-e-s (une personne sera hospitalisée).

Le cortège tente alors de passer par diverses rues pour atteindre le centre-ville, mais à chaque fois il se retrouve bloqué par la flicaille. En fin d’après-midi, la manifestation se termine au point de départ sur la place Wilson , tandis que plusieurs manifestant-e-s souhaitant s’en aller sont contrôlé-e-s par les forces de l’ordre qui entourent la place.

A Dijon comme ailleurs,  nous ne laisserons jamais la rue aux réactionnaires, et ils seront sûrs de nous trouver toujours sur leurs routes.

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