Tours : succès de la manif du 6 avril (compte rendu)

8 avril 2014 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Nous avions déjà publié quelques photos ici,  mais nous laissons le Collectif Antifasciste Tourangeau (CAT), organisateur de la manifestation, faire eux-mêmes le point sur le succès de cette journée (un autre compte rendu a également été publié sur Indymedia Nantes, avec de nombreuses photos).

Le « Jour de Colère » (Dies Irae) prétendait rééditer en province l’exploit parisien quand 17000 à 18000 néofascistes de toute obédience avaient défilé (presque) main dans la main le 26 janvier. Le nombre de manifestations de ce WE était au départ de 22, rapidement descendu à 8 puis à 7 suite à l’annulation à Tours, faute de participant-es (moins de 50) poussant les Tourangeaux à se replier à Nantes. Le Collectif Antifasciste Tourangeau avait prévu dès le départ de maintenir sa manifestation.

Tours—06042014

Plus de 150 personnes ont défilé cette après midi :

Dans un contexte national post municipales bleu/brun alourdi par l’attaque de la Journée de Retrait de l’Ecole (JRE) contre l’école Blotterie de Joué-Lès-Tours (1) et dans l’indifférence de la gauche gouvernementale, l’appel du CAT signé par une dizaine d’organisation a rassemblé plus de 150 personnes malgré l’annulation annoncée mardi du Jour de Colère. Cela a donné l’occasion au collectif d’inaugurer son autocollant, sa banderolle et ses drapeaux :

 

Un défilé dynamique, marqué par d’inévitables violences policières :

La Police Nationale était largement présente au départ tant en uniforme qu’en civil (BIVP et BAC) alors que les néofascistes locaux étaient pourtant absent-es. Cela ne nous a pas empêché de suivre le parcours prévu en faisant des haltes sur les points des agressions les plus emblématiques et médiatisées.

 

C’est précisément lors d’une halte cette fois devant un London Calling vide (Pierre Louis Mériguet ayant fermé boutique) que l’inévitable violence policière s’est mise en route. Pour un peu de peinture verte qui devait servir à laisser une trace de notre passage sur le bitume : gazeuse, flashball et coups de Bâton de Défense à Poignée Latérale (BDPL) dit Tonfa. Et pour un manifestant qui prenait des photos (2) : clés de bras par 3 fonctionnaires, gazage à moins de 50 cms d’un cycliste et mise en joue des manifestants avec des LBD (Flash Ball) à hauteur du visage à moins de 2 mètres (ne manquaient plus que les tazers). Les mêmes fonctionnaires étaient pour le moins complaisant ce vendredi vers 18h30 lors qu’une 20aine de Turones 1951 (3) encadrés par 3 néonazis  ont crû bon de répliquer bruyamment à la présence jugée provocante de quelques supporters auxerrois en terrasse Place Plumereau : pas de contrôles d’identité et encore moins de fouilles…

Le CAT (et les organisations signataires) souhaitent bon rétablissement aux blessés légers de cette manif qui montre que seule une mobilisation conséquente est en mesure de faire reculer l’Extrême Droite sous toute ses formes. Le CAT reste vigilant quant aux inévitables conséquences des élections muncipales et aux suites de l’attaque de la JRE (1).

  1. Rassemblement de soutien aux deux syndiquées visées, ce lundi 07 avril à 17h30 à l’Inspection Académique, Champ girault à l’appel de Sud Education et Solidaires. Le CAT sera évidemment présent.

  2. Manifestement les fonctionnaires présents frappent et gazent d’abord, « discutent » après. Quant à respecter le Code de Procédure Pénale (L221-6) et la réponse du 17 juillet 2006 du Directeur Général de la Police Nationale à la Saisine n°2005-29 de la Commission nationale de déontologie de la sécurité qui commence par : «  Il est de jurisprudence constante que le principe de protection de la vie privée ne s’applique pas aux images et enregistrements effectués sur la voie publique. Les policiers ne peuvent donc pas s’opposer à ce que leurs interventions soient photographiées ou filmées »…

  3. Ultras d’Extrême Droite en principe exclus de stade suite à diverses violences et au pillage le vendredi 27 septembre 2013 d’une station service au retour d’un match contre Angers : Les Turons s’expliquent

 

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