Alain Soral ? un poseur, un imposteur

9 juillet 2013 71 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

portrait_SoralAlain Soral s’est illustré, dans une vidéo postée le 6 juillet 2013, en commentant l’assassinat de Clément Méric, qu’il qualifie de « dérisoire », de « grotesque », de « fait divers d’ados » (sic), et en insultant Clément sans retenue, se moquant par exemple de son physique… Pire, au nom de la défense de la « minorité opprimée » que seraient les naziskins, il prétend avoir envoyé de l’argent à Esteban Morillo, le meurtrier de  notre camarade. Une provocation de plus de la part de l’un des éléments les plus médiatisés de l’extrême droite française, et l’occasion pour nous de revenir sur ce clown triste : un rappel de quelques vérités semblent nécessaires, en particulier ses fréquentations passées et présentes dans à peu près tout ce que l’extrême droite compte de tordus en tout genre.

En quelques années, Alain Soral est parvenu à être dans un premier temps sympathisant du FN, dans un second temps militant voire intellectuel autoproclamé du FN (il faut dire que la concurrence n’était pas vraiment féroce), puis dissident frontiste et finalement leader d’un petit groupuscule oscillant entre la nationalisme républicain et une sorte de nationalisme révolutionnaire new-age (les références politiques en moins), candidat sur une liste antisémite composé de paranoïaques et de marginaux politiques, fondateur/éminence grise d’un pseudo-journal politico-satirique, Flash, et enfin auteur à succès d’opuscules conspirationnistes et antisémites. Girouette mégalomane,  affabulateur conspirationniste, bateleur imbécile, Alain Soral a un parcours tout à son image.

Une jeunesse bourgeoise

Soral Jeune

Soral à 24 ans

Il y a encore quelques années, de son vrai nom Alain Bonnet de Soral, parlait avec nostalgie des cités ouvrières et du Paris ouvrier dans lesquelles il avait passé son enfance et scandait à qui voulait l’entendre qu’il était fier de s’être hissé socialement grâce à l’école de la République … La réalité est tout autre : Alain Soral est un fils de notaire, scolarisé au collège Stanislas1 à Paris. S’il vécut un temps à Meudon, il habita de nombreuses années rue de Vaugirard à Paris, l’une des rues les plus chères de la capitale…

Après avoir vécu un temps en province, il revient à Paris en 1976, année à laquelle débute sa période « bourgeois-bohème ». Il évolue alors, avec un certain succès, dans un milieu qu’il dénigre aujourd’hui. Il fréquente à la fois le monde de la nuit et celui des intellectuels parisiens, devient étudiant aux Beaux-arts et dans les années 1980, embrasse alors la carrière de journaliste et d’écrivain en pigeant dans divers magazines.

En 1990, il découvre les écrits de Michel Clouscard, auteur marxiste critique, inventeur du concept de « libéralisme-libertaire », connu pour son travail sur Mai 68 et ses conséquences sur la société française. Alain Soral s’empare des théories de cet universitaire, sans doute plus par non-conformisme que par réelle adhésion théorique, en ne retenant de la critique de Mai 68 qu’une haine viscérale pour tous les mouvements d’extrême gauche issus de cette période. Il prétend encore aujourd’hui être le vulgarisateur et continuateur des thèses de Clouscard, bien que ce dernier ait publiquement dénoncé la récupération de ses idées par Soral dans le journal l’Humanité du 30 mars 20072, expliquant sommairement que Soral n’avait rien compris à ses écrits. A cette époque, il persiste à fréquenter le milieu parisien de « gauche » du monde des médias, dans lequel il grenouille depuis le début des années 1980, espérant s’y tailler une place d’intellectuel de référence. Pourtant, il révélait à Vénissieux le 2 mars 2007, lors d’une réunion publique avec le FN : « dès cette époque [les années 1980] je préfère encore un facho à un gauchiste … ce que je reproche au facho, que je croise en allant draguer l’étudiante en droit du côté de la fac d’Assas, ce n’est pas sa radicalité révolutionnaire, mais le fait que son origine bourgeoise le poussera inéluctablement à rallier l’UDF ou l’UMP une fois son diplôme en poche, comme les Madelin et autres Devedjan. »

Alain au pays des soviets

En 1990, en pleine période de l’écroulement de l’URSS, Soral adhère au PCF. Il explique aujourd’hui les raisons de son engagement en déclarant que, selon lui, il est primordial que deux pôles antagonistes coexistent pour que la France puisse continuer d’avoir sa place dans le concert des nations, et la meilleure façon d’aider la nation, c’est de soutenir l’URSS via le PCF. Curieusement, cette position est ni plus ni moins que celle tenue par Alain de Benoist à l’époque, gourou de la Nouvelle Droite et du GRECE. Un individu que Soral croisera à plusieurs reprises dans son parcours, en particulier à l’Idiot International. Étrangement, personne aujourd’hui au PCF ne se souvient du passage d’Alain Soral. Ce dernier donne bien le nom de la cellule à laquelle il appartenait, « cellule Paul Langevin », mais cette appellation est tellement courante qu’il est impossible à ce jour de retrouver des militants affirmant avoir rencontré Soral. Il y a toutes les chances que Soral ait effectivement pris un jour sa carte au PCF, sans pour autant s’être investi dans un travail local ou avoir vendu l’Huma Dimanche, bien qu’il prétende avoir participé à la campagne contre le traité de Maastricht en 1992.

A la même époque, il participe, aux cotés de Jean-Paul Cruse3, à la création du « Collectif des travailleurs communistes dans les médias », alias la « Section Ramon Mercader » (du nom de l’assassin de Trotski), dont le logo était deux piolets croisés. Ils publient un bulletin : La lettre écarlate. Malgré les propos de Soral, qui donne beaucoup d’importance à cette aventure4, tout cela restera ultra confidentiel, c’est à dire connu seulement de Soral, Cruse et de leur petit cercle d’amis. Ce genre d’histoires ne peut que convaincre des individus ne connaissant pas l’univers du PCF et de la CGT. En effet, le PCF n’aurait jamais toléré qu’une cellule ou association portant un nom aussi provocateur puisse exister. Quant à la CGT, elle n’aurait pas permis qu’une telle structure puisse exister en dehors du tout puissant Syndicat du Livre. L’importance donnée aujourd’hui à cet épisode est due en grande partie à la publicité qu’en a fait Alain Soral, mais également Didier Daeninckx lorsque ce dernier présenta le dossier à charges des « rouges-bruns » à Georges Marchais, à l’époque premier secrétaire du PCF.

L’affaire des rouges-bruns

idiotA la même époque, Soral appartient à la rédaction de l’Idiot International, le journal de Jean-Edern Hallier, haut lieu de convergence de militants et d’intellectuels de tout bords, en ruptures ou marginalisés d’avec leur milieu d’origine, la plupart du temps ne représentant qu’eux mêmes. Autour de Marc Cohen, rédacteur en chef du journal et membre du PCF, ancien responsable de l’UNEF-renouveau, on trouve pêle-mêle l’équipe de Jalon5 (journal satirique dont certains membres se trouvent avait flirté avec l’extrême droite comme son directeur Basile de Koch, de son vrai nom Bruno Tellenne, frère de Karl Zéro, tous deux proches du GUD durant leurs études), Alain De Besnoit du GRECE et de la revue Eléments, le journaliste Frédéric Tadéï6, Jean-Paul Cruse. Cette volonté de journal « trans-courant », voulu par Edern-Hallier, passe par une destruction des clivages gauche-droite. Cette alchimie malsaine aboutira à un texte de Jean-Paul Cruse en 1992 « Vers un Front National » dans l’Idiot International, qui propose une alliance entre les communistes, le Front national et les partisans de Chèvenement et Pasqua pour « conduire une politique autoritaire de redressement du pays ». Après avoir longtemps refusé la paternité du texte, Jean-Paul Cruse aujourd’hui la revendique intégralement, après que Soral a laissé pensé qu’il en serait l’un des auteurs. Ce texte provoque une vive émotion à gauche, surtout au sein du PCF, dont certains membres sont impliqués dans l’Idiot International. La réaction du bureau national du SNJ-CGT ne se fait pas attendre en condamnant le texte, rappelant que « ces idées ne sont pas celles de la CGT », qu’elle les combat « même de toutes [ses] forces »7.

Le PS fait pression sur Edern-Hallier pour virer l’équipe de l’II, et Marchais fait le ménage dans son parti. Soral quitte le PCF en 1993 (ou en est exclu selon les versions qu’il donne de cet épisode). Cette confusion des genres, née principalement pendant la mobilisation contre la Guerre du Golfe, aura quelques répercussions sur le terrain, essentiellement autour de la personne d’Alain de Benoist. Le 10 janvier 1992, il est invité à s’exprimer sur les ondes d’une station radio du PCF et, quelques jours plus tard, il apparaît dans le carré de tête d’une manifestation anti-guerre, le 12 janvier 1991. Il interviendra le 12 mai 1992 dans un débat organisé par l’Institut de recherches marxistes (dirigé par Francette Lazard) à la Mutualité sur le thème « le réveil de la pensée critique »8. Quant à Marc Cohen, il participera à un débat organisé au Musée social à Paris par la revue du GRECE, Eléments, le 19 mai 1992, sur « la recomposition du paysage intellectuel français ».

Coming-out nationaliste

Après cette petite escapade, Soral décide de retourner à son métier d’écrivain, pour lequel il connaît un certain succès, dès 1996, avec « Sociologie d’un dragueur », peaufinant au fil du temps son numéro bien rôdé de macho républicain sur les plateaux de « C’est mon choix » ou de Thierry Ardisson. Bien qu’on lui prête sur cette période (fin 1990 début 2000) une sympathie et un rapprochement avec la mouvance souverainiste de JP Chevènement9, il semble, une fois de plus, que son engagement tienne plus du mythe, se limitant à une dédicace pour l’ancien ministre de la Défense dans l’un de ses ouvrages. Malgré ce succès médiatique et éditorial, Alain Soral est de nouveau tenté par le démon de la politique. Et cette fois-ci, il met la barre à droite toute ! Pour son retour dans l’arène politique, Soral commence en effet par répondre aux questions d’Eléments10en 2004, revue de la Nouvelle Droite où l’on retrouve Alain De Benoist, personnage déjà croisé à l’époque de l’Idiot International. L’année suivante Soral donne une interview au fanzine national-bolchevik Rébellion.

Il franchit un cap supplémentaire le 24 juin 2006 en dédicaçant son livre dans la librairie Facta d’Emmanuel Ratier, à Paris. La même année, il est signataire aux côtés de Fabrice Robert, Philippe Vardon et Gilles Soulas d’une pétition demandant la libération du néonazi Michel Lajoye, condamné pour des attentats à l’explosif contre des bars et résidences de travailleurs maghrébins. Il préface l’ouvrage d’Anne Kling11, La France LICRAtisée, dont les fantasmes sur le lobby juif et la LICRA rejoignent complètement ceux de Soral. Enfin, en août 2006, aux côtés de Marc Robert (FN), Thierry Meyssan (Président du Réseau Voltaire passé aux délires paranoïaques et complotistes), Dieudonné, Ahmed Moualek (La Banlieue s’exprime, pseudo association de banlieue à la gloire du FN) et Frédéric Châtillon (ancien chef du GUD et proche de Marine Le Pen), Alain Soral participe à un voyage au Liban.

FN : je t’aime, moi non plus

Soral-LePenEn parallèle, il rejoint les rangs du FN, de façon officieuse, dès 2005 après un dîner pris en commun avec Jean-Marie Le Pen. Il rédige alors au moins l’un des discours du président frontiste, « le discours de Valmy », prononcé le 20 septembre 2006. Ce n’est qu’une fois son engagement au FN rendu publique en novembre 2006, qu’il intègre officiellement le bureau politique du FN. Dans le même temps, il fonde son club de pensée Egalité et Réconciliation, qui aura l’honneur de recevoir lors de sa deuxième université d’été, la visite de Jean-Marie Le Pen. Soral se sent alors pousser des ailes, accompagne Marine Le Pen dans tous ses déplacements, joue les « fiers à bras » face aux journalistes, protégé quand même par le DPS, s’intronise caution de gauche du FN12. Jamais avare de phrases chocs, Soral déclare alors à qui veut l’entendre que si « Marx était encore vivant, il voterait Le Pen » ou bien encore, que les vrais communistes et les vrais défenseurs du prolétariat, les vrais révolutionnaires étaient au FN13.

Si l’intégration de Soral au FN est une réussite médiatique, en interne le monsieur commence sérieusement à agacer14. Des cadres du FN, présents depuis des années dans l’appareil, supportent mal l’attitude de Soral, surtout quand ce dernier se permet de revendiquer la tête de liste FN en Ile-de-France pour les européennes dès le mois de juin 2008. Le sociologue va rapidement déchanter à la fin de l’année 2008 quand il apprend que le clan Le Pen lui refuse la tête de liste pour les régionales. Vexé, il refuse alors la seconde place ou une place éligible, et fidèle à son habitude quand il n’obtient pas ce qu’il veut, Soral rejette la faute sur ses anciens camarades et les insulte allègrement. Jean-Marie Le Pen, quelques temps plus tard, se fera un plaisir de souligner certains traits de caractère du personnage : « Alain, ce n’est pas un politique, c’est un romancier. Et puis, il a un fichu caractère. Moi, il ne m’a jamais manqué de respect, mais dès que quelqu’un n’était pas d’accord avec lui, il l’insultait : « juif ! pédé !». Ce n’était plus possible. »15. Un malheur n’arrivant jamais seul, quelques jours avant l’annonce officielle de son départ du FN, Alain et ses maigres troupes d’E&R se prennent une volée à Paris lors de la manifestation en soutien au peuple palestinien à Paris. Son départ du FN en interne est vécu comme un soulagement, et chacun, même en dehors du FN, en profite pour régler ses compte avec Soral qui annonce, dès lors, son repli sur son club Egalité et Réconciliation.

Egalité et Réconciliation

Fondé officiellement en 2007 avec Marc Georges, Frédéric Chatillon et Gildas Mahé O’China (ancien du GUD également), Egalité et Réconciliation avait alors pour vocation de devenir la boîte à idées pour le Front national, toute entière vouée au culte d’Alain Soral. Cette petite structure tente alors de se créer un espace politique pour ceux qui, en rupture avec leur milieu idéologique, seraient attirés par une « union antisystème » au-delà des clivages gauche-droite. Ce n’est ni plus ni moins qu’une énième version d’un vieux projet des tercéristes, autres nationalistes-révolutionnaires français, depuis des décennies en France. Il n’est pas alors étonnant de voir des gens comme Christian Bouchet ou la rédaction de Rébellion se rapprocher d’E&R. Au vu de le forte composante NR ou Nationaliste-Bolchevique lors des premiers mois de vie de E&R, il n’est pas surprenant que dans un premier temps Soral ait présenté son association comme l’héritière du Cercle Proudhon16, inconnu du grand public, mais au combien mythique chez les NR.

La vraie réussite d’E&R, c’est d’avoir, contrairement aux autres tentatives NR d’« union antisystème », réussit à attirer à eux des individus et des structures étrangères à la galaxie nationaliste, servant de caution de « gauche » au projet E&R (quelques militants de l’ancien Parti des Travailleurs et de la secte politique de Cheminade, Solidarité et Progrès). En y regardant de plus près, on remarque très rapidement que ces alliés sont très marqués par l’antisémitisme et une paranoïa excessive frisant le pathologique. Ce flou artistique autour des idées d’E&R et son marxisme de bazar peut arriver à tromper des militants sincères, peu au fait de l’évolution récente d’une partie de l’extrême droite française, d’autant que dans le même temps, Soral et E&R ont tenté de rentrer en contact avec certains représentants les plus conservateurs de la communauté musulmane, cherchant à peu de frais une caution antiraciste. Serge « Batskin » Ayoub, associé un temps au projet, s’éloigne définitivement de Soral après l’ouverture du « Local » bar associatif, projet à l’origine lié à E&R, mais totalement géré aujourd’hui par l’ancien JNR17.

Soral reprend alors son bâton de pèlerin et part donner des conférences pour différentes structures nationalistes, dont le groupe Unité Populaire, version suisse d’Egalité et Réconciliation, en 2008, où il expose sa vision du marxisme, pour le moins curieuse, puisqu’il appelle à l’union des employés et des patrons, victimes au même niveau, selon lui, du système capitaliste et appelle de ses vœux à l’union des classes populaires et de la bourgeoisie nationale ! Plus fort il désire dépasser le concept de lutte des classes pour restaurer les « solidarités nationales ».

Veste ou quenelle18 ?

Soral - DieudonnéPrivé de tête de liste pour les Européennes, Soral se tourne alors vers son « ami  Dieudonné19 » qu’il avait largement brocardé quelques années auparavant et délaissé depuis l’officialisation de son appartenance au FN. Ils se retrouvent alors autour du Parti Anti Sioniste de Yahia Gouasmi pour monter la Liste Anti Sioniste en Ile-de-France, sur laquelle Soral, bien que porte-parole de la liste, se retrouve à la 5ème place, en position inéligible. Cette liste, totalement financée et encadrée par le PAS, ne dépassera les 0,5%. Le résultat est, semble t-il, rude pour la petite bande, certains pensant alors atteindre allègrement les 10%. Même si Soral et Marc George déclarèrent plus tard dans la lettre interne des militants/sympathisants de E&R que du haut de leur grand expérience, ils savaient qu’ils ne dépasseraient pas les 1%, lors de la soirée de fin de campagne de la Liste (où l’on peut apercevoir Thomas Werlet avec son petit béret à la recherche d’amis pour étoffer son gang de boneheads), ça plane sévère niveau estimation.

Une fois retombée l’euphorie des résultats pourtant médiocres, les langues ont commencé à se délier concernant l’ambiance au sein de cette liste. Ainsi, Ginette Skandrani de conclure, concernant Soral : l’écrivain n’était «  malheureusement pas un militant de terrain … ». Mais c’est sans doute du côté de Thomas Demada, membre d’Egalité et Réconciliation, militant NR, aujourd’hui responsable de la branche européenne du MDI de Kémi Séba, que la sentence est la plus terrible : selon lui, Soral possède « …une intelligence vraie et débridée, mais trop débridée, au point de tourner à la filouterie et l’opportunisme idéologique ! »20. Demada passe une deuxième couche concernant le « boxeur21 Soral (qui) se montre également un excellent gymnaste, spécialiste du grand écart », manière délicate mais réaliste de la part de Demada, de décrire l’inconstance des convictions de Soral, le sieur étant capable de dire et défendre tout et son contraire !22 Il est frappant de constater qu’une fois le charme du talent oratoire de Soral dissipé, rapidement les gens s’éloignent de lui, ne supportant plus son narcissisme et son inconstance dans ses idées et ses théories.

On aurait pu penser que Soral aurait cherché à transformer son fan club « Egalité et Réconciliation » en parti, comme il l’avait annoncé durant l’été 2009 : mais, avec l’exclusion au printemps 2010 du secrétaire général de l’association, Marc George, qui défendait cette ligne, E&R devient ce qu’il est encore aujourd’hui : un simple fan-club d’Alain Soral. Lors du bilan de l’Assemblée générale d’E&R des 27 et 28 mars 2010, il est précisé : « suite à ue grave crise interne, il a en effet été décidé de revoir les documents précédents en rendant à Alain Soral un contrôle total sur son association. »23 

Aussi, E&R n’est donc plus aujourd’hui qu’une coquille politique vide, destinée à servir de promotion de la « pensée » soralienne et, parfois, aux productions de ses amis. Une activité particulièrement lucrative pour Soral, son ouvrage pompeusement appelé Comprendre l’Empire ayant connu un véritable succès, en particulier dans la vente en ligne (il serait dans les 100 meilleures ventes du site Amazon…). Bien que n’ayant plus qu’une existence politique virtuelle, Soral, de par l’audience de son site, conserve ainsi un potentiel de nuisance non négligeable, que tout antifasciste se doit de prendre en compte, en rappelant à celles et ceux qui se plaisent à l’oublier d’où il vient, quelles idées il défend réellement et quels sont ses amis d’hier et d’aujourd’hui.

Note : l’essentiel de l’article a précédemment été publié dans le bimestriel No Pasaran n°77, hiver 2009-2010.

1 Etablissement privé catholique sous contrat du 6ème arrondissement de Paris, lieu de scolarisation privilégié pour les enfants de la haute bourgeoisie parisienne. 

2 Soral n’est plus le seul à l’extrême droite à faire référence à Clouscard. Les nationaux-bolchevik de L’Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne font référence à cet auteur dans le numéro 35 de Rébellion.

3 Journaliste, ancien militant de la Gauche Prolétarienne, délégué CGT à Libération, Cruze a été traumatisé par ses expériences militantes des années 70, développant dès lors une paranoïa excessive. Il est très hostile aujourd’hui à Soral qu’il accuse d’être manipulé.

4 Le seul autre membre connu de ce collectif est Simon Liberati, journalise pendant 20 ans à FHM et 20 ans. Il est l’auteur d’un livre Anthologie des apparitions, tellement mauvais qu’il fut réécrit en parti par Alain Soral avant publication en 2004.

5 Soral pour le lancement de FLASH fera explicitement référence à ce journal.

6 Aujourd’hui présentateur d’une émission culturel à succès sur France 3 le soir où Soral et De Besnoît sont régulièrement invités. Frédéric Tadéï a également été interviewé en 2008 par le journal d’extrême droite « Le Choc du mois ».

7 « À propos d’un article publié par l’Idiot international », communiqué du SNJ-CGT du 25 juin 1993.

8 Le 12 mai 1993, Alain de Benoist, membre entre autres du GRECE, plaide pour l’abandon du clivage droite / gauche pour lui préférer la notion d’un « centre » et de « périphérie », le premier étant constitué par « l’idéologie dominante », la seconde regroupant « tous ceux qui n’acceptent pas cette idéologie ». Cette intervention aurait été des plus banales si elle n’avait eu lieu à la Mutualité dans le cadre d’une conférence dirigée par Francette Lazare, membre du bureau politique du PCF.

9 Interviewé sur ses différents engagements au PCF, chez les chevènementistes et au Front dans le magazine Technikart en 2008, Soral ne se démonte pas et parle de cohérence concernant ces trois engagements successifs.

10 Alain Soral, l’intellectuel de gauche qui dérange la gauche, Eléments 113, été 2004.

11 Ancienne du groupuscule Alsace D’abord, elle est aujourd’hui membre de la Nouvelle Droite Populaire.

12 Il se présente alors comme un conseiller technique « en charge des affaires sociales et des banlieues ». 

13. Il est plus que conseillé à Soral de relire, voire tout simplement de lire Marx, et il verra de lui-même que la doctrine communiste, en matière économique et sociale, est peu compatible avec le programme du FN :

– libérer au maximum l’entreprise des contraintes de toute nature qu’elle subit

– libérer le travail et l’entreprise de l’étatisme, du fiscalisme et du réglementarisme

– renégocier la durée hebdomadaire du temps de travail par branches d’activité

– simplifier le Code du travail

– assurer un service minimum dans les services publics

14 Excédé par les leçons de militantisme distribuées continuellement aux membres du FN par Alain Soral, Steeve Briois, responsable FN sur Hénin-Beaumont, publiera un communiqué de presse assassin en mai 2008 contre le sociologue, après que ce dernier ce soit fendu d’une analyse négative sur la campagne frontiste dans cette ville du Nord. Qualifiant Soral de comique troupier, Briois rappellera l’engagement de Soral pendant la campagne des législatives de Hénin, à savoir la présence une après-midi, entre les deux tours de l’élection, suite à la présence de caméras de télévision.

15 http://blogs.lexpress.fr/barbier/2009/02/le-pen-des-potr.php

16 Ephémère rassemblement au début du XXème siècle de militants de l’Action Français et de syndicalistes révolutionnaires désirant faire la jonction entre le nationalisme et le syndicaliste. Son influence fut très faible à l’époque, bien que certains historien y aient vu une sorte d’idéologie préfasciste, le cercle ne survécut pas à la première guerre mondiale.

17 La cohabitation entre le public traditionnel du bar de Batskin et les sympathisants d’ER semble avoir été difficile, les fans de Soral s’étaient fait à plusieurs reprises fait « secouer » par des boneheads à l’intérieur du bar.

18 Lors d’une conférence de presse de la liste antisioniste, Dieudonné et Soral promettaient de glisser « une quenelle dans le cul du système et du sionisme ».

19 Comme l’ont si bien rappelé les auteurs de la synthèse des déclarations contradictoires de Soral «  Quand Soral traitait d’inculte son colistier Dieudonnè » (http://nantes.indymedia.org/article/17465), Soral n’a pas toujours eu en très haute estime le comique.

20 http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EkVpyyukpkXqGyzKLd.shtml

21 Oui Alain Soral serait boxeur, et même d’un assez bon niveau. Sans tomber dans un virilisme de bas étage, toutes les fois où des gens ont voulu lui porter la contradiction, Soral n’a pas brillé par son courage, s’éclipsant très vite au moindre haussement de ton de ses adversaires, pour ensuite mieux réapparaître, sous l’objectif de ses caméras, en fanfaronnant. La seule victime physique connu à ce jour d’Alain Soral est Frédéric Beigbeder, qui est loin d’être un guerrier rompu aux sports de combat.

22 Le meilleur exemple concerne la thématique de la lutte des classes ou Soral est capable de déclarer toujours croire « … à la culture de classe, à la logique de classe et à l’intérêt de classe… » dans le Technikart d’octobre 2008 et la même année en Suisse, lors d’une réunion publique d’Unité Populaire, antenne suisse de E&R d’appeler de ses vœux à « l’union des employés et des patrons, victimes au même niveau selon lui du système capitaliste et appel de ses vœux à l’union des classes populaires et de la bourgeoisie nationale ! »

23 Cité par Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier dans La Galaxie Dieudonné, Syllepse, 2011.

71 commentaires »

  1. FB33 25 décembre 2016 at 14:31 - Reply

    En remuant un peu Internet, il ressort que ce Frédéric Delavier, auteur de stupides méthodes de muscu en BD, est un sale type tout ce qu’il y a de plus malsain!

    Voir ici: http://pastebin.com/z0bgmv1D

  2. Marc12 11 septembre 2015 at 19:32 - Reply

    Vous avez oublié de démontrer en quoi il était un imposteur…

    • La Horde 12 septembre 2015 at 12:58 - Reply

      Quelqu’un qui prétend (entre autres) être passé par le PCF, être champion de boxe, partager les préoccupations des classes populaires alors que personne ne le connait place du Colonel Fabien, qu’il est surtout champion de course à pied quand ça chauffe et qui, au final, ne fait que gérer un business juteux en jouant sur les préjugés raciaux contre les rapports de classe, cela s’appelle un imposteur.

  3. LePierrack 15 février 2015 at 20:33 - Reply

    Très sourcé, intéressant et inédit, cet article est vraiment l’arme ultime pour clouer le bec aux adeptes de « Sorael ». Suite à ça, il ne preuve que révéler leur vraie nature : nationaliste, réactionnaire et autoritariste .. donc fasciste on peut le dire.
    Ou bien sombrer dans l’irrationnel et/ou voir leur contradictions percées à jour.

  4. moulin odile 27 novembre 2014 at 17:38 - Reply

    ALAIN SORAL même combat que NABILLA même public « les idiots utiles »

  5. okapy 15 juin 2014 at 01:57 - Reply

    Excellent portrait mais vous pouvez ajouter des guillemets à son titre de -sociologue- puisque ce guignol, en plus de ne posséder aucun diplôme de sociologie (ce qui n’est pas une tare) n’a surtout jamais fait de sociologie ou écrit quoi que ce soit de notable sur le sujet… 😉

    • La Horde 15 juin 2014 at 08:34 - Reply

      Là, on te trouve dur : tu as oublié son inoubliable livre, « Les Mouvements de mode expliqués aux parents », publié en 1984 !!

      • okapy 15 juin 2014 at 15:34 - Reply

        Ah ah… C’est laissé à l’appréciation du client.

      • sami 6 avril 2016 at 03:53 - Reply

        Ce n’est pas de la sociologie et encore moins de l’anthropologie…

        Soral prétend faire ce qu’il appelle de la « sociologie par le vécu », en gros, il parle uniquement de ce qu’il a vécu (ou croit avoir vécu) de l’intérieur. En gros, ce qu’il nous explique, c’est que la sociologie universitaire, ça vaut rien, puisque ça se veut avoir un maximum de recul possible pour pouvoir tendre au mieux vers l’objectivité (ce qui, admettons le, est rarement approché même par la sociologie universitaire).

        Le mec nous explique que pour parler de quelque chose il faut l’avoir vécu. Ok, mais ce n’est pas un sociologue, c’est à la rigueur un essayiste qui parle de sa vie, ça s’arrête là.

      • linksunten 9 juin 2016 at 17:43 - Reply

        Excellent!!:))))

        • linksunten 9 juin 2016 at 17:44 - Reply

          Sociologie du dragueur, aussi, n’oublions pas cette oeuvre impérissable entre toutes!!! :))

  6. Tietie007 27 février 2014 at 04:42 - Reply

    Soral est un bateleur efficace, au bagou certain et au charisme non négligeable. Son discours faussement rationnel relève plus de la pensée magique et il a des postures de gourou.

  7. paulo 30 décembre 2013 at 14:33 - Reply

    Merci pour cet article très éclairant et qui donne la juste « valeur » de ce personnage mythomane et instable. Pour éclairer votre lanterne , étant pratiquant de sports de combats et d’arts martiaux depuis plus de 30 ans et professeur de karate et karate contact , Soral dans son DVD appelé « la leçon de savate de Soral » énonce un tissu de bobards et de contre vérités : il affirme avoir été licencié et pratiquant émérite dans des clubs de boxe anglaise que je connais bien (Bretonnel, ASPTT PARIS) ou personne ne se souvient de lui . Il met en avant le fait que des défis étaient lancés entre les boxeurs (dont il faisait bien sûr partie) et d’autres pratiquants de disciplines différentes de ces sections dont ils étaient toujours vainqueurs (du moins moralement) ce qui est faux ; la bonne entente et la courtoisie étant le ciment des clubs de sport et si test il y avait il se faisait soit sur les rings ou les tatamis dans un esprit convivial et d’échange où il n’y avait ni vainqueur ni vaincu mais une volonté d’échange pour progresser. Enfin il met en avant le fait que les clubs de boxe étaient un vivier de prolétaires besogneux alors que ceux d’arts martiaux étaient un repère d’intellos oisifs et chétifs (lorsqu’il cite l’ASPTT PARIS ) ce qui est radicalement faux car lors du boom des arts martiaux et sports de combat dans les années 70, ces clubs avaient comme adhérents des postiers et employés telecom qui n’étaient ni des intellos , ni des prolos…Comme d’habitude l’art de détourner la vérité à ses fins. Enfin contrairement à ce qu’il énonce il n’y a pas de sport de combat ou d’art martial supérieur à un autre (les grands pratiquants ou grands experts le savent bien eux) mais des pratiquants qui donnent de l’efficacité à ce qu’ils font . Cordialement

    • ZcommeZeno 4 juin 2016 at 12:05 - Reply

      Absolument Paulo. Tout est bidon chez ce mec-là. Il n’a même jamais été licencié en boxe. L’autre fêlé qui détecte des signes « sataniques » jusque dans ses corn-flakes aura au moins servi à le prouver en enregistrant ses appels téléphoniques à la Fédération. C’est comme le taré raciste de la gonflette avec son Q.I. de gastéropode, j’oublie son nom, bref ce naze shooté à bloc se présente comme un « champion » et un « expert »: or Vouillot le démonte au CREPS dans une vidéo hilarante en expliquant que c’est « une merde », qu’il faisait des bulles à toutes les compètes et qu’il n’a « aucune légitimité pour parler de la force, et encore moins pour présenter les pionniers de la force en France »! Ca mythonne à mort dans le facho-business.

      • linksunten 9 juin 2016 at 17:45 - Reply

        A en juger par l’allusion à Marc Vouillot, le « père de la force athlétique » qui, effectivement, vomit publiquement le personnage et l’accable de son mépris, il ne peut s’agir que de l’inénarrable Frédéric Delavier, non?

      • Damian 16 août 2016 at 00:44 - Reply

        Envois un mail a la « Responsable Administrative – Service des Formations – Suivi des relations informatiques CR/HOT LINE » dont l’adresse mail est sur la page organigramme du site de la fédération français de boxe. Ils te confirmeront que Soral possède un diplôme d’instructeur fédéral de boxe obtenu en avril 2004 sur le centre de formation de Bugeat.

        • La Horde 19 août 2016 at 00:48 - Reply

          Hé bien non, justement !

          • FB33 25 décembre 2016 at 14:30 -

            Exact. La Horde, 100 pour cent info fiable. Soral n’a AUCUN diplome federal.

  8. ltrobat 22 novembre 2013 at 17:29 - Reply

    C’est clair comme de l’eau de roche: Soral est le nouveau Doriot.
    Et pour le coup c’est Marx qui avait raison: quand l’histoire se répète c’est une fois sous la forme de la tragédie et la seconde fois sous la forme de la farce…

    • Leboeuf 31 janvier 2014 at 16:18 - Reply

      Il n’empêche que, parfois, la farce se révèle plus tragique que la tragédie elle-même.

      • La Horde 31 janvier 2014 at 19:45 - Reply

        Heu… Que veux-tu dire par là ?

  9. Marc 11 septembre 2013 at 18:59 - Reply

    Bonjour,
    Je me permet de poster ce commentaire, car je me suis rendu compte que je ne connais rien à l’antifascisme, ses buts et ses cause.
    Donc je voudrais savoir si un Antifa serait disponible pour une discussion en privé, histoire de m’eclairer un peu sur ce mouvement et ses luttes.
    Merci beaucoup

    • La Horde 12 septembre 2013 at 17:59 - Reply

      Salut, tu peux rencontrer des antifascistes en prenant contact avec un des groupes locaux dont tu trouveras la liste dans la page de liens. Si tu veux connaitre notre vision de l’antifascisme, tu peux cliquer ici : http://lahorde.samizdat.net/2012/11/02/notre-antifascisme/
      tu trouveras aussi des articles sur son histoire dans la rubrique « repères ».

    • Red Sergio 13 novembre 2013 at 19:55 - Reply

      Nous les Antifas, sommes et resterons toujours soudés et unis dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, ainsi que contre toute autre forme de discrimination. Rejoins nous ! Nique les fachos !

  10. bimbo 7 septembre 2013 at 18:46 - Reply

    il suffit de surfer qqs minutes sur le net pour constater que soral est un raciste manipulateur de ce que marx appellait : »les idiots utiles » http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/lettre-ouverte-a-alain-soral-96194
    meme louis aliot parle de soral en disant qu’il est gourou d’une secte:
    http://www.jeuxvideo.com/forums/1-51-38234000-1-0-1-0-louis-aliot-la-secte-alain-soral.htm

    dieudo est aussi un raciste puisqu’ami avec soral,serge ayoub(le skin qui ose dire que meric etait un imbecile manipulé)lepen…faut etre vendu pour donner comme parrain à son fils lepen.dieudo est au fn des lepen et fait campagne pour les lepen.matias cardet le dernier chimpanzé de soral est pire..un negro chez les fachos raciste..le bounty
    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Conference-d-Alain-Soral-Farida-Belghoul-et-Mathias-Cardet-19599.html

  11. OPLA 3 septembre 2013 at 16:37 - Reply

    EN EFFET SORAL EST UN AFRIKAANER RACISTE COMME OLIVIER MUKUNA L’A DEMONTRE.IL NE SAIT QU’INSULTER LES GENS QUI NE LUI ONT RIEN FAIT ET ENSUITE IL VIENT PLEURNICHER QUAND CES GENS PÖRTENT PLAINTE.IL MANIPULE LES MUSULMANS ET LES NOIRS SANS CERVELLES POUR ALLER VOTER LEPEN ALORS QUE CETTE FAMILLE MEPRISE LES IMMIGRES AUTANT QUE LES GENS DE GAUCHE…

    • La Horde 4 septembre 2013 at 15:12 - Reply

      Attention, pas de propos sexiste dans les commentaires (on l’a supprimé cette fois, mais évite la prochaine fois).

  12. grt 31 août 2013 at 17:50 - Reply

    soral est un lache (dixit mukuna)qui passe sa vie à insulter les gens sur le net et manipuler les cons qui croient que lepen sera president en 2017

  13. Tietie007 30 août 2013 at 13:10 - Reply

    Malheureusement, Soral attire dans ses filets pas mal de personnes qui ne s’intéressaient guère à la politique. Un ancien ami à moi, peu politisé, qui s’est laissé séduire par le discours du gourou, le « master of logos », qui, il est vrai, peut-être séduisant pour un non-initié, avec son humour noir, ses bons mots et son prêt-à-penser pour comprendre le monde, à travers le prisme de l’antisémitisme.

  14. Mézigue 14 août 2013 at 22:22 - Reply

    Tous ces personnages ne forment finalement qu’un petit monde. Ainsi le « Thomas Demada » dont il est question dans cet article qui, (ex ?) membre du MDI et ex-membre d’E&R, se trouve également être l’ami de longue date d’un nazillon du nom de Thomas Ferrier (Dirigeant d’un parti virtuel, le PSUNE) aujourd’hui bien copain avec … Jean Robin : http://tatamoche.blogspot.fr/2012/12/jean-robin-est-il-un-menteur-et-un.html

    On peut lire la prose de cet habile dialecticien d’extrême-droite sur le blog du «Monde Diplomatique» : http://blog.mondediplo.net/2012-12-03-Le-MRAP-et-le-racisme-anti-Blancs-suite

  15. Mézigue 13 août 2013 at 10:33 - Reply

    Malgré quelques petites coquilles (mais qui n’en laisse aucune ?), un excellent article de présentation biographique du «clown» Soral. Pour se détendre on peut, en allant sur le blog Tatamoche aller lire le projet virtuel d’émission que Taddéï pourrait organiser avec les relations politiques du petit gurul.

    Plus sérieusement on peut, sans tomber à son tour dans une forme de complotisme, se poser une question à propos de Soral. D’où tient-il son outrecuidance ? D’une psychologie particulière (Narcissisme ? Mégalomanie ? Paranoïa ?) qui lui fait croire qu’il est «dans le vrai» (que tous se trompent sauf lui) ou du fait qu’il serait constamment rassuré et encouragé par des gens qui auraient intérêt à le manipuler (et/ou à manipuler ceux qu’ils entraînent dans son sillage) ?

  16. Green 12 août 2013 at 19:03 - Reply

    Très bon papier, la plupart du temps les gens ignorent totalement l’existence même du « National Bolchevisme » hybridation improbable pourtant bien réelle, Soral tente de promouvoir les idées NazBols en étant sans le dire un des relais d’Alexandre Douguine (Alexandre Douguine mentor de Limonov)

  17. Tietie007 31 juillet 2013 at 08:27 - Reply

    Le passage du PCF au néo-fascisme n’est pas si surprenant que ça. Le PCF a toujours été souverainiste pour ne pas dire nationaliste, et s’est toujours paré d’un discours anti-système puissant. Soral a juste ajouté du nationalisme et un anti-sionisme obsessionnel, cache-sexe, d’un néo anti-sémitisme. Par contre, Soral séduit pas mal de néophytes en politique, qui aiment bien son style borderline et sa grille de lecture simpliste du monde, qui désigne le juif/sioniste comme le nouveau maître du monde.

  18. Alexis 26 juillet 2013 at 21:03 - Reply

    Vous savez que ce mec a fais une vidéo avec MORSAY ? la pire des salopries du web.

    Il étais du fn et il fait ça :rire:

    Je suis nationaliste, je suis pour le FN mais alors là quand je vois des mecs de ce genre je peux comprendre les gens qui detestent les nationalistes :rire:

    Peace 🙂

  19. Michel 26 juillet 2013 at 12:40 - Reply

    Devinette: quoi d’aussi idiot et extrémiste qu’un facho, rêvant tout comme lui d’un monde pur et parfait à coup de camp de rééducation et autre purges « pour son bien »?

  20. Marc-André Pronovost 25 juillet 2013 at 16:43 - Reply

    Vous avez fait une erreur de français au début de votre article: …cet clown triste….

    • La Horde 25 juillet 2013 at 17:29 - Reply

      Corrigé ! Merci à toi.

  21. chb 16 juillet 2013 at 22:22 - Reply

    Ce poseur-là est plus efficace et plus intelligent que la moyenne. Du coup, il attire tout un tas de gens dont les préoccupations ne sont guère traitées par le PCF, ou par D.Bleitrach, qui bottent en touche dès que sont abordés les thèmes « conspirationnistes ».
    Quelles funestes oeillères empêchent donc de se poser la question des responsabilités des attentats du 11 septembre 2001, dont le déroulement toujours pas élucidé a pourtant été interprété au profit d’une réduction terrible des libertés, et d’une aggravation barbare de l’impérialisme US ?
    Assimiler Meyssan et Soral-Le Pen, comme le fait (entre autres) cet article, c’est une méthode navrante en ce qu’elle justifie finalement les drones, Guantanamo, la guerre au monde arabe… et accessoirement la misère des Palestiniens, et l’inféodation de l’économie à un système militaro-financier brutal.
    Je n’oublie pas que prétendre que « personne d’autre n’ose dire les vérités dérangeantes », c’est aussi un fonds de commerce chez le Pen.

    • Furansuwa 18 juillet 2013 at 14:13 - Reply

      Quel raccourci ! On peut supposer que le gouvernement Bush a menti sur le 11-Septembre sans pour autant suivre Meyssan, totalement impliqué dans la Soralo-Dieudosphère et admirateur déclaré de Kadhafi, Ahmadinedjad et Assad.

      Par ailleurs, tout ce raisonnement me paraît étrange. Les débats autour de « la vérité sur le 11-Septembre » sont très nébuleux et indécidables, mais en définitive, quelle importance ?

      S’il était prouvé de façon indiscutable qu’Al-Qaida a organisé l’attaque sans aucune complicité américaine, cela légitimerait-il le Patriot Act, Guantanamo et l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak ?

  22. Moriarty 10 juillet 2013 at 20:40 - Reply

    Excellente enquête. Juste une chose : j’apprécie Taddéï, et je trouve la note à son sujet plutôt ambigüe.
    De un, le fait qu’il invite ces personnes dans son émission est normal à mon sens, surtout qu’il s’agit avant tout d’un programme de débat et que les différents « clivage politiques » sont le plus souvent représentés sur son plateau.
    De deux, il a été interviewé par un journal d’extrême droite… et alors ?
    Si votre enquête sur Soral est plus que louable (et salvateur), il ne faudrait pas chercher la petite bête quant à ses fréquentations, et ne pas placarder une personne parce qu’il connait quelqu’un qui connait quelqu’un qui connaît Ayoub par exemple (je vulgarise mais vous me comprendrez).

    • Furansuwa 18 juillet 2013 at 14:16 - Reply

      Il n’est pas question de ça… Taddéi a fait partie de l’équipe de l’Idiot international, il connaît personnellement Soral et est ami avec Nabe. Ça n’empêche pas ses émissions d’être intéressantes, mais il est plus qu’un « ami d’ami d’ami » de l’extrème droite.

  23. oka 10 juillet 2013 at 15:24 - Reply

    C’est un super bon article au niveau contre-information. Il y a un vrai travail d’investigation et tout. Mais assez peu d’analyse politique. C’est dommage parce que c’est aussi ce qui fait votre force sur certains autres articles. On peut regretter aussi un silence gênant concernant le PCF Et la CGT qui sont quand même pas au dessus de tout soupçon concernant la banalisation des idées d’extrême droite pour la peine. Je songe par exemple aux petites exactions du syndicat du livre contre les sans-papiers à plusieurs reprises ces dernières années (l’expulsion de la bourse du travail pour l’histoire la plus fameuse), ou encore aux dérives du PCF, comme celles des propos de georges marchais en 1981 suite à l’expulsion du foyer malien par des élus et militants communistes, etc… http://www.youtube.com/watch?v=gZSq5B_qpLs . Un épisode que les soraliens sont pas prêt d’oublier, comme vous vous en doutez… Donc méfiance camarades, pas d’angélisme avec les partis ou organisations (ou même milieux), fussent-ils de gauche, d’extrême-gauche ou même anarchistes ou autonomes. Tout le monde traine des casseroles et il n’est jamais bon de les oublier sans en avoir fait l’examen critique.

  24. Furansuwa 10 juillet 2013 at 14:49 - Reply

    Voilà un portrait assez clair du personnage. En effet, le texte ne s’attarde pas sur sa « pensée », mais celle-ci est de toute façon inconsistante dans tous les sens du terme, et Soral n’a que peu d’influence, même si ses fans petits-bourgeois achètent facilement des livres et lui assurent un certain succès éditorial.

    Le seul regret à propos de cet article est la note qui sous-entend que Marx est étatiste…

  25. Ogareff 10 juillet 2013 at 13:30 - Reply

    Le PS fait pression sur Eder-Hallier pour qu’il vire les fachos de l’Idiot international ? Je vois pas très bien comment ils auraient pu faire ça, Edern-Hallier étant quasiment en croisade anti-PS (et révélant avant tout le monde l’existence de Mazarine – d’où les écoutes téléphoniques dont il a été victime). J’ai arrêté de lire votre article quand vous avez mal cité le livre de Soral : c’est Sociologie du dragueur, pas Sociologie d’un dragueur. Je me dis que si le reste est à l’avenant, niveau précision, votre enquête, qui avait pourtant l’air documentée, n’est pas très fiable.

    • La Horde 10 juillet 2013 at 14:01 - Reply

      On trouve que tu t’es arrêté un peu vite : une erreur de déterminant ne nous semble pas une raison suffisante pour ne pas aller jusqu’au bout. Nul n’est à l’abri d’une erreur, alors fais un effort avant de porter un jugement hâtif : regarde ton propre commentaire, tu écris « Eder-Hallier » au début, puis « Edern-Hallier » ensuite (avec un tiret), alors qu’il s’appelle en réalité Jean-Edern Hallier… Aurions-nous dû nous arrêter au sixième mot de ta première phrase ?

    • doudou 16 juillet 2013 at 14:53 - Reply

      Serais ce la seule critique constructive que tu ais trouvé pour ne pas lire cet excellent article? c’est un peu léger je trouve. Peut être ne veux tu pas savoir, ou peut être est ce là le seul argumentaire que tu ais réussi à développer pour défendre ton gourou…

  26. ffir 10 juillet 2013 at 12:54 - Reply

    Article intéssant sur le parcours de Soral, qui résume bien l’inconsistance du personnage. Par contre, petit reproche : vous le qualifiez plusieurs fois de « sociologue » dans le texte, ce qu’il n’est pas et n’a jamais été, bien qu’il se soit proclamé comme telle. Sa « sociologie du dragueur » tient plus du numéro de foire que de l’étude de terrain.

  27. yo 9 juillet 2013 at 22:45 - Reply

    deja sur les Fb de soral . Ces groupies qui demandent comment faire interdire l’article …
    Effectivement article serieux,complet,sourcés bien loins des delires de l’autre fou qui parle tout seule a la camera …

  28. Fyodor 9 juillet 2013 at 21:56 - Reply

    J’aime autant les sources fiables que je déteste Soral, donc j’aimerais bien savoir d’où sortent certains éléments biographiques, sur sa jeunesse bourgeoise entre autre. Je ne veux pas me faire piéger si on me pose la question.

    Sinon il faut noter que le programme 2011 du FN ne comporte justement plus tout ca, probablement en grande partie grâce à Soral.
    Un faux retournement de veste qui ne trompe personne à part les imbéciles, mais malheureusement ils sont nombreux.

  29. OPIAM 9 juillet 2013 at 20:14 - Reply

    Il y a une faute ici : « Ce n’est qu’une fois son engagement au FN rendu publique en novembre 2006… ». Public, pas publique. Sans doute une faute d’inattention mais elle est si fréquente que ça en devient très irritant. Sinon, bon article mais vous n’insistez pas assez sur l’antisémitisme et l’antimaçonnisme soraliens. Vous ne mentionnez pas non plus le fait terrifiant de l’antimaçonnisme, du conspirationnisme et de l’antisémitisme qui se retrouvent maintenant dans toute la gauche (Parti de gauche, PCF, NPA, « altermondialistes » et autres soi-disant « anti-impérialistes antisionistes »…).

    • La Horde 9 juillet 2013 at 20:28 - Reply

      L’article a comme objet le parcours du personnage et ses fréquentations : il ne s’attarde pas spécialement sur la « pensée » de Soral et son antisémitisme pour cette raison. Cela dit, tu fais bien de le rappeler, mais attention aux amalgames : le NPA ni le PCF ou le Parti de gauche ne peuvent être mis sur le même plan qu’Égalité & Réconciliation. On peut certes reprocher à certains communistes de trop jouer sur la corde nationaliste, mais c’est sans commune mesure avec les délires soraliens. De même, il arrive parfois (mais quand même rarement) que, sous couvert d’anti-impérialisme ou d’antisionisme, certains à gauche puissent tenir des propos antisémites : mais souvent, quand ça arrive, ces personnages finissent assez vite dans les rangs de l’extrême droite, car mis sur la touche au sein de leur famille d’origine… Il faut se méfier des discours sur les « extrêmes » en faisant des raccourcis qui, au final, servent soit ceux qui, par commodité, peuvent ainsi renvoyer fascistes et antifascistes, soit ceux qui, à l’extrême droite, s’amusent à brouiller les cartes pour mieux diffuser les idées réactionnaires.

      • OPIAM 10 juillet 2013 at 00:20 - Reply

        J’ai dit « dans toute la gauche ». Je n’ai pas dit que la gauche était entièrement contaminée par le soralisme. Mais quand vous dites que les conspirationnistes antisémites finissent vite dans les rangs de l’extrême droite, je pense que ce n’est pas si évident ; voyez le cas de R. Balme. Il a démissionné du PG pour ne pas avoir à s’expliquer sur ses liens avec les fachos et le poème – entre autres – qu’il a traduit concernant « 4000 Israéliens » qui ne seraient pas allé travailler le 11- Septembre… Puis il a été réinvesti par le PG local et se présentera aux élections municipales de 2014 au nom du Front de gauche (après avoir accusé la direction du PG d’atlantisme et de soumission aux médias. Le PG a pourtant le pouvoir et le devoir de le virer, mais il est toujours là et sème la pire confusion imaginable.

        Sur l’abjecte assimilation « les extrêmes », je suis d’accord avec vous. Mais comment va-t-on s’en prémunir si une certaine gauche et une certaine extrême gauche n’a pas les anticorps contre ses pires ennemis ? Ou pire : adhère à des idées antisémites, antimaçonniques et conspirationnistes ?

        • Andrei 31 juillet 2013 at 19:38 - Reply

          Nouveau venu au Soralisme et non des moindres, rien de moins que l’un des ex « leaders » des indignés parisiens et du flop  » occupy la Défense » le nommé Gregory Pasqueille qui sur sa page Face Book soutien maintenant de la manière la plus dégueulasse qui soit, le meurtrier de Clément tout en « débattant » avec les pires des cathos et des fachos tradis.

          On peut le voir donnant une interview sur la chaine you tube du site d’extrême droite du  » Cercle de volontaires » se plaignant du Mrap qui a porté plainte contre lui pour des Tweets Antisémites

          youtube.com/user/CercleDesVolontaires?feature=watch

          Voila une triste illustration de plus sur les dégats que font des confusionnistes comme René Balme ou Chouard et son pote Lordon les deux grand potes du reste de Pierre Carles, l’auteur de l’article horrible sur Clément.

    • Geek Arlier 11 juillet 2013 at 00:45 - Reply

      Le Parti de Gauche anti-maçonniste n’importe quoi, Mélenchon est Franc-maçon ! Et le PCF est allié avec le PG au sein du front de gauche. Tous les partis ou organisations que vous citez n’ont jamais soutenu le conspirationnisme et ne sont pas antisémite ! C’est pas parce que Soral met le foutoir dans la tête des gens en amalgamant anti-sionisme et anti-sémitisme que les partis et organisations de gauche sont dupes et se laissent avoir. Après que des éléments isolés tiennent des propos en ce sens c’est possible mais c’est loin d’être une généralité et les militants des ces organisations sont souvent assez lucides.

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