Jura : le parcours d’un jeune néonazi

13 mars 2013 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

Sur le site du Jura libertaire, on trouve un article (lui-même initialement publié ici) qui retrace dans les moindres détails le parcours plutôt déprimant de Malik, un jeune néonazi de Franche-Comté, de ses débuts jusqu’à sa récente condamnation pour incitation à la haine raciale. Voici un extrait de la fin de l’article :

Malik JuraMais comme de nombreux ultranationalistes, il décide un temps de rompre au moins en apparence avec cet environnement violent et s’engage enfin au Front national. Cette adhésion fera d’ailleurs l’objet d’un article sur la Gazette de Besançon le 15 février 2011 où Malik explique et assume son choix « lepeniste. » Les élections passées ses vieux démons refont surface. C’est le journal Le Progrès [Puis L’Est républicain du 5 mars 2013 – NdJL] qui nous apprend sa participation à un fait divers minable le 14 juillet 2012 au bal des pompiers deVoiteur. Ils étaient une quinzaine en fin de soirée vers 2h30, à demander au D.J. de passer la Marseillaise, ce qu’il fera. Au moment des premières paroles, les gaillards entonnent des chants néonazis et autres « Sieg Heil » le bras tendu devant une centaine d’autres personnes médusées devant la scène. Les pompiers séparent alors les provocateurs du reste de la foule. L’affaire fait grand bruit et la machine judiciaire se met en place, mais au final seulement deux personnes seront identifiées : Malik, et un jeune mineur.

Ce dernier fut jugé en tant que tel, alors que le majeur passe pour incitation à la haine raciale ce mardi [La présidente l’interroge sur ses motivations : « La France devient n’importe quoi. Il faut faire quelque chose. » Elle lui demande d’expliquer son comportement : « Il n’y a rien à expliquer. » Pourquoi les chants et salut nazis sont interdits ? « J’en sais rien. » Qu’est-ce que le nazisme ? « Une grosse guerre, six millions de morts pour exterminer une race. Ça n’a plus le même sens, c’est plus le même mouvement, on n’est pas extrémistes à ce point-là. » Après qui il en a : « Ceux qui détruisent la France, les phénomènes de cité. » Comment en est-il arrivé là ? « Des gens qui m’ont entraîné. Des bagarres, des choses qui ne regardent que moi. » C’est encore vos idées aujourd’hui ? « Non, penser ce qu’on veut et rien dire. » Si il connaissait ses acolytes : « Oui et non. » – NdJL]. Seul au tribunal [Il n’avait pas d’avocat – NdJL], il vient d’être condamné à quatre mois de prison ferme et un travail citoyen [Un « stage de citoyenneté » – NdJL].

Ce dernier fut jugé en tant que tel, alors que le majeur passe pour incitation à la haine raciale ce mardi [La présidente l’interroge sur ses motivations : « La France devient n’importe quoi. Il faut faire quelque chose. » Elle lui demande d’expliquer son comportement : « Il n’y a rien à expliquer. » Pourquoi les chants et salut nazis sont interdits ? « J’en sais rien. » Qu’est-ce que le nazisme ? « Une grosse guerre, six millions de morts pour exterminer une race. Ça n’a plus le même sens, c’est plus le même mouvement, on n’est pas extrémistes à ce point-là. » Après qui il en a : « Ceux qui détruisent la France, les phénomènes de cité. » Comment en est-il arrivé là ? « Des gens qui m’ont entraîné. Des bagarres, des choses qui ne regardent que moi. » C’est encore vos idées aujourd’hui ? « Non, penser ce qu’on veut et rien dire. » Si il connaissait ses acolytes : « Oui et non. » – NdJL]. Seul au tribunal [Il n’avait pas d’avocat – NdJL], il vient d’être condamné à quatre mois de prison ferme et un travail citoyen [Un « stage de citoyenneté » – NdJL]. (…)

Pour autant malgré la sentence, la réjouissance n’envahit pas le cœur des antifascistes. Nombre d’exactions, graffitis néonazis et tabassages en tête, restent encore mystérieusement impunis. La rumeur court que plusieurs personnes proches du milieu de la gendarmerie [À commencer par des fils de gendarmes – NdJL] pourraient être impliquées d’où un cruel manque de volonté d’interpeller les individus notoires qui y seraient mêlés [Il est à noter que si les néonazis avaient renoncé à leur manifestationprojetée à l’Oppidum de Champagnole en réponse à celle du 25 septembre 2010 à Poligny, c’est que les gendarmes avaient alors appelé les parents un par un ; et que d’autre part on n’a pas permis à SOS Racisme de se porter partie civile dans l’affaire Quentin Boisson – NdJL].

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