Paris : compte rendu et photos de la manif du 23 juin

24 juin 2013 7 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Le 23 juin 2013, près de 10 000 personnes ont manifesté dans les rues de Paris, d’Opéra à Stalingrad, passant à la fois dans les quartiers parmi les plus bourgeois de la capitale et dans ce qui reste de ses quartiers populaires, à la fois pour rendre hommage à Clément, et plus largement contre l’extrême droite et ses idées. Dans le cortège de tête, les antifascistes autonomes, organisés ou non, formaient plus de la moitié de la manifestation. Avec eux, bien sûr, l’Action antifasciste Paris-Banlieue, Sud Étudiants et le Capab, mais aussi un cortège de sans-papiers, le collectif de soutien aux Roms, des militants LGBT, pour dénoncer tout à la fois la violence es groupes d’extrême droite, mais aussi le racisme d’État, l’islamophobie, l’homophobie et l’antisémitisme. Des antifascistes étaient venus de toute la France, mais aussi de l’étranger (un salut particulier aux camarades allemands), car notre antifascisme est internationaliste. Sur le parcours, quelques panneaux publicitaires et établissements bancaires ont symboliquement été pris pour cible, car notre antifascisme est aussi anticapitaliste. Enfin, après une manifestation certes déterminée mais bon enfant, la police a attaqué les militants encore sur la place. Il semblerait que l’État voudrait siffler la fin de la récréation… Mais il ne s’agit pas pour nous de jouer : et c’est toujours et encore dans la rue que demain, nous ferons vivre notre antifascisme.

[Photos : La Horde]

7 commentaires »

  1. oka 1 juillet 2013 at 05:29 - Reply

     » Je ne suis pas certains que celles et ceux qui ont démontés de nombreuses vitres de banques soient bien concernés par la lutte antifa. »Je vois pas ce qui te permet d’affirmer ça. Les gens qui ont fait les quelques actions pendant la manif l’ont fait parce qu’il n’y avait pas moyen de partir en sauvage ni avant la fin ni à la fin vu qu’on étaient dans une nasse policière. Donc des gens ont choisi d’agir (comme le dit ce communiqué de manière relativement symbolique) malgré tout. Franchement faut pas exagérer, si on commence à chialer et sortir le couplet sur les enfants et les sans-papiers (et pourquoi pas « les-femmes-êtres-fragiles » pendant qu’on y est ?) dès que 3 vitrines sont pétées, faut arrêter de parler de révolution et de révolte et tout le monde rentre chez soi même quand on se fait tuer… Les « démonstrations de force » ou le simple fait de marcher dans la rue : c’est bien, mais ce sera jamais à la hauteur du drame. Et quelques malheureuses vitrines de banques non plus. Mais au moins ça exprime une conflictualité, ça matérialise un antagonisme et ça fait le lien entre capital et fascisme. A un moment donné être contre le capitlisme ça peut pas se traduire par un vague soutien de principe au mouvement de grève qui surgit tout les 3 ans : ça se concrétise par des actes. ça peut être bloquer physiquement la production, ou ça peut être d’attaquer le capital partout où on le trouve quand l’occasion se présente. A relire sur le sujet : http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_66_iprod_62-Fascisme-et-grand-capital.html

  2. Jean Rumin 26 juin 2013 at 00:04 - Reply

    Salut. J’étais à la manif. Ça fait plaiz de voir que les manifs antifa qui rassemblaient il y a quelques mois 200 personnes rassemblent aujourd’hui 10 000 personnes. Mais ce n’est pas suffisant et c’est bien pour ça que le boultot reste à faire. Juste une petite remarque. Je ne suis pas certains que celles et ceux qui ont démontés de nombreuses vitres de banques soient bien concernés par la lutte antifa. Je n’ai pas de doute sur leur animosité vis à vis des fachos mais pour eux seuls la lutte contre le capital importe. Et c’est à ce titre qu’ils ont démoli sans beaucoup réfléchir quelques vitrines. Rien à foutre des sans paps dans la manif, ni des gamins. Je m’inquiète simplement (non du matériel évidemment) mais de la perception de celles et ceux qui nous regardaient passé. Celles et ceux que nous sommes censés convaincre et pas effrayer en jouer les démolisseurs. Je suis pour la destruction des banques mais aussi pour l’action collective réfléchie. Il ne s’agit pas de se présenter comme des enfants sages mais de toucher le plus grand nombre au lieu de se conforter dans une espèce d’élitisme militant. Voilà pour le bémol.

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