Ernst Zündel: nécrologie incantatoire

20 novembre 2013 1 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

zuendelSoyons clair, d’emblée : Ernst Zündel n’a pas encore suivi la voie tracée par Dominique Venner, mais on ne sait jamais, les choses peuvent se précipiter. Alors soyons prêts à sabrer le champagne !
Ernst Zündel est né en 1939 dans le Bade-Würtemberg, en Allemagne. À l’âge de 19 ans, il quitte son pays (pour fuir le service militaire) et part s’installer au Canada. Là-bas, il mène une activité politique autour de groupes néonazis et suprémacistes blancs. Il mène ainsi campagne pour l’interdiction au Canada du film La Liste de Schindler. Il est également chargé de la publication d’un certain nombre de livres, dont les siens (sur les ovnis et les nazis), mais surtout ceux d’amis négationnistes, dont le fameux Did Six Million Really Die ? pour la publication duquel il est poursuivi à partir de 1985 au Canada. Pour sa défense, il mobilise son entourage néonazi, dont Robert Faurisson, son ami de longue date. Jusqu’à la fin des années 1990, il passe de vice de procédure en appel, et il finit par louer les services de Fred A. Leuchter, un autodidacte spécialisé dans tout ce qui touche aux exécutions capitales, pour donner une base scientifique à ses théories négationnistes. C’est donc indirectement à Zündel qu’on doit l’écœurant Rapport Leuchter, qui servit de base pseudo-scientifique à la sphère internationale négationniste.
À la fin des années 1990 donc, Zündel quitte le Canada pour s’installer aux États-Unis ; mais en 2003, il est arrêté et expulsé au Canada, car il est en violation avec les lois américaines sur l’immigration. Entre temps, l’Allemagne a lancé un mandat d’arrêt contre lui, et il est placé en détention au Canada durant deux ans, jusqu’à son extradition en Allemagne en 2005, car il est en lien avec des groupes néonazis violents.
En mars 2005, retour donc à la mère patrie, et direct en prison : il est placé en détention préventive, car son procès, démarré en février 2006, est extrêmement tendu. Ses soutiens ainsi que son avocat s’illustrent par toutes sortes de provocation à caractère antisémites, mais une année plus tard, il est finalement condamné à cinq ans de prison, qu’il fera dans leur intégralité. Il est relâché en mars 2010, et il continue sur la même voie. En décembre 2011, on le retrouve en vidéo sur Internet (en particulier sur le site d’Égalité et Réconciliation) dans une vidéo où il menace les Juifs américains, et il continue d’être invité par les néonazis de différents pays, où sa réputation le précède.
Alors, une cathédrale et un pistolet ?

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