idée reçue n°2

23 novembre 2013 1 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

« L’antifascisme est une lutte puérile : par son manichéisme, elle permet peut-être aux jeunes de se sensibiliser à la politique, mais c’est là son unique intérêt. »

NOTRE RÉPONSE :
Le mépris pour la jeunesse affiché par ce genre de déclaration est sa première faiblesse : estimant les jeunes trop stupides pour appréhender les « vrais » problèmes de société, on s’imagine que l’antifascisme, considérée comme une lutte « simple », voire manichéenne, leur permettra de faire leurs premiers pas en politique, avant de passer aux choses sérieuses. On passera sur le cynisme de cette déclaration, qui montre bien comment certains sont prêts à afficher un antifascisme de façade pour recruter. Sa seconde faiblesse consiste à hiérarchiser les luttes : ce genre de déclaration implique en effet une critique envers les groupes « spécialisés » comme les Scalp, considérés comme des groupes un peu primaires, sans grille d’analyse ni perspective révolutionnaires. Dans les deux cas, ce genre d’appréciation dénote une vision extrêmement étroite de l’antifascisme, et cette condescendance est également révélatrice du rapport paradoxal qu’entretiennent de nombreux militants politiques révolutionnaires et libertaires à l’égard de l’antifascisme. Alors que tout le monde ou presque (sauf à l’extrême droite !) se considère comme antifasciste, nombreux sont celles et ceux qui considèrent cette lutte avec un regard critique, voire même un certain mépris. Espérons que notre site puisse nuancer ce type de critique.

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