Reims : la violence policière contre des antifas désavouée

19 octobre 2013 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

A Reims, le 22 juin dernier, deux personnes, dont un militant antifasciste de la ville, on été interpellés et tabassés par des policiers. Le motif ? La proximité de deux manifestations : celle des anti-mariage pour tous, animée par l’extrême droite, et celle des antifascistes venus rendre hommage à Clément Méric, assassiné quinze jours plus tôt à Paris.

Alors que les flics prétendent avoir voulu empêcher les antifascistes « d’en découdre », plusieurs témoins de la scène sont venus à la barre, le 14 octobre au tribunal correctionnel de Reims, pour affirmer le contraire. Une mère de famille témoigne  : « J’ai vu trois policiers se jeter sur un homme qui était juste à côté de moi. Il s’est retrouvé encerclé, mains dans le dos, par terre, la tête sur le sol… Avec des policiers qui le frappaient… Le deuxième homme a traversé en allant vers eux. Il a dit « c’est ça la démocratie ? » Trois autres policiers se sont précipités sur lui. Il s’est retrouvé par terre. Ils l’ont frappé de tous les côtés, même sur la tête« .

Au final, la relaxe est prononcée par le juge pour les deux hommes, mais le parquet à fait appel. Quand on entend les pleurnicheries des militants anti-mariage gay qui se plaignent d’être les victimes de violence policière, ou certains assimiler antifas et « milices du système », il est bon de rappeler que la police et l’Etat sont toujours prompts à s’en prendre aux antifascistes.

Source : L’Union

Laisser un commentaire »