Les GARI – 1974 : la solidarité en actes

31 mai 2013 1 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Les GARI – 1974 : la solidarité en actes, un livre édité par le CRAS

296 p. format 15×21, 18 euros

Mai 1974, les GARI (Groupes d’Action Révolutionnaires Internationalistes) défrayent la chronique avec l’enlèvement d’Angel Baltasar Suarez, le directeur de la Banque de Bilbao à Paris, et une série d’attentats à l’explosif contre les intérêts économiques de l’Espagne et les représentations du franquisme. Le but revendiqué est sans ambiguïté : exiger la libération des prisonniers de l’ex-MIL (Movimiento Ibérico de Liberación). En effet, deux d’entre eux risquent la peine de mort par le garrot comme l’a subie à Barcelone deux mois auparavant leur compagnon de lutte Salvador Puig Antich. Les GARI sont avant tout une coordination de groupes autonomes et d’individus de la mouvance libertaire en France, pour qui les protestations classiques de solidarité semblent insuffisantes pour empêcher les condamnations à mort. Si au cours de l’été la coordination décide l’autodissolution, les arrestations de certains de ses membres, la solidarité aux inculpés et les procès (en 1981) vont prolonger la « vie médiatique » des GARI pendant plusieurs années. Ce livre présente une chronologie détaillée des événements et une anthologie des textes écrits entre 1974 et 1977. En outre, il comporte des témoignages récents de protagonistes qui ont bien voulu revenir sur ce passé.
Les auteurs, s’estimant trop impliqués dans ces péripéties pour avoir la distance nécessaire pour en écrire l’histoire, ont préféré exposer dans cet ouvrage l’essentiel des matériaux conservés au centre de documentation du CRAS. Ceci afin de permettre aux lecteurs intéressés d’avoir des éléments pour analyser cette période avec du recul ou tout simplement de découvrir les GARI. À travers les actions, les communiqués de revendication, les lettres de détention et les divers textes publiés, on peut approcher la pensée des individus qui y ont pris part. Et par la même occasion lire quelques pages d’histoire de groupes autonomes libertaires, car les GARI sont le fruit du bouillonnement post-68 et des liens tissés au gré des affinités et des luttes.

Centre de Recherches sur l’Alternative Sociale
Le CRAS est un centre de documentation créé en 1979, affilié à la FICEDL (Fé­dération internationale des centres d’études et de documentation libertaires). L’objectif de l’association est de recueillir les traces de ces luttes passées et présentes, de ces expé­riences alternatives, individuelles ou collectives et de ces moments de rébellion, qu’ils soient des révoltes sans lendemain ou qu’ils s’inscrivent dans un projet de boulever­sement de l’ordre établi. Son but est aussi de rassembler des documents critiques sur le monde et son devenir. L’essentiel des archives couvre la période de la fin des années 1960 à nos jours. Notre démarche est marquée par le désir de se réapproprier notre mémoire et de ne pas lais­ser aux vainqueurs et aux tenants de la pensée dominante le soin d’écrire notre histoi­re. Leur vision n’est pas la nôtre. Pour ce faire, le CRAS mène une activité d’édition.
Les archives sont consultables par qui le désire, que cela soit pour sa culture person­nelle ou pour produire un document.
CRAS – BP 51026 – 31010 Toulouse cedex 6

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