Montpellier : la police gaze, frappe et arrête ceux qui s’opposent à l’homophobie

17 juin 2013 1 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Communiqué du SCALP / No Pasaran 34 :
violencespolicieres11juin2013Mardi 11 juin, comme tous les mardis soirs depuis près d’un mois, les « Veilleurs », mouvement de prières de rue homophobe organisé par des cercles catholiques intégristes et soutenu par des groupuscules d’extrême-droite locaux, avait fait part de son intention d’envahir une fois de plus l’espace public, en l’occurrence la place de la Préfecture, avec son discours nauséabond.
Comme lors des semaines précédentes, des militants de la cause LGBT, dont ceux de l’UEC et du SCALP, ont pris l’initiative de ne pas leur laisser l’espace public et se sont organisés afin d’occuper (avant l’arrivée des « Veilleurs ») la place, en proposant un moment de rencontre convivial et festif.
Alors que l’événement se déroulait dans une ambiance détendue et bon enfant, quelques catholiques intégristes ont commencé à s’approcher de la place. L’un deux a alors pénétré au cœur du picnic contre l’homophobie et a commencé, en guise de provocation, à étaler une banderole géante signée « La Manif Pour Tous ». Aussitôt, en réaction, certains se sont assis dessus afin de contraindre ce veilleur et ses comparses de quitter la place.
Les agents de la Police Nationale sont alors immédiatement intervenus, non pour mettre fin aux provocations et violences verbales des « Veilleurs » (soudainement bien loin du « pacifisme » revendiqué sur leurs sites), mais pour tenter de disperser avec violence les militants LGBT.
Devant la résistance passive de ces derniers, les policiers se sont alors mis à gazer à bout portant les opposants à la prière. Dans le tumulte qui a suivi, les agents de police ont interpellé un premier camarade, puis un second, qui souhaitait seulement calmer la situation. Ce dernier, plaqué au sol fut frappé par les forces de l’ordre avant d’être embarqué.
Pendant ce temps, les veilleurs installés de l’autre côté de la place ont débuté leurs « prières », en tournant le dos à leurs opposants et protégés par les forces de l’ordre.
Cette occupation a duré plus de deux heures provocant l’indignation des passants venus s’agréger au contre-rassemblement.
Une question se pose alors : Comment une ville se revendiquant sur tous ses supports de communication, comme étant « la première ville gay de France », peut-elle autoriser et protéger dans l’espace public l’expression de l’homophobie la plus débridée ?
Dans un contexte de flambée des agressions homophobes et d’une recrudescence des violences perpétrées par des groupes d’extrême-droite, il apparaît désormais clairement que la sociale démocratie, par sa passivité bienveillante, encourage la montée du fascisme.

Un commentaire »

  1. Claude/Lucide collectif 20 juin 2013 at 11:58 - Reply

    A rapprocher de l’inertie du maire de Lyon de même « obédience politique « que celle de Montpellier vis à vis des groupuscules fachos.
    Question : est-il possible que les prefets agissent tous de même par hasard vis à vis de l’ED ? Quels sont les ordres qu’ils reçoivent ?

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