Christian Bouchet : Docteur Jeckyll et Mister Hyde

30 mars 2013 4 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Article publié dans la revue REFLEXes n°51, en 2002 :

On ne compte plus le nombre d’articles, brèves et ragots ayant Christian Bouchet pour figure centrale. Ce succès s’explique très largement par l’implication militante du personnage au sein de la nébuleuse nationaliste depuis quelques décennies ; pourtant, la politique n’est pas son seul terrain d’action. Il en est un, nettement plus discret, dans lequel il est tout autant impliqué, celui de l’occultisme et du petit monde des sociétés secrètes. Cet univers suscitant des articles plus délirants les uns que les autres, il mérite qu’on essaie d’y comprendre quelque chose…

Cette passion ne date pas d’hier. Durant l’automne 1982, Bouchet fonde la société Aleister Crowley ; il édite depuis cette époque la revue Thelema à laquelle s’est jointe une société d’édition, les Éditions du Chaos. Ces différentes structures visent la diffusion des enseignements d’Aleister Crowley, né en 1875 en Angleterre et fils d’un grand brasseur dont il a hérité la fortune à l’âge de 12 ans. Grâce à cet argent, Crowley a étudié et a voyagé. Il s’est très rapidement immergé dans les structures ésotériques britanniques dont la plus célèbre est l’Ordre Hermétique de l’Aube Dorée (la Golden Dawn [[ Dont faisait également partie le poète irlandais Yeats comme le rappelle Bouchet dans une note de lecture publiée dans la revue Sol Invictus, dirigée par Christophe Levalois. Sol Invictus n°1, printemps-été 1987 ]], branche dissidente de la Rose-Croix) et a fondé en 1907 sa propre société : l’Astrum Argentinum (AA).

Codifiés, ses pratiques et préceptes [[ Dont le principal est «Fais Ce Que Voudras Sera Toute La Loi» qui est également la devise da l’abbaye de Thélème (Thelema : volonté libre) décrite par Rabelais dans Gargantua. ]] sont rassemblés dans Le Livre de la Loi, texte fondateur du «thélèmisme» et véritable bible des disciples de Crowley. Celui-ci assurait en avoir reçu le contenu lors d’un voyage au Caire en 1904, voyage au cours duquel lui serait apparu l’esprit Aiwass. Se présentant à ses débuts comme une Golden Dawn rénovée, l’ordre de l’AA déboucha sur une communauté fondée à Cefalu en Sicile en 1920, l’Abbaye de Thélème, dont Crowley est le grand maître sous la dénomination de «Grande Bête 666». Il s’y adonne à sa «Magick sexuelle», système essayant de réaliser la synthèse de toutes les sources de sagesse depuis la plus haute antiquité et qui lui vaut l’estime de divers courants maçonniques, dont l’Ordo Templi Orientis. Cet ordre avait été fondé en 1895 par l’industriel autrichien Karl Hessner. Crowley l’intégra en 1912. Finalement, les Thélémites furent expulsés d’Italie par le régime fasciste en 1923 après le décès d’un membre de «l’abbaye» empoisonné par de l’eau impropre à la consommation. Crowley mourut en 1947 mais son influence lui survit largement.

Un itinéraire spirituel logique…

C’est vers l’âge de 15 ans et sous l’influence de son oncle maternel passionné de sciences occultes et de mystiques orientales que Christian Bouchet s’est initié à cet univers. Il a en particulier découvert le tantrisme, ce qui l’a logiquement amené à lire les textes de Julius Evola. Il a fait un séjour d’un an en Inde au cours duquel il a approfondi sa maîtrise du yoga tantrique. Revenu en France, il a soutenu une thèse de doctorat en ethnologie à Paris VII sur Aleister Crowley dont l’œuvre lui avait été révélée par les écrits d’Evola le concernant, ainsi qu’un mémoire d’Histoire sur le même personnage. Il devient aussi membre de plusieurs sociétés magiques issues de l’enseignement de Crowley, dont notamment l’une des branches de l’Ordre du Temple d’Orient (OTO). Depuis la mort d’Aleister Crowley, celui-ci s’est en effet scindé en six branches principales ainsi qu’en mouvements dérivés. Plutôt individualiste, Bouchet fonde rapidement ses propres structures thélémites à savoir la loge Agape, qui comprend l’OTO version Bouchet, l’Étoile d’Argent et l’Église Gnostique Catholique (EGC). Ces trois noms reprennent des dénominations déjà utilisées du temps de Crowley, aussi bien l’OTO que l’AA, l’EGC (fondée par le mage Papus avant la Première Guerre mondiale) et la Loge Agape (fondée par l’Anglais Wilfred Smith à Pasadena (USA) en 1936).

Dans ces divers groupes, on pratique la «magie sexuelle» chère à Crowley ainsi que l’expérimentation des hallucinogènes (champignons notamment).

En novembre 1993, une enquête du journaliste de L’Événement du Jeudi Serge Faubert éclaire quelque peu cette nébuleuse de sociétés maçonniques à laquelle participe Bouchet, en particulier le Groupe de Thèbes, fondé par Rémi Boyer. Celui-ci se veut une structure rassemblant les principaux responsables de sociétés maçonniques ou occultes ayant une certaine importance en France. Derrière le Groupe, on trouve un deuxième cercle, encore plus discret, le Cercle d’Alexandrie. Bouchet s’y trouve en bonne compagnie mystique et politique puisqu’il y côtoie J.-P. Giudicelli [[ Giudicelli semble également être le dirigeant d’une petite secte luciférienne, MYRIAM, fondée par Bertrand De Cressac de la Bachelerie, ancien collaborationniste. ]], ancien d’Ordre Nouveau (ON) et Troisième Voie (TV), Georges Magne de Cressac, organisateur d’une conférence de Robert Faurisson à Limoges en septembre 1987, J.-M. d’Asembourg, proche du russe Alexandre Douguine, responsable du Front national bolchevique et de la Nouvelle Droite russe, et même un ancien des Brigades rouges, Paolo Fogagnolo, qui affirme avoir vu la Vierge à la suite d’une grève de la faim en prison et veut «sensibiliser les foules au fait que le communisme révolutionnaire doit être conjugué à la sacralité spirituelle, comme l’était le christianisme à ses débuts». Suite à ce dossier, le Groupe de Thèbes est dissous mais C. Bouchet n’en continue pas moins ses activités mystiques, puisqu’il a participé entre autres au colloque organisé à Paris en février 1996 par la revue ésotérique L’Originel. Il y a côtoyé des représentants du GRECE [[Groupe de Recherches et d’Études sur la Civilisation Européenne. ]], des animateurs des revues Réfléchir & Agir, Combat, Muninn, Antaïos et également Arnaud d’Appemont, de son vrai nom Arnaud Dupont, ancien du GRECE et associé de Philippe-André Duquesne, lui-même ancien du GRECE et ancien responsable de la librairie parisienne l’Æncre, animateur de la revue Secrets & sociétés, consacrée à ces thèmes [[Ne sont évoquées dans ce court article que les personnes ayant un rapport direct avec Bouchet. Il est évident qu’un article plus complet sur le sujet devrait comporter des allusions à des hommes comme le néo-nazi musulman Claudio Mutti, le païen C. Levallois, des groupes comme la communauté de Theilhède ou des références philosophico-occultistes comme J. Evola. ]]. Il est d’ailleurs clair que l’action de l’ex-Groupe de Thèbes se poursuit sous forme de rencontres, d’organisation de colloques et de participation à des publications.

mais un itinéraire honteux ?

L’enquête de Serge Faubert, pourtant datée de 1993, continue à servir de référence pour tous les dossiers consacrés au sujet. C’est ainsi que l’on retrouve une partie de ses informations dans les communiqués de presse diffusés par le PCN en 1996 après la scission survenue au sein de NR, et dans le dossier réalisé par l’équipe de la revue Golias sur «l’internationale satanique» [[Golias n°51, nov.-déc. 1996.]]. Christian Bouchet y a opposé un vigoureux démenti[[Il a également démenti les affirmations de la Lettre du Réseau Voltaire n°102 concernant l’implication éventuelle des nationalistes-révolutionnaires dans les incidents survenus dans le sud-est de la France depuis quelques années (profanation de Carpentras, incendie criminel du temple maçonnique d’Orange). Réfutant toute appartenance au courant satanique, Bouchet précisait : «Je n’ai jamais été mis en cause dans l’enquête judiciaire sur la profanation du cimetière de Carpentras. Je n’ai jamais été en contact avec la police ou avec un juge concernant cette déplorable affaire.» (in La Lettre du Réseau Voltaire, 11 fév. 1997)]], publié en mars-avril 1997, dans lequel il affirmait : «Je ne suis pas un sataniste pour la bonne raison que je suis athée et qu’en conséquence je ne crois ni en dieu ni au diable, ni dans les anges ni dans les démons. Je ne suis pas le (ou l’un des) responsables de l’Ordo Templi Orientis. Si j’ai fréquenté cette organisation (comme j’ai aussi fréquenté la Golden Dawn, les martinistes, les obédiences maçonniques égyptiennes, etc.), si j’ai participé à ses réunions, cela a été dans le cadre de mes études (j’ai en effet effectué une maîtrise d’histoire et un doctorat d’ethnologie sur Aleyster Crowley et ses disciples) et dans une optique “d’ethnologie participative et d’immersion”. Rien de plus. J’ajouterai que l’OTO n’est absolument pas une structure sataniste mais une organisation initiatique fort classique dont les rituels et la pratique s’apparentent étroitement à la maçonnerie, et dont la majeure partie des membres sont d’ailleurs maçons. Crowley lui-même n’était pas sataniste et sa pensée relève du gnosticisme». Cette réponse appelle certains commentaires, aussi bien quant à l’intérêt porté par Crowley et Bouchet à l’ésotérisme sataniste [[cf. Aleister Crowley, «Hymne à Satan», in Thelema volume I n°2 et J. Mousseau, «Un compagnon de Lucifer : Aleister Crowley», in Thelema volume I n°3.]] qu’au regard de l’implication de ce dernier au sein de l’OTO.

En ce qui concerne Crowley, il est certain qu’une grande partie de ses déclarations satanistes étaient faites pour «choquer le bourgeois». Certaines appellations étaient directement issues de sa conception du monde. Il en va ainsi de son auto-dénomination de Grande Bête 666. Crowley considérait en effet avoir atteint un degré de magicien tel qu’il puisse se considérer Maître Thérion, Bête de l’Apocalypse annonciatrice d’une nouvelle période («éon»). Il est évident que de telles affirmations ne pouvaient qu’entretenir la confusion sur son engagement sataniste supposé. les analyses de J. Evola dans Masques et visages du spiritualisme contemporain et de Massimo Introvigne dans son Enquête sur le satanisme nous semblent extrêmement convaincantes sur le cas Crowley : l’occultisme du mage anglais n’avait guère besoin de s’embarrasser d’un satanisme de pacotille dont la principale caractéristique est selon Evola «un plaisir pour la perversion en tant que telle», ce qui n’était pas le cas de Crowley à l’évidence.

Il en va tout autrement de l’intérêt porté par Bouchet à l’ésotérisme. Les communiqués du PCN ont été extrêmement clairs et précis à ce propos, même s’il nous faut garder une grande prudence à l’égard des assertions de ce groupuscule, qui peuvent n’être qu’une vulgaire vengeance étant donné que Bouchet est l’un de ceux qui ont révélé l’existence d’une cassette vidéo vendue en Allemagne, dans laquelle on pouvait assister aux exploits sexuels du petit Duce du PCN, Luc Michel et que des membres du PCN issus de NR multiplient les procès contre Bouchet [[cf. le «Droit de réponse» de l’association Nouvelle Résistance à la fin de cet article.]]. Néanmoins il est sorti suffisamment d’éléments de l’ombre à l’occasion des profanations de Toulon [[Ces profanations ont quelque peu perturbé le petit milieu musical nationaliste-révolutionnaire et païen militant, au point que la revue marseillaise Combat, l’un des fleurons de ce courant, s’est sentie obligée de préciser en en-tête d’un dossier consacré au groupe de black-métal Burzum (n°31) : «À la suite de l’incident détestable survenu à Toulon et des amalgames tentants [sic] qui pourraient en résulter, la rédaction tient à préciser que la présentation de groupes Black-Métal ne signifie en aucun cas un soutien à des pratiques sataniques que nous tenons pour un christianisme inversé. Notre optique est païenne seulement et strictement; seule la musique et le renouveau qu’elle apporte nous intéresse. Le satanisme est le symbole de l’avilissement d’une jeunesse gavée de bonne moralité chrétienne. Il ne peut pas être, il n’est pas une alternative.» Quand les rats (noirs) quittent le navire…]] et Aix pour que des recoupements soient possibles. Bouchet n’est pas le premier à utiliser cet argument d’«ethnologie participative» et son activité ésotérique dépasse largement ce qui est nécessaire pour des études de ce type. Il affirmait d’ailleurs il y a deux ans dans la revue Murmures d’Irem : «Quant à moi, pour conclure, je ne fais quasiment aucune différence entre mon engagement politique et mon engagement occultiste. J’ai la conviction que l’un et l’autre participent à un engagement plus vaste et réellement existentiel. En ce qui concerne le champ ésotérico-occultiste : [mes projets sont] développer le mouvement thélémite en Europe et en France et faire prospérer les éditions du Chaos.» Ambitieux projet pour quelqu’un de simplement intéressé…

Par ailleurs, les liens entre occultisme et nationalisme sont pour le moins anciens. C’était par exemple le cas de la société fondée en mars 1908 par l’Allemand Guido von List et qui réunissait des militants nationalistes, pangermanistes, occultistes (théosophistes) et antisémites. List lui-même conçut un projet impérial qui s’appuyait sur un assujettissement impitoyable des non-Aryens aux Aryens.

Ces conceptions politico-mystiques s’inscrivaient dans un vaste mouvement de pensée dont les nazis ont hérité au début des années 1920 via la Société Thulé issue du Germanenorden. Le fascisme italien a d’ailleurs eu la plus grande part de sympathie des occultistes européens des années 1920. Quant à l’OTO du début du siècle, il est issu de la fusion typiquement allemande entre héritage templier et rites maçonniques déviants. De fait, comme le souligne Bouchet dans son droit de réponse à Golias, l’OTO était un ordre templier calqué sur la franc-maçonnerie. Néanmoins, la proximité spirituelle avec d’autres ordres comme l’Ordo Novi Templi fondé en 1907 comme une association aryenne d’aide mutuelle, avec le but de promouvoir la conscience raciale par la recherche généalogique et héraldique, les concours de beauté et la fondation de communautés racistes dans les régions sous-développées du monde, fait de l’OTO un ordre occultiste bien plus proche, de façon anachronique, des préoccupations du Reichführer SS Himmler que de celles des petits chanteurs à la croix de bois. C’est d’ailleurs bien en cela que les engagements politique et ésotérique de Christian Bouchet sont intéressants : ils montrent l’attachement spirituel à des courants religieux profondément réactionnaires, basés sur un aristocratisme sans faille et un pseudo anticapitalisme qui a bien du mal à masquer une haine farouche de l’égalité sociale.

En tout état de cause, le coup de pied dans la fourmilière pédophile et pédéraste donné par les autorités belges et françaises depuis quelques mois et le démantèlement du réseau Toro-Bravo en particulier montrent que satanisme, occultisme et nationalisme font très bon ménage et que la recherche des «racines européennes» prend souvent un caractère particulièrement pervers, dont Michel Caignet n’est finalement que le représentant le plus caricatural. Il est manifeste que la confusion entre paganisme et satanisme n’est pas une déviation néfaste pour tout le monde, même si quelqu’un comme Bouchet affirme le contraire.

Ne parlons que de ce qui fâche !

Au singulier parcours de Bouchet mêlant à la fois politique et occultisme s’ajoute un certain nombre de questions sur le rôle et l’itinéraire de Nouvelle Résistance. Tant sur le plan politique que sur celui des relations internationales, NR a accumulé les volte-face et le double langage.

C’est bien sûr le cas à l’égard du FN. Alors que NR s’est construite sur une ligne d’opposition systématique au discours droitiste de Malliarakis et à l’intégration de celui-ci dans l’orbite frontiste, elle a peu à peu modifié ses attaques contre le FN en ne visant plus que certaines tendances du courant lepéniste, à savoir les catholiques intégristes. Dès le deuxième congrès tenu à Valenciennes en août 1995, André-Yves Beck (devenu depuis attaché de communication du maire FN d’Orange Jacques Bompard [[cf. REFLEXes n°47]]) avait déposé une motion au nom de la région Rhône-Alpes qui prônait une politique de rapprochement avec certains secteurs du FN. Le renvoi d’ascenseur a d’ailleurs été efficace puisqu’à l’occasion de la polémique autour de la bibliothèque d’Orange, on a pu apprendre que la mairie achetait régulièrement des livres et revues à l’ARS (Association Recherche & Solidarité), structure de VPC dirigée par Bouchet au profit de NR. Le pas final a été franchi avec la scission de l’été 1996 qui a vu une partie des militants claquer la porte et s’avérer très bavards sur la vie interne de l’organisation. L’ ex-NR [[C’est-à-dire tous les militants rassemblés autour de la revue Résistance !, de la revue Jeune Résistance et Fabrice Robert et enfin de l’Appel des 31 pour l’unité des nationalistes révolutionnaires.]] n’est donc plus maintenant qu’un satellite du FN ; cela ne vient pas pour autant effacer l’aspect trouble de certaines activités passées ou liens sur le plan international. En cela, NR est bien l’héritière des structures nationalistes-révolutionnaires des années 1970 qui ont toujours entretenu d’excellents rapports avec les barbouzes d’État. Déjà en 1973-1974, l’Organisation Lutte du Peuple (OLP) dans laquelle militait Bouchet avait passé des accords avec le SAC pour lutter en commun contre les «gauchistes».

En 1975, c’est la DST qui établissait des contacts avec les Cahiers du Centre de Documentation politique et universitaire, organe d’une fraction des nationalistes-révolutionnaires où l’on retrouvait des anciens de l’OLP (Yves Bataille, Yannick Sauveur) et qui était dirigé par Michel Schneider. Plus près de nous, on connaît la filière des militants d’extrême droite qui allaient se battre en pays Karen et que l’on retrouvait par la suite dans des structures barbouzardes comme celle de Bob Denard. Eux aussi travaillaient pour certains services de renseignement. Dans une interview à Réfléchir & Agir, Christian Bouchet, décrivant son itinéraire politique, avouait sans mal qu’il «avait rejoint l’OLP en 1973 et n’avait plus quitté le courant pro-Thiriart et nationaliste-révolutionnaire depuis, même s’il avait participé à diverses infiltrations qui sont l’une des actions caractéristiques des groupes partisans de Thiriart», le même Thiriart dont la collaboration avec les services de renseignements occidentaux dans les années 1960 et 1970 est avérée.

Décidément, la propension de certains militants politiques à lécher les bottes de ceux qui nous oppriment sera toujours pour nous un sujet inépuisable de curiosité et d’étonnement…

Droit de réponse

de l’association-Loi de 1901 «NOUVELLE RÉSISTANCE» (NR)

au bimestriel REFLEXes,

NOTA : Dire que ce droit de réponse nous a bien fait rigoler serait malhonnête : il nous a seulement bien fait ricaner… Rustres que nous sommes ! Nous avons osé mettre le bout du nez dans l’univers impitoyable des nationalistes-révolutionnaires français où tout n’est que fiel et procès… Inutile, pensons-nous, de préciser que nous ne publions des extraits de cette lettre que pour l’édification de nos lecteurs.

Pauvre Christian Bouchet ! En but à la concurrence féroce et à la hargne de P. Pissier dans le domaine ésotérique, le voilà traîné en justice pour utilisation illégale de nom d’association.

Mais qu’il se rassure, le PCN aura bientôt droit à un petit missile de notre part. Patience et longueur de temps…

Le 27 janvier 1998

Mis en cause dans des articles intitulés respectivement «Comme un indien métropolitain» et «Zik et Zina – Quand la musique fait boum», publiés dans l’édition de décembre 1997 du bimestriel Réflexes, le bureau légal de l’association «NOUVELLE RÉSISTANCE» (NR) tient à apporter les rectificatifs suivants :

1° L’association-Loi de 1901 «NOUVELLE RÉSISTANCE» est la seule détentrice légale de sa dénomination statutaire et son bureau est le seul à pouvoir parler en son nom.

2° Christian Bouchet a été exclu dans les formes légales, par la majorité des membres, de l’association en septembre 1996.

3° Depuis cette date, il continue à prétendre parler au nom de l’association. Il fait pour ce chef l’objet de plusieurs plaintes avec constitutions de parties civiles dont les instructions sont en cours à Bobigny et à Nantes, pour abus de biens sociaux, escroqueries et utilisation illégale de la dénomination légalement protégée d’une association déposée en préfecture. […]

4° En juillet 1996, NR a été secouée par une première crise qui a vue la sortie du mouvement de son aile progressiste au congrès d’Alençon. En septembre 1996, la majorité des membres du bureau de NR a décidé d’exclure C. Bouchet, A.-Y. Beck, F. Robert, G. Ombrouck et plusieurs autres cadres pour collaboration avec le FN. […]. Le mouvement a en outre décidé de fusionner avec le réseau français du Parti Communautaire National-européen (PCN), dans lequel la plupart des Groupes de base et Fédérations de NR se sont intégrés. L’immense majorité des militants de NR ont approuvé ce choix, qui implique une stratégie offensive contre l’extrême droite en Europe comme en France. Un quarteron d’exclus continuant dans un but de provocation médiatique à utiliser en toute illégalité la dénomination de l’association. […]

5° Depuis octobre 1996, de nombreux militants de NR sont des cadres actifs de la structure francophone, active en France, Belgique et Suisse, du PCN, spécialisée dans la lutte contre l’extrême droite, le Collectif Résistance Européenne – Europaïsche Widerstand.

6° NR ne cautionne donc nullement la stratégie pro-FN de Bouchet et de ses amis, pas plus que les liens avec les mouvances néonazies, skins, satanistes et autres, que nous avons été les premiers à dénoncer.

Pour le bureau,

Fabrice Beaur

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