Lyon : 2 000 personnes rassemblées pour Clément

7 juin 2013 1 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Repris du site Rebellyon (l’article complet et plus de photos ici) :

IMG-02-9-11139-43b2dPlus de 2 000 personnes se sont déplacés jeudi soir à Lyon place de la Comédie pour un rassemblement à la mémoire de Clément Meric, assassiné le 5 juin à Paris par des fascistes. Un rassemblement fort, massif et populaire, qui s’est rapidement transformé en manifestation sauvage à travers la presqu’île. Pour Clément, en échos aux violences fascistes si présentes à Lyon, la solidarité antifasciste s’exprimait.
Comme dans de très nom­breu­ses villes en France , un ras­sem­ble­ment était appelé à Lyon jeudi soir, len­de­main de l’assas­si­nat de Clément. Dès 18 h, une foule hété­ro­gène a com­mencé à se ras­sem­bler place de la Comédie, devant les mar­ches de l’Opéra. Militants ou non, c’est près de 2 000 per­son­nes qui étaient pré­sen­tes.
IMG-04-5-8550a-9036aLe mot d’ordre avait cir­culé, comme à Paris, de n’avoir ni dra­peau ni signe dis­tinc­tif d’orga­ni­sa­tion, parti ou syn­di­cat, pour éviter les évidentes ten­ta­ti­ves de récu­pé­ra­tions poli­ti­ques de cet évènement. Vers 18h30 un cor­tège d’anti­fas­cis­tes arrive sur la place der­rière une ban­de­role « Clément Méric, ni oubli, ni pardon ». La ban­de­role sera ensuite tendue devant les mar­ches de l’Opéra, le temps de quel­ques slo­gans : « Justice pour Clément » « Le fas­cisme c’est la gan­grène on l’élimine ou on en crève ». Le ras­sem­ble­ment est chargé d’émotion, le décès de Clément pre­nant par ailleurs une dimen­sion toute par­ti­cu­lière dans une ville où la vio­lence fas­ciste est récur­rente depuis plu­sieurs années. Vers 19h, une prise de parole a lieu, et le texte sui­vant est lu par des anti­fas­cis­tes lyon­nais. (…) S’en suit une minute de silence, fumi­gè­nes allu­més devant la foule et des cen­tai­nes de poings dres­sés.

Fascistes assas­sins, poli­ti­ciens com­pli­ces !
C’est ensuite mas­si­ve­ment que les par­ti­ci­pants au ras­sem­ble­ment com­men­cent une mani­fes­ta­tion sau­vage le long de la rue de la République, plus de la moitié des per­son­nes pré­sen­tes se joi­gnant au cor­tège. Précédé d’un dra­peau « action anti­fas­ciste » porté à bout de bras, la mani­fes­ta­tion enchaîne les slo­gans à la mémoire de Clément et de toutes les vic­ti­mes de vio­len­ces fas­cis­tes, également contre les poli­ti­ciens qui, par le racisme d’État et les dis­cours popu­lis­tes, ont entre­tenu et fait gran­dir les idées nau­séa­bon­des qui ont amené à la mort de Clément.
IMG-11-2-57872-bd53eLe cor­tège s’est rendu jusqu’à la place Bellecour en remon­tant la rue de la République, avant de repar­tir en sens inverse le long de la rue Édouard Herriot. Arrivé à hau­teur des Cordeliers, le cor­tège bifur­que et s’élance rapi­de­ment, en criant des slo­gans, en direc­tion du Vieux Lyon, que les fas­cis­tes se tar­guent de tenir.
Arrivée au bord du pont Alphonse Juin, la mani­fes­ta­tion est blo­quée par un rang de gardes mobi­les cas­qués et équipés. Le vieux Lyon étant visi­ble­ment « inter­dit » aux anti­fas­cis­tes, le préfet a depuis long­temps acté et accepté la « pos­ses­sion » des nervis d’extrême droite de cette partie de Lyon.
Le face à face entre mani­fes­tants et gen­dar­mes dure plu­sieurs minu­tes sous les « la police pro­tège les fas­cis­tes », avant que le cor­tège ne reparte en direc­tion des ter­reaux. C’est à son point de départ que finira la mani­fes­ta­tion, place de la Comédie où la ban­de­role est pliée au son des « Clément, on ne t’oublie pas ». 200 bou­gies sont ensuite allu­mées et pla­cées sur les mar­ches de l’Opéra.

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