Le geste de la « quenelle » décodé

24 octobre 2013 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

8. Soral / Dieudonné

Le collectif Quartiers libres, qui regroupe des «militant-e-s de quartiers, des journalistes, des universitaires qui tou-te-s vivent, travaillent, ou militent en banlieue», dénonce régulièrement sur son site le double langage d’un Soral ou d’un Dieudonné, qui sous couvert de «subversion», servent en réalité la soupe au discours les plus réactionnaires. Dernièrement, il a publié une analyse du geste de ralliement de ces tristes sires, celui dit de «la quenelle».

En voici un extrait :

Faire le geste de la quenelle n’engage à rien: ni promesse ni action. Elle fait croire à celles et ceux qui la font, qu’elle est subversive en soi et qu’elle prouve l’existence d’une unité entre les soi-disant « anti-système ». Il n’y a de concret que la répétition du geste de scène d’un artiste qui a joué sciemment la carte d’une carrière indépendante et l’engagement politique au sein de l’extrême droite. Pour l’extrême droite et la partie la plus agressive de la classe dominante, l’important n’est pas d’être véritablement une alternative pour le peuple mais de se donner l’apparence de « rebelles ». Mais une fois au pouvoir, les dominés et les pauvres prennent de plein fouet la répression.
Si des personnes issues de l’immigration peuvent la faire aux côtés de personnes comme Bruno Gollnisch qui est ouvertement anti-musulman, ou de Jean Marie Le Pen qui croit en l’inégalité des races : c’est que ce geste ne signifie rien comme engagement.
C’est une posture de défi qui n’en est pas réellement une puisque ce geste n’est jamais effectué en face ou en présence de la personne visée. Ce signe dit de manière insultante qu’on a eu le dessus de manière sournoise, en profitant d’une situation. C’est le bras d’honneur du couard, puisque non assumé.

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